La côte pacifique de l'Amérique du Nord est une région très active du point de vue tectonique, selon nos confrères de Futura Sciences. Plusieurs plaques lithosphériques majeures et secondaires s'y affrontent, donnant naissance à des grands systèmes de failles transformantes, comme celui de San Andreas en Californie, ou à des zones de subduction, comme celle de Cascadia.

Cascadia est une zone de subduction qui s'étire sur environ 1 000 kilomètres, de l'île de Vancouver (Canada) au nord de la Californie. Au niveau de cette zone de subduction, la petite plaque océanique de Juan de Fuca plonge sous la plaque continentale nord-américaine à une vitesse d'environ quatre centimètres par an.

Ce qu'il faut retenir

  • La zone de subduction de Cascadia est capable de produire des mégaséismes de magnitude 8 à 9.
  • Le dernier grand séisme connu dans cette région remonte au 26 janvier 1700.
  • Les scientifiques estiment qu'il y a entre 10 et 15 % de risques qu'une rupture totale de la zone de faille ait lieu dans les 50 prochaines années.

La zone de subduction de Cascadia, une « bombe tectonique »

La zone de subduction de Cascadia fait rarement parler d'elle, contrairement à d'autres zones de subduction dans le monde, comme celles au large du Japon. Cependant, elle pourrait être l'une des subductions les plus dangereuses au monde, car elle est capable de produire des mégaséismes de magnitude 8 à 9.

Le dernier grand séisme connu dans cette région remonte au 26 janvier 1700 et aurait généré un puissant tsunami qui aurait ravagé les côtes du Pacifique. Ce type d'événement majeur se produirait environ tous les 500 ans.

Les risques de séisme et de tsunami

Les scientifiques estiment actuellement qu'il y a entre 10 et 15 % de risques qu'une rupture totale de la zone de faille ait lieu dans les 50 prochaines années, produisant un séisme qui pourrait excéder la magnitude 9. Cela représente un risque important pour les populations vivant dans la région.

La « Forêt Fantôme » de Neskowin est une preuve directe et spectaculaire du dernier grand séisme de Cascadia : ces troncs aujourd'hui dans l'eau témoignent d'un abaissement brutal de la côte au moment du séisme de 1700.

Une nouvelle étude apporte des éléments de réflexion

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université de Washington a analysé 13 années d'enregistrement de données sismiques dans différentes régions. Les résultats montrent que si la portion la plus au nord de la zone de subduction de Cascadia semble bien verrouillée, ce n'est pas le cas du segment central, qui est plus actif qu'il n'en a l'air.

Les chercheurs ont en effet relevé des signes de séismes lents et de circulation de fluides, des processus qui permettraient de faire diminuer la pression sur la faille. « Lors d'un mégaséisme sur une zone de subduction, l'un des mécanismes par lesquels le séisme se propage est la pression des fluides. S'il existe un moyen de libérer ces fluides, cela pourrait contribuer à améliorer la stabilité de la faille et potentiellement influencer la manière dont la région se comporte lors d'un grand tremblement de terre », explique Maleen Kidiwela, auteur de l'étude publiée dans la revue Science Advances.

Et maintenant ?

Les résultats de cette étude sont importants, car ils pourraient aider à mieux comprendre les mécanismes qui régissent les séismes dans la zone de subduction de Cascadia. Les chercheurs continueront à étudier cette région pour mieux évaluer les risques de séisme et de tsunami.

Il est important de noter que la zone de subduction de Cascadia est considérée comme l'une des régions les plus à risque aux États-Unis. Les autorités et les habitants de la région doivent être préparés à affronter un séisme majeur et prendre les mesures nécessaires pour minimiser les dommages et les pertes en vies humaines.

En conclusion, la zone de subduction de Cascadia représente un risque important pour les populations vivant dans la région. Les résultats de la nouvelle étude menée par les chercheurs de l'Université de Washington sont importants et pourraient aider à mieux comprendre les mécanismes qui régissent les séismes dans cette région.