D'après Franceinfo - Culture, le Rassemblement national (RN) souhaite supprimer le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) en cas d'élection. Cependant, le président du CNC, Gaëtan Bruel, défend son institution en soulignant son importance pour l'industrie cinématographique française.
Le député RN Thomas Ménagé a déclaré samedi sur franceinfoTV que « le CNC ne sera pas conservé » en cas d'élection de son parti, estimant que « cet argent » devait « aller vers d'autres visions de la culture » face à des films jugés « très orientés, très wokes, très militants ». Cependant, Gaëtan Bruel a répondu à ces critiques en soulignant que « supprimer le CNC, ce serait payer beaucoup plus pour obtenir beaucoup moins ».
Ce qu'il faut retenir
- Le RN souhaite supprimer le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) en cas d'élection.
- Le président du CNC, Gaëtan Bruel, défend son institution en soulignant son importance pour l'industrie cinématographique française.
- Le CNC soutient des séries populaires comme HPI ou Plus belle la vie, ainsi qu'une filière industrielle de 260 000 emplois partout en France.
Le rôle du CNC dans l'industrie cinématographique française
Le CNC joue un rôle crucial dans l'industrie cinématographique française en soutenant des films et des séries télévisées. Selon Gaëtan Bruel, « deux Français sur trois sont allés au cinéma l'an passé », soit 45 millions de spectateurs, « en moyenne quatre fois dans l'année », et « pour 40% des billets qu'ils ont achetés, ils l'ont fait pour des films français ». Cela représente une part de marché unique en Europe.
Le président du CNC a également souligné que le CNC contribue à l'attractivité des tournages internationaux, citant par exemple que la quatrième saison de White Lotus, une des séries phares d'HBO, est actuellement en tournage en France. Le CNC « génère des retombées économiques massives dans tous les territoires », a insisté son président.
Les conséquences d'une suppression du CNC
Si le CNC devait être supprimé, cela aurait des conséquences importantes pour l'industrie cinématographique française. Selon Gaëtan Bruel, « on va avoir du mal à garder » les 6 400 salles que compte le territoire français. « C'est grâce au CNC que 90% des Français vivent à moins de 30 minutes d'une salle de cinéma », a-t-il lancé.
La suppression du CNC aurait également des conséquences pour les emplois dans l'industrie cinématographique. Le CNC soutient une filière industrielle de 260 000 emplois partout en France, et sa suppression pourrait entraîner des pertes d'emplois importantes.
En conclusion, la suppression du CNC est une question complexe qui soulève des enjeux importants pour l'industrie cinématographique française. Il est important de prendre en compte les conséquences potentielles d'une telle décision et de considérer les arguments pour et contre la suppression du CNC.