Le célèbre romancier italien Erri De Luca a été contraint d’annuler sa participation à l’ouverture du Festival littéraire de Salerne, prévue le 13 juin dernier, après des propos tenus dans un entretien accordé au journal israélien Israel Hayom. Traduit et publié en italien par le quotidien Il Foglio le 25 mai, cet échange a suscité une vive polémique dans son pays, conduisant à cette décision tardive mais nécessaire, selon les organisateurs de l’événement.
Ce qu'il faut retenir
- Erri De Luca a dû renoncer à ouvrir le Festival littéraire de Salerne, initialement prévu le 13 juin 2026, en raison de déclarations polémiques.
- Ses propos, recueillis par le journal israélien Israel Hayom, ont été traduits et publiés en italien par Il Foglio le 25 mai 2026.
- La polémique porte sur des prises de position concernant le conflit israélo-palestinien et la situation à Gaza.
Un entretien au cœur de la controverse
L’écrivain napolitain, âgé de 75 ans et figure majeure de la littérature italienne contemporaine, s’est exprimé dans les colonnes d’Israel Hayom, un journal israélien connu pour ses positions souvent alignées sur celles du gouvernement. Ses déclarations, rapportées par Il Foglio, ont rapidement enflammé les débats en Italie, où la question israélo-palestinienne reste un sujet sensible.
Selon Le Monde, ces propos ont été jugés suffisamment controversés pour remettre en cause sa présence en tant qu’invité d’honneur lors de l’inauguration du festival, un événement culturel annuel majeur dans la région de Campanie. Le Monde précise que la décision de retirer De Luca de la programmation a été prise après une réflexion interne des organisateurs, soucieux d’éviter toute récupération politique ou polémique inutile.
Des déclarations à l’origine de la polémique
Bien que le contenu exact de l’entretien n’ait pas été détaillé dans la presse italienne, les extraits publiés par Il Foglio ont suffi à provoquer une réaction immédiate. Erri De Luca, connu pour son engagement politique et ses prises de position tranchées, est souvent associé à des causes progressistes et pacifistes. Ses déclarations sur Gaza et Israël s’inscrivent dans une longue tradition de soutien aux causes humanitaires, mais elles ont cette fois heurté une partie de l’opinion publique italienne.
Des associations communautaires juives en Italie, ainsi que des responsables politiques locaux, ont critiqué ses propos, les qualifiant d’inappropriés pour une figure publique. Le Monde indique que certaines voix ont appelé au boycott de l’écrivain, ce qui a pu influencer la décision des organisateurs du festival.
Si aucune date précise n’a encore été avancée pour une éventuelle réponse de l’écrivain, les organisateurs du festival ont d’ores et déjà confirmé le maintien du programme culturel, malgré cette annulation de dernière minute. Le Monde souligne que cet épisode rappelle l’influence croissante des réseaux sociaux et des médias sur les décisions culturelles, où une simple citation peut suffire à faire basculer une programmation.
Le quotidien Le Monde, qui rapporte l’affaire, n’a pas reproduit in extenso les déclarations de l’écrivain. Seuls des extraits traduits par Il Foglio ont été rendus publics, sans que leur intégralité ne soit accessible à ce stade. Les passages incriminés portaient selon toute vraisemblance sur la situation à Gaza et la politique israélienne, des thèmes récurrents dans les prises de parole de De Luca.