Dix jours après sa disparition, le corps de Zahra Abboud, 52 ans, a été exhumé des décombres de l’immeuble Hamad, détruit lors d’une frappe israélienne le 8 avril 2026 à Beyrouth. Selon Libération, cette découverte met un point final à une enquête visant à restituer une identité et une dignité aux victimes de ce bombardement, qui a fait plusieurs morts et des dizaines de blessés.
Ce qu'il faut retenir
- Le corps de Zahra Abboud a été retrouvé dix jours après la frappe du 8 avril 2026 dans les décombres de l’immeuble Hamad à Beyrouth.
- La frappe israélienne a détruit l’immeuble, causant la mort de plusieurs personnes et des dégâts matériels importants.
- Cette découverte s’inscrit dans le cadre d’une enquête visant à identifier les victimes et à leur rendre justice.
- L’immeuble Hamad, situé dans un quartier résidentiel de Beyrouth, était habité par des familles modestes.
- Les frappes israéliennes sur le Liban se sont intensifiées depuis le début de l’année 2026, dans le contexte d’un conflit régional.
Une disparition qui a marqué les esprits
Le 8 avril 2026, une frappe aérienne israélienne a frappé l’immeuble Hamad, situé dans le quartier de Dahieh, bastion du Hezbollah à Beyrouth. Parmi les victimes, Zahra Abboud, mère de trois enfants, a disparu dans les décombres. Pendant dix jours, sa famille a espéré un miracle, avant que son corps ne soit finalement retrouvé, selon les informations rapportées par Libération.
Cette découverte a permis de clore une période d’incertitude pour ses proches, qui avaient entamé des recherches désespérées. « Enfin, elle va pouvoir reposer en paix », a déclaré un membre de la famille sous couvert d’anonymat, évoquant un soulagement teinté de douleur.
Un immeuble symbole des conséquences civiles du conflit
L’immeuble Hamad, un bâtiment de cinq étages, abritait principalement des familles modestes, dont certaines travaillaient pour des entreprises locales. Selon les autorités libanaises, la frappe a causé la mort de dix-sept personnes et blessé plus de quarante, dont des enfants. Les dégâts matériels sont estimés à plusieurs millions de dollars, aggravant une crise économique déjà profonde au Liban.
Les frappes israéliennes sur le Liban se sont multipliées depuis le début de l’année 2026, dans le cadre d’un conflit plus large impliquant le Hezbollah et d’autres groupes armés. Le quartier de Dahieh, cible fréquente de ces attaques, est connu pour abriter des infrastructures stratégiques du Hezbollah, mais aussi des zones résidentielles densément peuplées.
Une enquête pour restituer une identité aux victimes
L’enquête menée après la frappe a permis d’identifier progressivement les victimes, dont certaines étaient restées anonymes dans les premiers jours. Les autorités libanaises, en collaboration avec des ONG locales, ont travaillé à la restitution des corps aux familles et à la collecte de témoignages. Selon Libération, cette démarche vise à éviter que les victimes ne sombrent dans l’oubli, malgré le silence international relatif à ce conflit.
Les familles des victimes, dont celle de Zahra Abboud, ont exprimé leur frustration face à l’absence de condamnations internationales. « On nous demande de tourner la page, mais comment faire quand on ne sait même pas pourquoi nos proches sont morts ? », s’interroge un voisin, cité par Libération.
La découverte de son corps rappelle également l’urgence d’une solution politique pour mettre fin aux violences au Liban. Les prochaines semaines seront cruciales, alors que les négociations indirectes entre Israël et le Hezbollah, sous l’égide de l’ONU, pourraient reprendre à Genève dès le 25 mai 2026.