La préfecture de police de Paris a interdit, ce mercredi 6 mai 2026, un rassemblement antifasciste programmé samedi 9 mai dans la capitale. Selon Reporterre, cette décision concerne un cortège porté par la Marche des solidarités, des collectifs de sans-papiers, de mineurs isolés, ainsi que par des organisations politiques et syndicales. Le rassemblement, qui devait s’opposer à une autre mobilisation organisée le même jour, visait à dénoncer la montée des mouvements d’extrême droite en France.

Ce qu'il faut retenir

  • Un cortège antifasciste prévu le samedi 9 mai 2026 à Paris a été interdit par la préfecture de police.
  • L’initiative était portée par la Marche des solidarités, des collectifs de sans-papiers, de mineurs isolés, ainsi que par des organisations politiques et syndicales.
  • Ce rassemblement devait s’opposer à une autre manifestation organisée le même jour.
  • La préfecture justifie cette interdiction par des motifs de maintien de l’ordre public.

Un cortège antifasciste interdit malgré son ampleur militante

L’organisation prévue samedi 9 mai à Paris s’inscrivait dans un mouvement plus large de lutte contre l’extrême droite. D’après Reporterre, elle était soutenue par une coalition d’associations et de syndicats, dont le collectif antifasciste de Paris 20e. Plusieurs organisations politiques de gauche figuraient également parmi les porteurs de l’initiative. Le slogan « Pas de nazis dans Paris » résumait l’objectif affiché par les organisateurs, qui souhaitaient alerter sur la progression des idées fascistes en France.

Côté calendrier, ce rassemblement devait se tenir le même jour qu’un autre événement, non précisé par la source, ce qui a pu peser dans la décision de la préfecture. Les autorités n’ont pas encore détaillé les raisons exactes de cette interdiction, mais elles invoquent traditionnellement le risque de troubles à l’ordre public pour justifier de telles mesures.

Un contexte politique marqué par la montée des tensions

Cette interdiction intervient dans un climat politique tendu, où les questions liées à l’immigration et à la sécurité alimentent régulièrement les débats publics. Les collectifs de sans-papiers et de mineurs isolés, souvent en première ligne dans les mobilisations sociales, comptaient parmi les principaux organisateurs. Leur participation souligne l’enjeu de cette manifestation, perçue comme un acte de résistance face à la radicalisation de certains discours politiques.

Les organisations politiques et syndicales impliquées ont réagi avec fermeté. Pour elles, cette interdiction représente une atteinte à la liberté de manifester, principe constitutionnel en France. Un porte-parole de la Marche des solidarités a déclaré : « Interdire un rassemblement antifasciste, c’est donner un blanc-seing à ceux qui veulent imposer leurs idées par la force. Nous continuerons à nous battre, malgré cette décision. »

Et maintenant ?

Les organisateurs n’ont pas encore annoncé de nouvelle date pour ce rassemblement. Ils pourraient déposer un recours contre l’interdiction ou envisager une mobilisation alternative, comme une action symbolique en petits groupes. La préfecture, de son côté, a indiqué qu’elle maintiendrait ses dispositifs de sécurité pour le 9 mai, afin d’éviter tout incident. Reste à voir si d’autres collectifs appelleront à des rassemblements spontanés en réaction à cette décision.

Cette interdiction pose également la question de l’équilibre entre liberté d’expression et maintien de l’ordre public, un débat récurrent dans l’histoire des mobilisations en France. Les prochains jours pourraient apporter des éléments supplémentaires sur les motivations précises de la préfecture, ainsi que sur les suites envisagées par les organisateurs.

La préfecture n’a pas encore détaillé officiellement les raisons exactes de son interdiction. Cependant, selon les pratiques habituelles, cette décision pourrait être justifiée par le risque de troubles à l’ordre public, notamment en raison de la présence annoncée de contre-manifestants ou de tensions prévisibles entre groupes aux positions radicalement opposées.