Alors que la mission Artémis II s'apprête à décoller vers la Lune, des inquiétudes grandissent autour du programme spatial de la NASA. Artémis III, visant à déposer des astronautes sur la Lune en 2028, est remis en question par le comité de sécurité de l'agence spatiale, l'Aerospace Safety Advisory Panel (ASAP).

Ce qu'il faut retenir

  • L'Aerospace Safety Advisory Panel estime qu'Artémis III, avec les technologies actuelles, présente des risques de sécurité trop importants.
  • Les délais pour un alunissage entre 2028 et 2030 sont incertains en raison de l'immaturité des technologies cruciales.
  • Le comité recommande à la NASA de revoir l'architecture globale du programme Artémis en raison des enseignements limités des missions précédentes.

Des réserves majeures sur Artémis III

L'ASAP, créé suite au drame de l'incendie de la mission Apollo I en 1967, alerte sur les risques potentiels d'Artémis III. Dans un rapport récent, le comité souligne que la mission telle qu'elle est planifiée actuellement manque de marges de sécurité adéquates. Il recommande à la NASA de revoir le niveau de risque associé à Artémis III et aux futures missions.

Des technologies critiques encore en développement

Le succès d'Artémis III repose sur des technologies en cours de conception, notamment l'atterrisseur lunaire HLS de SpaceX et les combinaisons spatiales d'Axiom Space. Le manque de visibilité sur ces projets soulève des incertitudes quant à la faisabilité de l'alunissage avant 2030.

Une pression accrue pour repenser le programme

Malgré les leçons tirées des missions Artémis I et II basées sur le lanceur SLS, l'ASAP insiste sur la nécessité de revoir l'architecture du programme Artémis. La pression du calendrier et la concurrence chinoise dans la conquête lunaire incitent la NASA à agir avec prudence.

Et maintenant ?

La NASA devra prendre des décisions cruciales pour assurer la sécurité et la viabilité du programme Artémis face aux recommandations du comité de sécurité. Les prochaines étapes consisteront à évaluer les risques, revoir les technologies clés et établir une stratégie robuste pour les missions lunaires à venir.