Alice Laloy signe au Théâtre du Rond-Point une création originale, « Le Ring de Katharsy », qui plonge le public dans une arène peuplée de créatures mi-humaines, mi-marionnettes. Selon Libération, cette dystopie visuelle pastiche l’univers des jeux vidéo pour offrir une expérience théâtrale aussi immersive que déroutante.

Ce qu'il faut retenir

  • Un mélange des genres : théâtre et jeu vidéo s’entrelacent dans une mise en scène où marionnettes et acteurs s’affrontent en temps réel.
  • Une dystopie spectaculaire : l’arène centrale, inspirée des arènes des jeux de combat, devient le théâtre d’une lutte sans répit entre créatures hybrides.
  • Une création d’Alice Laloy, metteuse en scène et conceptrice, qui explore les frontières entre performance live et narration interactive.
  • Une première au Théâtre du Rond-Point, où la pièce est jouée jusqu’au 15 juin 2026, avec des représentations du mercredi au samedi à 20h et le dimanche à 15h.

Une arène où s’affrontent créatures hybrides

Au cœur de la pièce, une arène circulaire, éclairée par des projecteurs bleutés, sert de cadre à des combats incessants entre des êtres mi-humains, mi-marionnettes. Libération souligne que cette scène centrale, inspirée des décors des jeux vidéo de combat, est conçue pour immerger le spectateur dans un univers à la fois familier et onirique. Les personnages, à mi-chemin entre l’acteur et la marionnette, évoluent avec une précision mécanique, leurs mouvements guidés par des fils invisibles et des machines.

Alice Laloy, qui a également conçu les costumes et les accessoires, explique que l’objectif était de créer une « dystopie visuelle » où la frontière entre le réel et le virtuel s’efface. « On voulait donner l’impression d’assister à une partie de jeu vidéo projetée sur scène, mais avec l’émotion et l’imperfection du vivant », précise-t-elle. Les créatures, dotées de traits humains mais animées par des mécanismes, incarnent une humanité déformée, reflétant les excès des mondes virtuels.

Un pastiche des univers vidéoludiques

Comme le rapporte Libération, « Le Ring de Katharsy » s’inspire directement des codes esthétiques et narratifs des jeux vidéo. Les combats en arène rappellent les titres de combat comme Street Fighter ou Mortal Kombat, tandis que les décors évoquent les environnements futuristes de jeux comme Cyberpunk 2077. Pourtant, loin d’être une simple imitation, la pièce joue avec ces références pour en proposer une réinterprétation théâtrale.

Les costumes, conçus avec des matériaux recyclés et des éléments high-tech, mêlent cuir, métal et tissus fluorescents. Les marionnettistes, cachés sous la scène, actionnent les créatures avec une synchronisation millimétrée, donnant l’illusion d’une chorégraphie à la fois fluide et chaotique. « On a voulu capturer l’énergie frénétique des jeux vidéo, mais en y ajoutant la tension et l’imprévu du théâtre vivant », explique Alice Laloy.

« Ce qui nous intéressait, c’était de montrer comment les univers virtuels influencent notre perception du réel. Ici, les créatures ne sont ni tout à fait humaines, ni tout à fait virtuelles : elles sont le reflet de cette hybridation. »
— Alice Laloy, metteuse en scène

Une expérience immersive pour le public

Le Théâtre du Rond-Point a adapté sa salle pour cette création. Le public est placé en cercle autour de l’arène, sans séparation entre les acteurs et les spectateurs. Cette configuration, inspirée des arènes de combat, permet une immersion totale. « On a voulu briser la quatrième mur, mais pas seulement par le jeu : par l’espace lui-même », indique Alice Laloy. Les gradins, légèrement inclinés, placent le public au cœur de l’action, comme s’il assistait à un événement sportif ou à un tournoi vidéo.

Les effets sonores et lumineux, synchronisés avec les mouvements des créatures, renforcent cette impression d’immersion. Des basses fréquences, semblables à celles des jeux vidéo, accompagnent chaque coup porté, tandis que des lumières stroboscopiques créent des effets de vitesse. « Le son et la lumière ne sont pas de simples accompagnements : ils deviennent des personnages à part entière », souligne la metteuse en scène.

Et maintenant ?

La pièce « Le Ring de Katharsy » est programmée au Théâtre du Rond-Point jusqu’au 15 juin 2026. Après cette date, Alice Laloy et son équipe prévoient une tournée dans d’autres salles parisiennes, avec des dates encore à confirmer. Une version filmée pourrait également être envisagée pour une diffusion en ligne, bien que rien n’ait encore été officialisé. Les retours du public, déjà très positifs lors des premières représentations, pourraient influencer les choix de programmation pour les mois à venir.

Pour ceux qui souhaitent découvrir cette dystopie spectaculaire, les billets sont disponibles en ligne ou à la billetterie du théâtre. Comptez entre 25 € et 40 € selon les places, avec des tarifs réduits pour les étudiants et les moins de 26 ans.