Francesca, une Italienne installée en France depuis plusieurs années, prodigue un conseil avisé aux consommateurs français lors de leurs achats de mozzarella en grande surface. Selon elle, le choix de ce fromage frais ne doit pas se faire au hasard, surtout lorsque l’étiquette ne respecte pas certaines règles essentielles.

Ce qu'il faut retenir

  • L’origine du lait doit obligatoirement être indiquée sur l’emballage pour garantir la qualité de la mozzarella.
  • La mention « Fior di latte » désigne une mozzarella fabriquée à partir de lait de vache, tandis que « Mozzarella di latte vaccino » est parfois utilisée à l’étranger pour le même produit.
  • Une mozzarella de qualité porte généralement la mention « Mozzarella di Bufala Campana DOP » si elle est issue de lait de bufflonne, une appellation protégée par l’Union européenne.
  • Les étiquettes doivent préciser si le fromage est fabriqué en Italie ou dans un autre pays, une distinction cruciale pour les puristes.
  • Francesca déconseille les mozzarellas sans indication claire d’origine ou contenant des additifs comme des conservateurs.

Comme le rapporte Top Santé, Francesca, originaire de la région de Naples, a partagé ses astuces pour éviter les mozzarellas de piètre qualité dans les rayons frais des supermarchés français. « Quand je fais mes courses, je vérifie systématiquement l’étiquette, car toutes les mozzarellas ne se valent pas », a-t-elle expliqué à nos confrères. Selon elle, le diable se cache dans les détails, notamment dans la formulation des ingrédients et l’origine du produit.

Le premier critère à examiner reste l’origine du lait. Francesca insiste sur le fait que les meilleures mozzarellas sont fabriquées à partir de lait italien, idéalement issu de la région de Campanie, berceau de la mozzarella traditionnelle. « Une vraie mozzarella di bufala doit porter la mention DOP, ce qui garantit qu’elle est produite selon des méthodes ancestrales et avec du lait de bufflonne », a-t-elle précisé. En l’absence de cette mention, le consommateur risque d’acheter un produit industriel, souvent moins savoureux et moins digeste.

Autre point crucial : la formulation des ingrédients. Francesca déconseille les mozzarellas qui contiennent des conservateurs, des épaississants ou des acidifiants. « Une bonne mozzarella doit se composer uniquement de lait, de ferments lactiques, de sel et de présure », a-t-elle souligné. Les produits qui affichent une liste d’additifs longue comme le bras sont souvent synonymes de qualité médiocre. D’autant que ces additifs peuvent altérer le goût naturel du fromage et sa texture onctueuse.

Francesca a également attiré l’attention sur les mentions ambiguës comme « Fior di latte », qui désigne une mozzarella fabriquée à partir de lait de vache. « Dans les pays étrangers, certains fabricants utilisent des termes comme « Mozzarella di latte vaccino » pour indiquer qu’il s’agit de Fior di latte, mais ce n’est pas une appellation italienne », a-t-elle précisé. Pour les puristes, seule la mention « Mozzarella di Bufala Campana DOP » garantit une authenticité totale.

Enfin, l’Italienne a rappelé l’importance de vérifier le lieu de fabrication. « Une mozzarella produite en France ou dans un autre pays n’aura pas le même goût qu’une mozzarella italienne », a-t-elle affirmé. Les méthodes de fabrication traditionnelles, transmises de génération en génération, jouent un rôle clé dans la qualité finale du produit. Les consommateurs doivent donc se méfier des mozzarellas bon marché, souvent issues de procédés industriels rapides et standardisés.

Et maintenant ?

Avec la montée en puissance des circuits courts et des labels de qualité, les consommateurs disposent aujourd’hui de davantage d’outils pour choisir leurs produits laitiers. Les grandes surfaces commencent à mettre en avant des mozzarellas d’origine contrôlée, mais la vigilance reste de mise. Les prochains mois pourraient voir l’émergence de nouvelles réglementations européennes pour clarifier les mentions sur les étiquettes, notamment concernant l’origine du lait et des additifs autorisés.

Pour Francesca, le débat dépasse la simple question gustative : il s’agit aussi de soutenir une filière fromagère traditionnelle et de préserver un savoir-faire ancestral. « En choisissant une mozzarella de qualité, on ne se contente pas de manger mieux, on participe à la préservation d’une culture », a-t-elle conclu. Les consommateurs français, de plus en plus attentifs à l’origine de leurs aliments, pourraient bien suivre cette recommandation.

Une mozzarella DOP (Denominazione di Origine Protetta) est fabriquée selon un cahier des charges strict en Italie, avec du lait de bufflonne et des méthodes traditionnelles. Elle bénéficie d’une appellation protégée par l’UE. Une mozzarella classique, sans DOP, peut être produite ailleurs et avec du lait de vache, sans garantie de qualité ou de méthode de fabrication.