La France est connue pour sa relation complexe avec la finance, mais elle s'impose également comme l'une des principales pépinières de financiers au monde, selon BFM Business. Le classement 2026 du Financial Times des meilleurs masters en finance en formation initiale place en effet cinq écoles françaises dans le Top 10.
C'est l'ESCP, la grande école de commerce parisienne, qui conserve la première place pour la quatrième année consécutive, avec des salaires moyens de 183.214 dollars par an pour ses anciens élèves, soit 157.864 euros. L'école est suivie par la lilloise Skema, tandis que l'Essec, l'Edhec et HEC Paris figurent également dans le top 10 mondial.
Ce qu'il faut retenir
- L'ESCP conserve sa premiere place dans le classement mondial des écoles de finance.
- Les écoles françaises occupent une place écrasante dans le haut du tableau, avec cinq établissements dans le Top 10.
- Les salaires moyens des anciens élèves de l'ESCP sont de 183.214 dollars par an.
Le classement mondial des écoles de finance
Le classement 2026 du Financial Times met en lumière la performance des écoles françaises dans la formation des futurs financiers. L'ESCP, fondée à Paris et présente sur plusieurs campus européens, continue de séduire les recruteurs comme les étudiants. Son président exécutif et doyen, Leon Laulusa, explique les ressorts de ce succès : « Nous préparons très bien les étudiants à la finance d'entreprise, en mettant l'accent sur le leadership. »
L'établissement revendique une approche mêlant compétences techniques, qualités relationnelles, éthique et développement personnel, tout en s'appuyant sur un puissant réseau d'anciens élèves et une forte capacité à attirer les meilleurs profils internationaux. Le président souligne l'importance accordée par l'école aux « compétences originales », en mettant l'accent sur les forces et les passions personnelles des élèves.
Les défis persistants
Le classement met toutefois en lumière plusieurs défis persistants. Si près des deux tiers des établissements interrogés indiquent que plus de 90% de leurs diplômés trouvent un emploi dans les trois mois suivant l'obtention du diplôme, certains acteurs enregistrent des performances plus modestes. Parallèlement, une partie des étudiants s'interroge sur la pertinence de poursuivre des études longues et se tourne vers l'emploi direct après la licence, les formations à temps partiel ou des certifications professionnelles alternatives.
La question de l'égalité femmes-hommes demeure également un point de vigilance. Les étudiantes ne représentent en moyenne que 34% des effectifs des masters en finance évalués par le Financial Times. L'écart salarial reste lui aussi significatif : trois ans après leur diplôme, les femmes gagnent encore en moyenne 13% de moins que les hommes.
La France conserve ainsi sa position de leader dans la formation des financiers, avec des écoles comme l'ESCP, Skema, l'Essec, l'Edhec et HEC Paris qui figurent parmi les meilleures au monde. Les défis persistants, tels que l'égalité femmes-hommes et la pertinence des études longues, doivent toutefois être pris en compte pour assurer un avenir radieux aux futurs financiers.