Selon BFM Immo, une étude de l'Institut Paris Région révèle que la ville de Paris a perdu 3% de logements à la location depuis 2006, soit plus de 16.200 logements. En revanche, la « grande couronne » a gagné 42% de logements locatifs privés sur la même période, tandis que la « petite couronne » en a gagné 23,7%.

Ce qu'il faut retenir

  • La ville de Paris a perdu 3% de logements à la location depuis 2006, soit plus de 16.200 logements.
  • La « grande couronne » a gagné 42% de logements locatifs privés sur la même période.
  • La « petite couronne » a gagné 23,7% de logements locatifs privés.
  • Le parc locatif privé en Île-de-France a progressé de 15% depuis 2006.

La région comptait 1,54 million de logements locatifs privés en 2022, concentrés à Paris et dans les communes alentour. Un volume en hausse de 15% depuis 2006, note l'étude de l'agence d'urbanisme de la région Île-de-France. Cependant, les disparités et le rééquilibrage au profit de la périphérie sont remarquables.

La dégradation de la rentabilité locative due au décalage entre la hausse des prix immobiliers et des loyers est un des facteurs principaux, selon Emmanuel Trouillard, chargé d'études habitat à l'Institut Paris Région.

La part des logements sociaux s'érode à l'échelle francilienne, tandis que celle des logements locatifs privés progresse. L'Institut Paris Région constate aussi que la part des logements secondaires et vacants repart nettement à la hausse depuis 2012, pour atteindre 11,2% des logements franciliens en 2022.

À Paris, les logements 'inoccupés' représentent même 28% du parc privé, selon la municipalité, la moitié étant considérés vacants. Un sujet auquel le nouvel exécutif parisien entend s'attaquer, en rehaussant notamment la fiscalité sur les logements vacants à partir de 2027.

Et maintenant ?

Le nouvel exécutif parisien devrait prendre des mesures pour réduire le nombre de logements vacants à Paris. Cela pourrait inclure une augmentation de la fiscalité sur les logements vacants ou des incitations pour les propriétaires de les louer.

La progression du parc locatif privé est essentiellement due au développement des logements meublés, dont le nombre a été multiplié par 2,4 en Île-de-France entre 2006 et 2022, pour représenter désormais près de 23% de l’offre locative privée régionale.

Si le locatif privé progresse à l’échelle régionale, il se recentre sur des logements petits, souvent meublés et plus chers, notamment à Paris, accentuant la sélectivité sociale d’un parc qui demeure pourtant une porte d’entrée essentielle pour les ménages mobiles en Île-de-France.

En 2022, 63% des logements locatifs privés comptaient deux pièces ou moins, tandis que la part des logements de 4 pièces ou plus est tombée à 14,5 %, rendant l’accès au parc privé toujours plus difficile pour les familles.

Le nouvel exécutif parisien doit prendre des mesures pour réduire le nombre de logements vacants à Paris. Cela pourrait inclure une augmentation de la fiscalité sur les logements vacants ou des incitations pour les propriétaires de les louer.

En conclusion, la situation du logement à Paris et en Île-de-France est complexe et nécessite des solutions globales. La réduction du nombre de logements vacants, l'amélioration de la rentabilité locative et l'accès au parc privé pour les familles sont autant de défis qui doivent être relevés.