Un quart de siècle après sa disparition, l’affaire de Khadidja Bengrine, une jeune femme de 19 ans enlevée en 2004 dans la région de Quimperlé (Finistère), connaît un rebondissement. Comme l’a révélé Ouest France en septembre 2025, le pôle des « crimes sériels ou non élucidés » du parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) s’est saisi de ce dossier classé sans suite. À partir de ce lundi 11 mai 2026, de nouvelles fouilles vont être entreprises dans le département pour tenter de localiser les restes de la victime, disparue il y a plus de deux décennies.

Ce qu'il faut retenir

  • La jeune Khadidja Bengrine, alors âgée de 19 ans, a disparu en 2004 dans le Finistère, près de Quimperlé.
  • Le pôle « cold case » du parquet de Nanterre s’est saisi de l’affaire en 2025, selon Ouest France.
  • De nouvelles fouilles sont lancées à partir du 11 mai 2026 dans le Finistère pour retrouver son corps.
  • Cette disparition avait fait l’objet d’une enquête initiale non résolue il y a plus de vingt ans.

Un cold case rouvert après des révélations médiatiques

La réouverture de cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réexaminer les affaires criminelles non élucidées. D’après Ouest France, les investigations menées par le pôle spécialisé du parquet de Nanterre ont permis d’identifier de nouveaux éléments susceptibles de faire avancer le dossier. Ces découvertes ont conduit à la décision de relancer des fouilles sur le terrain, plus de vingt ans après les faits. Les enquêteurs espèrent ainsi apporter une réponse aux familles de la victime, toujours en attente de vérité.

La disparition de Khadidja Bengrine, survenue alors qu’elle n’avait que 19 ans, avait marqué la région de Quimperlé. À l’époque, les investigations n’avaient pas permis de retrouver sa trace, laissant planer de nombreuses zones d’ombre sur les circonstances de son enlèvement. La mobilisation récente des autorités judiciaires témoigne d’une volonté de lever enfin ce mystère, après des années d’attente pour ses proches.

Des fouilles ciblées dans un contexte géographique précis

Les nouvelles fouilles, qui débutent aujourd’hui dans le Finistère, s’appuient sur des indices recueillis lors des récentes investigations. D’après les informations relayées par Ouest France, les recherches se concentreront sur des zones spécifiques du département, sans que leur localisation exacte ne soit communiquée pour des raisons opérationnelles. Les équipes mobilisées, composées d’enquêteurs et d’experts judiciaires, devront faire preuve de rigueur pour exploiter au mieux ces nouveaux éléments.

La décision de relancer les fouilles a été prise après une analyse approfondie des archives et des témoignages disponibles. Les enquêteurs ont notamment réexaminé les déclarations des proches de la victime ainsi que les rapports des premiers mois d’enquête. L’objectif est clair : retrouver les restes de Khadidja Bengrine et, si possible, identifier les responsables de sa disparition, plus de deux décennies après les faits.

Un espoir pour les familles et une pression sur les autorités

Pour la famille de Khadidja Bengrine, cette nouvelle phase d’enquête représente une lueur d’espoir après des années de silence et d’incertitude. Les proches de la victime, qui n’ont jamais abandonné l’idée d’obtenir des réponses, suivent avec attention l’avancée des investigations. Leur avocat, contacté par Ouest France, a salué cette initiative, tout en rappelant l’importance de « ne pas baisser les bras dans une affaire aussi douloureuse ».

Du côté des autorités judiciaires, la pression est également forte. La réouverture de ce cold case intervient dans un contexte où la justice française multiplie les efforts pour résoudre les affaires non élucidées. Les services du parquet de Nanterre, spécialisés dans ce type d’enquête, disposent désormais de moyens technologiques et humains accrus pour mener à bien leur mission. Reste à savoir si ces nouvelles fouilles permettront de faire enfin la lumière sur cette disparition.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact de ces fouilles sur l’avancée de l’enquête. Si des éléments concrets devaient émerger, les autorités pourraient être amenées à prendre des décisions judiciaires rapides, comme un placement en garde à vue ou une perquisition. En revanche, si les résultats s’avèrent décevants, les enquêteurs devront réévaluer leur stratégie et envisager d’autres pistes. Une chose est sûre : cette affaire, après plus de vingt ans de silence, ne sera pas refermée sans une réponse définitive.

Dans l’immédiat, les proches de Khadidja Bengrine appellent au calme et à la patience, tout en maintenant leur soutien aux équipes judiciaires. Leur combat pour la vérité, entamé il y a plus de deux décennies, pourrait enfin trouver un dénouement.

La réouverture de ce dossier s’inscrit dans le cadre d’une politique nationale de réexamen des affaires criminelles non élucidées, lancée ces dernières années. Selon Ouest France, les nouvelles investigations menées par le pôle « cold case » du parquet de Nanterre ont permis de recueillir des éléments inédits, justifiant une relance des recherches sur le terrain après plus de vingt ans.