Alors que les épisodes de canicules se multiplient et que les restrictions d’eau deviennent récurrentes en période estivale, un petit fruit ancien fait son retour en force : la groseille à maquereau. Selon Top Santé, cette baie rustique s’impose peu à peu comme une solution adaptée aux jardiniers confrontés aux défis climatiques, à condition de respecter certaines règles de culture et d’entretien.

Ce qu'il faut retenir

  • La groseille à maquereau est un fruit rustique, particulièrement adapté aux étés chauds et secs.
  • Elle nécessite un arrosage maîtrisé, surtout lors de la plantation et de la première année.
  • Ce fruit ancien regagne en popularité auprès des jardiniers amateurs et des professionnels.
  • La groseille à maquereau peut être cultivée avec peu d’apports en eau une fois installée.

Ce retour en grâce de la groseille à maquereau n’est pas un hasard. Selon les experts cités par Top Santé, cette plante résistante aux aléas climatiques séduit de plus en plus de jardiniers en quête de solutions durables. « C’est un fruit qui demande peu d’entretien, mais il faut tout de même lui accorder un peu d’attention, surtout lors des premières années », explique un horticulteur interrogé par Top Santé. La clé réside dans un arrosage régulier, mais mesuré, ainsi qu’un sol bien drainé pour éviter l’asphyxie des racines.

Contrairement à d’autres cultures fruitières, la groseille à maquereau supporte mieux les périodes de sécheresse une fois qu’elle est bien enracinée. Les variétés modernes, souvent sélectionnées pour leur rusticité, renforcent encore cette tendance. Selon les données compilées par Top Santé, les ventes de plants de groseilliers à maquereau ont augmenté de 15 % entre 2024 et 2025 dans les jardineries spécialisées en France. Une progression qui reflète l’engouement croissant pour les plantes adaptées aux conditions climatiques actuelles.

Un fruit ancien aux multiples atouts

Originaire d’Europe et d’Asie, la groseille à maquereau, aussi appelée groseillier épineux, est cultivée depuis des siècles. Son nom proviendrait de sa ressemblance avec les écailles du maquereau, un poisson bien connu. Aujourd’hui, elle revient sur le devant de la scène pour des raisons à la fois pratiques et gustatives. « Ce fruit est à la fois résistant et polyvalent en cuisine », souligne un pépiniériste interrogé par Top Santé. Qu’il soit consommé frais, transformé en confiture ou intégré dans des desserts, il offre une saveur unique, entre acidité et douceur.

Côté santé, la groseille à maquereau est également plébiscitée pour ses qualités nutritionnelles. Riche en vitamine C et en antioxydants, elle constitue un complément idéal pour les régimes équilibrés. Les nutritionnistes recommandent d’ailleurs sa consommation, surtout en période estivale où les besoins en hydratation et en vitamines sont accrus. « Intégrer ce fruit dans son alimentation permet de profiter d’un apport en nutriments sans alourdir son bilan hydrique », précise un diététicien cité par Top Santé.

Des techniques culturales adaptées aux étés secs

Pour réussir la culture de la groseille à maquereau, quelques principes de base sont à respecter. D’abord, le choix du sol : il doit être léger, bien drainé et légèrement acide. Un paillage au pied de la plante permet de conserver l’humidité et de limiter les arrosages. « En période de canicule, un arrosage au pied deux fois par semaine suffit, à condition de privilégier les heures fraîches de la journée », recommande un expert en jardinage.

La plantation intervient de préférence à l’automne ou au début du printemps, évitant ainsi les périodes de gel ou de forte chaleur. Une fois en place, le groseillier à maquereau demande peu d’entretien : une taille légère en hiver pour aérer le centre de la plante et supprimer les branches mortes. « C’est une culture qui récompense la patience », note un jardinier amateur ayant testé la méthode. Les premiers fruits apparaissent généralement deux à trois ans après la plantation, mais leur saveur et leur abondance valent largement l’attente.

Un marché en pleine expansion

Le regain d’intérêt pour la groseille à maquereau se traduit également par une diversification des offres. Les grandes surfaces comme les circuits courts proposent désormais des plants, mais aussi des produits transformés (confitures, sirops, jus). Les régions du Nord et de l’Est de la France, historiquement productrices, voient leurs vergers traditionnels se moderniser pour répondre à cette nouvelle demande. Selon les projections de Top Santé, la production française de groseilles à maquereau pourrait augmenter de 20 % d’ici 2028, si les conditions climatiques le permettent.

Les initiatives locales se multiplient également. Des ateliers de transformation sont organisés pour apprendre à confectionner des conserves ou des desserts à base de ce fruit. « Nous formons chaque année une centaine de participants, avec un succès constant », indique une association de jardiniers en Picardie. Ces démarches visent à sensibiliser le grand public aux enjeux de la résilience alimentaire, tout en valorisant des variétés locales adaptées au changement climatique.

Et maintenant ?

À l’approche de l’été 2026, les spécialistes s’attendent à ce que la groseille à maquereau continue de gagner du terrain, notamment dans les régions soumises à des restrictions d’eau. Les pépiniéristes anticipent une demande accrue pour les plants résistants, tandis que les collectivités locales pourraient intégrer ce fruit dans leurs programmes de végétalisation urbaine. Pour les jardiniers, l’enjeu sera de maîtriser les techniques d’arrosage minimaliste, une compétence qui pourrait devenir incontournable dans les années à venir.

Alors que les défis climatiques s’intensifient, la groseille à maquereau se positionne donc comme un symbole de résistance et d’adaptation. Entre tradition et innovation, ce petit fruit prouve qu’il a encore de beaux jours devant lui.

Pour planter un groseillier à maquereau, choisissez un emplacement ensoleillé avec un sol bien drainé et légèrement acide. Plantez de préférence à l’automne ou au printemps, en espaçant les plants d’1,50 mètre. Arrosez modérément après la plantation, puis paillez le pied pour conserver l’humidité. Une fois installé, un arrosage au pied deux fois par semaine en période de sécheresse suffit. Taillez légèrement en hiver pour aérer la plante et supprimer les branches mortes.