Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme ce lundi 18 mai 2026. Selon Ouest France, il a qualifié la période actuelle de « difficile et dangereuse », évoquant une accumulation de crises aux conséquences sanitaires et humaines majeures. Entre conflits armés, effondrements économiques et dérèglement climatique, le paysage mondial se complexifie, exposant les populations à de nouveaux risques épidémiques.
Ce qu'il faut retenir
- Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a mis en garde contre une « époque difficile et dangereuse » marquée par des crises multiples.
- Ces crises incluent des conflits armés, des crises économiques et les effets du changement climatique.
- Parmi les menaces sanitaires citées figurent la résurgence de maladies comme Ebola et les hantavirus, en lien avec les bouleversements environnementaux.
Des crises globales qui s’entremêlent et fragilisent les systèmes de santé
Selon Ouest France, Tedros Adhanom Ghebreyesus a souligné que les tensions géopolitiques, les instabilités économiques et les dégradations écologiques forment un terreau propice à l’émergence ou à la réémergence de pathogènes. Ces dynamiques créent des conditions favorables à la propagation de maladies infectieuses, comme l’a rappelé l’OMS lors de sa dernière conférence de presse. Le directeur général a notamment cité deux exemples concrets : Ebola, dont des foyers persistent en Afrique centrale, et les hantavirus, dont les cas augmentent en lien avec les modifications des écosystèmes.
Autant dire que la combinaison de ces facteurs rend la gestion des risques sanitaires plus complexe. Les systèmes de santé, déjà mis à rude épreuve par les pandémies précédentes, peinent à absorber de nouveaux chocs. Les ressources limitées, les déplacements massifs de populations et la dégradation des infrastructures sanitaires aggravent cette situation.
Le changement climatique, amplificateur de risques épidémiques
Le réchauffement climatique joue un rôle clé dans cette équation. D’après les analyses de l’OMS rapportées par Ouest France, l’augmentation des températures et les modifications des précipitations favorisent la prolifération de vecteurs comme les moustiques ou les rongeurs, principaux transmetteurs de maladies. Les hantavirus, par exemple, se propagent via les déjections de rongeurs, dont les populations explosent dans les zones où les écosystèmes sont perturbés.
De même, les épidémies de fièvre hémorragique comme Ebola sont plus fréquentes dans des régions où la déforestation et l’urbanisation sauvage réduisent l’espace vital des espèces animales, augmentant les risques de transmission à l’homme. Ces dynamiques, couplées aux déplacements forcés liés aux conflits, créent des foyers de transmission difficiles à contrôler.
« Nous vivons une époque où les crises se superposent et s’amplifient mutuellement. Les systèmes de santé doivent s’adapter à une réalité où les menaces sanitaires ne connaissent pas de frontières. »
— Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS
Pour l’instant, aucun calendrier précis n’a été dévoilé concernant les actions concrètes à venir. Reste à voir si les annonces se traduiront par des financements suffisants et une volonté politique commune.
Un appel à l’action internationale, mais des réponses encore floues
Tedros Adhanom Ghebreyesus a insisté sur la nécessité d’une réponse mondiale coordonnée. Selon Ouest France, il a rappelé que la lutte contre ces menaces nécessite des investissements dans la recherche, la surveillance épidémiologique et la préparation des systèmes de santé. Pourtant, les tensions géopolitiques actuelles pourraient freiner ces efforts.
Les pays les plus touchés par les crises économiques ou les conflits risquent de ne pas disposer des moyens nécessaires pour faire face à ces défis sanitaires. La question de la solidarité internationale se pose donc avec acuité. Bref, si l’alerte est claire, les solutions peinent encore à émerger dans un contexte mondial marqué par l’égoïsme et les divisions.
L’OMS doit publier un rapport détaillé sur les stratégies à adopter d’ici la fin du mois de juin 2026. Une réunion des ministres de la Santé du G20 est également programmée pour discuter des mesures urgentes à mettre en place.