Selon Le Figaro, le télétravail a révolutionné le quotidien professionnel, pour le meilleur comme pour le pire. Une tendance, à la popularité croissante auprès de la nouvelle génération, sur Instagram, TikTok ou LinkedIn, est apparue : le «soft off day», ou journée de repos tranquille. Concrètement, ses adeptes disent choisir une à plusieurs journées dans la semaine, où ils décident de baisser l’intensité de leur travail, afin de se reposer ou de se consacrer à d’autres tâches, personnelles notamment, le tout sans gaspiller un précieux jour de congé payé.
Sur les réseaux sociaux, les internautes donnent de nombreux exemples de «soft off days» : mitonner un bon plat pendant que la réunion en visio se déroule en fond ou prendre un café au soleil au lieu d’avancer sur ses dossiers. Si la pratique ne s’avère pas inédite, puisque ayant éclos en même temps que l’essor du télétravail, la nouveauté réside dans sa théorisation. Elle se rapproche ainsi des «tracances» : certains salariés s’accordent ces jours pour simuler un télétravail depuis l’autre bout du monde, sans avertir leur hiérarchie.
Ce qu'il faut retenir
- Le «soft off day» est une tendance qui consiste à réduire l’intensité du travail pour se reposer ou accomplir des tâches personnelles.
- Cette pratique est facilitée par le télétravail, qui permet aux salariés de ne pas afficher leur oisiveté aux yeux de tous.
- Les «soft off days» peuvent être détectés par les managers, qui doivent observer les collaborateurs et discuter calmement sans les accuser.
Les conséquences pour les employés et les entreprises
Les «soft off days» peuvent être perçus comme un désengagement progressif, mais d’autres y voient plutôt un moyen de préserver sa santé mentale, de se ménager comme pour un marathon, et non de courir un sprint. Un manager peut détecter ces «soft off days» à plusieurs indices : le collaborateur qui reste connecté sur Teams ou Slack mais répond avec un délai plus long, celui qui participe aux réunions sans jamais intervenir ou encore celui qui réalise exclusivement les tâches urgentes mais n’avance pas réellement sur les projets de fond, etc.
Il est certes difficilement identifiable quand il demeure un cas isolé, mais s’il se reproduit plusieurs fois par semaine, il ne s’agit plus de récupération ponctuelle mais d’une réelle forme de désengagement. Dans ces conditions, il demeure compliqué de confronter directement l’employé, et les experts conseillent davantage d’observer, de discuter calmement sans accuser et de définir un cadre, en assumant le fait que certaines journées soient moins productives, tant que l’essentiel est fait et que cela ne se généralise pas.
Les recommandations pour les entreprises
Les spécialistes s’accordent néanmoins sur l’importance d’éviter une surveillance excessive, au risque de dégrader le lien entre le salarié et l’entreprise. Une recommandation qui devient évidemment dure à respecter quand le contrat n’est plus rempli. Les entreprises doivent trouver un équilibre entre la flexibilité et la productivité, en tenant compte des besoins et des attentes des salariés.
En conclusion, les «soft off days» représentent une nouvelle réalité pour les entreprises et les salariés, qui doivent trouver un équilibre entre la flexibilité et la productivité. Il est essentiel de comprendre les motivations et les besoins des salariés pour créer un environnement de travail sain et productif.