La Canadienne Summer McIntosh a marqué l’histoire de la natation ce dimanche 6 juillet 2026, en pulvérisant le plus vieux record du monde féminin de sa discipline. Selon Franceinfo - Sport, la nageuse de 19 ans a établi un nouveau temps de référence sur 200 mètres papillon en 2 minutes 1 seconde et 65 centièmes, lors des championnats nationaux canadiens à Montréal. Une performance qui clôt définitivement une époque, celle des combinaisons en polyuréthane, interdites depuis plusieurs années.
Ce qu'il faut retenir
- Summer McIntosh, 19 ans, a battu le record du monde du 200 m papillon en 2'01''65, effaçant ainsi la marque de 2'01''81 détenue depuis octobre 2009 par la Chinoise Liu Zige.
- Ce record était le dernier, chez les femmes, à avoir été établi à l’ère des combinaisons en polyuréthane, rapidement bannies en 2010.
- La Canadienne, déjà quadruple championne olympique à Paris en 2024, possède désormais quatre des cinq meilleures performances de l’histoire sur cette distance.
- Son entraînement aux côtés de Léon Marchand au Texas, sous la direction de Bob Bowman, ancien mentor de Michael Phelps, confirme son statut de nageuse d’exception.
Un exploit historique au Canada
L’exploit de Summer McIntosh a été réalisé dans sa ville natale, Montréal, où elle a profité des championnats nationaux pour inscrire son nom au palmarès de la natation mondiale. Selon les informations rapportées par Franceinfo - Sport, la jeune athlète a ainsi clôturé le dernier chapitre des records féminins établis à l’ère des combinaisons techniques en polyuréthane. Ces combinaisons, introduites en 2008 et interdites dès 2010 par la FINA pour des raisons éthiques, avaient alors permis une vague de performances inédites.
Parmi les records encore en vigueur issus de cette période chez les hommes, on compte notamment celui du 200 mètres nage libre (Paul Biedermann), du 800 mètres nage libre (Lin Zhang) et du 200 mètres dos (Aaron Peirsol), tous établis en 2009. Chez les femmes, McIntosh a donc achevé ce cycle en s’appropriant la dernière référence mondiale féminine.
Une domination déjà impressionnante
Avant même ce record, Summer McIntosh avait déjà marqué l’histoire de la natation. D’après les données compilées par Franceinfo - Sport, elle détenait déjà quatre des cinq meilleures performances mondiales de l’histoire sur 200 mètres papillon. Sa victoire à Paris en 2024, où elle avait remporté trois titres olympiques dont celui du 200 mètres papillon, avait confirmé son statut de prodige.
Son parcours atypique la voit s’entraîner aux États-Unis, au Texas, aux côtés de Léon Marchand, autre figure montante de la natation mondiale. Leur coach commun, Bob Bowman, l’ancien mentor de Michael Phelps, a contribué à forger cette génération exceptionnelle de nageurs canadiens. McIntosh ne se limite d’ailleurs pas à la spécialité papillon : elle détient également les records du monde du 400 mètres nage libre, du 200 mètres quatre nages et du 400 mètres quatre nages.
La fin d’un cycle technique
L’abaissement de ce record par McIntosh prend une dimension symbolique. Les combinaisons en polyuréthane, autorisées entre 2008 et 2009, avaient révolutionné les performances en réduisant la traînée dans l’eau et en améliorant la flottabilité. Leur interdiction en 2010 avait marqué un tournant dans l’histoire du sport, revenant à des règles plus strictes sur le matériel autorisé.
« Ce record marque la fin d’une ère pour les nageuses, déclare un porte-parole de World Aquatics à l’AFP. Avec l’interdiction des combinaisons techniques, les athlètes doivent désormais compter uniquement sur leur talent et leur préparation physique. » Cette victoire de McIntosh montre que même dans un contexte plus équitable, certains records restent vulnérables face à l’émergence de talents exceptionnels.
« Summer McIntosh a prouvé que l’excellence technique et la détermination peuvent surmonter les limites imposées par le matériel. »
Bob Bowman, entraîneur de Summer McIntosh
Avec ce record, la Canadienne s’inscrit un peu plus dans la lignée des grands noms de la natation mondiale. Son exploit à Montréal pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère, où la performance pure prime sur les innovations techniques.
Ce record est historique car il s’agit du dernier record féminin établi à l’ère des combinaisons en polyuréthane, interdites depuis 2010. Il clôt ainsi une période particulière de la natation où le matériel jouait un rôle majeur dans les performances.