Depuis le lancement du "prêt flash carburant" lundi, une centaine d'entreprises ont déjà demandé ce prêt pour un montant total d'environ 10 millions d'euros, selon BFM Business. Ce dispositif mis en place par le gouvernement est réservé aux petites entreprises de moins de 50 salariés (TPE) des secteurs des transports, de la pêche et de l'agriculture, qui ont consommé au moins 5% de leur chiffre d'affaires en carburants l'an dernier.

Le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, a annoncé ce mardi sur TF1 que 60% des entreprises ayant demandé le "prêt flash carburant" appartenaient au secteur du transport routier. Les entreprises qui en font la demande peuvent obtenir un prêt compris entre 5.000 et 50.000 euros à un taux de 3,8%, sans garantie.

Ce qu'il faut retenir

  • Une centaine d'entreprises ont demandé le "prêt flash carburant" pour un montant total d'environ 10 millions d'euros.
  • 60% des entreprises ayant demandé le prêt appartiennent au secteur du transport routier.
  • Le prêt est réservé aux TPE des secteurs des transports, de la pêche et de l'agriculture, ayant consommé au moins 5% de leur chiffre d'affaires en carburants l'an dernier.
  • Le prêt peut aller de 5.000 à 50.000 euros à un taux de 3,8%, sans garantie.

Les réactions des représentants des secteurs concernés

Les représentants des secteurs concernés ont exprimé leur mécontentement quant au taux de 3,8% jugé trop élevé. Jean-Marc Rivera, délégué général de l'Organisation des transporteurs routiers européens, a déclaré que "on voit bien la facilité d'accès, mais on est sur un prêt avec un taux aussi élevé qui nous amène à nous endetter encore plus. On reporte des charges et en plus on paie des intérêts. Donc on va s'endetter davantage pour des entreprises déjà en difficulté. Un grand nombre ne s'y risqueront pas". Il a appelé à un prêt "avec un taux beaucoup plus proche de zéro".

La position de Bpifrance

Nicolas Dufourcq a rappelé que "on ne demande pas mieux que de faire un prêt à taux zéro, mais cela coûte de l'argent public et l'argent public, il n'y en a plus". Il a également souligné que le taux de défaut des prêts garantis par l'État (PGE) au moment du Covid n'était que de 5%.

Et maintenant ?

Les entreprises qui souhaitent se saisir du dispositif peuvent toujours le faire, car l'institution n'est "pas bornée par un calendrier", a assuré Nicolas Dufourcq. L'enveloppe globale est estimée à "une centaine de millions d'euros", ce qui signifie qu'environ 10% a été consommée pour l'instant.

En conclusion, le "prêt flash carburant" a déjà été demandé par une centaine d'entreprises pour un montant total d'environ 10 millions d'euros. Les représentants des secteurs concernés ont exprimé leur mécontentement quant au taux de 3,8% jugé trop élevé, mais Bpifrance a rappelé que cela coûte de l'argent public et que l'argent public est limité.