Cinq jours après le début des inondations dévastatrices qui frappent le Népal, la jeunesse locale pointe du doigt la responsabilité des États occidentaux dans le changement climatique, qu’elle considère comme l’une des causes probables de ces catastrophes. Selon Libération, des milliers de jeunes manifestants se rassemblent dans les rues de Katmandou et d’autres villes pour exiger des comptes.
Ce qu'il faut retenir
- Des crues exceptionnelles frappent le Népal depuis cinq jours, causant des dégâts humains et matériels majeurs.
- Les jeunes Népalais accusent les pays occidentaux d’être les principaux responsables du changement climatique.
- Les manifestants réclament une justice climatique et des compensations financières.
- Le gouvernement népalais n’a pas encore réagi officiellement aux revendications des manifestants.
Les pluies torrentielles qui s’abattent sur le pays depuis le 27 août ont provoqué des inondations et des glissements de terrain d’une ampleur inédite. D’après Libération, les autorités locales évoquent déjà plus de **80 morts** et des milliers de déplacés. Les régions les plus touchées se situent dans le centre et l’ouest du Népal, où les rivières, gonflées par des précipitations exceptionnelles, ont débordé de leur lit.
C’est dans ce contexte que des jeunes manifestants, réunis sous la bannière du mouvement « *Youth for Climate Justice* », ont organisé des rassemblements à Katmandou. Leurs slogans résonnent dans les rues : *« On veut que vos pays payent ! »*, *« La dette climatique, c’est maintenant ! »*. Comme le rapporte Libération, ces mobilisations s’inscrivent dans une logique de protestation contre l’inaction des grandes puissances industrielles, perçues comme les principales contributrices au réchauffement climatique.
« Les pays occidentaux ont bénéficié des énergies fossiles pendant des décennies. Aujourd’hui, ce sont nos villages qui disparaissent sous l’eau. Nous exigeons des réparations, pas de la pitié. »
Les revendications des manifestants ne se limitent pas à des excuses symboliques. Ils demandent également que les États responsables financent des infrastructures de protection et soutiennent les populations affectées. Selon nos confrères de Libération, certains pays européens, comme l’Allemagne ou la France, sont explicitement ciblés en raison de leur historique d’émissions de CO₂ et de leur rôle dans les négociations climatiques internationales.
Côté gouvernemental, aucune réponse officielle n’a encore été formulée. Le Premier ministre népalais, Pushpa Kamal Dahal, s’est contenté de déclarer, lors d’une allocution télévisée, que *« des mesures d’urgence seront prises pour venir en aide aux victimes »*. Libération souligne cependant que le Népal, en tant que pays en développement, dispose de moyens limités pour faire face à une telle crise, d’où l’accent mis sur la responsabilité des pays riches.
La crise actuelle au Népal illustre une fois de plus les inégalités face au changement climatique. Les pays les plus vulnérables, souvent les moins responsables des émissions mondiales, paient le prix fort. Comme le souligne Libération, cette situation pourrait relancer les débats sur la taxation des énergies fossiles ou la création d’un fonds dédié aux pertes et préjudices subis par les nations les plus exposées.
Une réunion du G20 est prévue le 15 septembre, où la question des compensations climatiques pourrait être abordée. Par ailleurs, l’ONU doit organiser un sommet sur le climat en novembre, où le Népal devrait faire entendre sa voix.