Depuis quelques années, le marché de l'emploi connaît une augmentation considérable, entraînant un manque de professionnels dans certaines entreprises. Pour éviter les mauvais emplois, il est essentiel de connaître les signes d'alerte à repérer dès la période d'essai. Selon Capital, il existe 5 signes d'alerte à prendre en compte.
Ce qu'il faut retenir
- Un manager absent ou peu disponible.
- Des objectifs changeants et des priorités floues.
- Une culture du contrôle et du micromanagement.
- Un taux de turn-over élevé.
- Une culture de l'urgence et des phrases pieges.
Le premier signe d'alerte est la présence d'un manager absent ou peu disponible. Selon Audrey Guidez, membre du bureau national de l'ANDRH, il est essentiel que le manager soit présent et passe du temps avec le candidat pour montrer qu'il ou elle accorde de l'importance. Il est préférable qu'il ait même préparé l'arrivée du candidat en amont, en laissant le matériel prêt et en activant l'adresse mail.
Le deuxième signe d'alerte est des objectifs changeants et des priorités floues. Audrey Guidez précise que c'est important d'avoir rapidement une feuille de route pour que le candidat sache ce qu'on attend de lui au bout de deux semaines, un mois, un trimestre ou un semestre. C'est le manager qui la fait, mais le candidat peut la construire ensemble selon les postes et le niveau de responsabilités.
Le troisième signe d'alerte est une culture du contrôle et du micromanagement. Audrey Guidez conseille de se méfier de ce type de culture, car cela peut faire prendre au candidat la mauvaise habitude de se fier à son manager plutôt qu'à ses propres compétences. Le micromanagement peut même avoir un intérêt pour être cadré la première semaine ou les quinze premiers jours, mais au-delà, cela peut être considéré comme de la pression et un manque de confiance en soi.
Le quatrième signe d'alerte est un taux de turn-over élevé. Audrey Guidez précise que cela peut cacher quelques défauts, tels que un management mauvais ou inadapté, une embauche hâtive ou un manque de prise de recul. Cependant, il est important de noter que le taux de turn-over peut être inhérent au secteur ou au poste concerné.
Le cinquième et dernier signe d'alerte est une culture de l'urgence et des phrases pieges. Audrey Guidez alerte les candidats à se méfier de ces phrases, car elles peuvent révéler une entreprise qui ne sait pas identifier les priorités et est constamment sous-staffée. Les candidats doivent poser des questions pendant les entretiens et interroger leurs collègues sur les mêmes sujets autour de la machine à café pour en apprendre davantage.
En conclusion, les signes d'alerte à repérer dans une entreprise pour éviter les mauvais emplois sont essentiels pour les candidats. Ils doivent être attentifs à la présence d'un manager absent ou peu disponible, des objectifs changeants et des priorités floues, une culture du contrôle et du micromanagement, un taux de turn-over élevé et une culture de l'urgence et des phrases pieges. Les entreprises doivent prendre en compte ces signes d'alerte et les résoudre pour attirer et garder les bons candidats.