Mi-février, le New York Times a révélé que Meta, le groupe de Mark Zuckerberg, envisage d'intégrer une fonction de reconnaissance faciale nommée « name tag » dans ses lunettes connectées. Cette nouvelle suscite des interrogations éthiques, d'autant plus que Facebook, appartenant à Meta, a été contraint de verser 5 milliards de dollars à la Federal Trade Commission pour des atteintes à la vie privée liées à la reconnaissance faciale.
Une note interne de Reality Labs, la division de Meta en charge des lunettes, laisse entendre qu'un lancement pourrait intervenir cette année, pendant une période de troubles politiques visant à détourner l'attention des critiques potentielles. Au-delà des questions de respect des libertés fondamentales, se pose un dilemme plus quotidien mais profond : que faire de toutes les personnes reconnues dans la rue ? L'intégration de la reconnaissance faciale dans les lunettes pourrait-elle supprimer les micro-amnésies qui rendent nos journées supportables ?
Ce qu'il faut retenir
- Meta envisage d'intégrer la reconnaissance faciale dans ses lunettes connectées
- Facebook a été sanctionné pour des atteintes à la vie privée liées à cette technologie
- Des interrogations éthiques et sociales émergent sur la gestion des données et de l'identité des individus
Le dilemme de la reconnaissance faciale au quotidien
Avec le temps, notre cercle de connaissances s'agrandit, tout comme les difficultés à se souvenir de toutes les personnes croisées. Heureusement, notre mémoire sélective nous permet de laisser filer certains souvenirs. Mais si chaque rencontre était suivie d'une reconnaissance systématique, comment préserverions-nous notre intimité et la spontanéité des retrouvailles ?
