Le Grand Prix de Monaco 2026 restera marqué par un bouleversement en fin de course. Selon Le Figaro, le pilote français Pierre Gasly, initialement troisième sous le drapeau à damier au volant de son Alpine, a finalement terminé septième après avoir écopé de deux pénalités pour excès de vitesse dans les stands. Une décision contestée par le Français et son écurie, qui ont immédiatement déposé un recours auprès de la FIA.

Ce qu'il faut retenir

  • Pierre Gasly a terminé à la 3ᵉ place du GP de Monaco 2026 avant de reculer au 7ᵉ rang en raison de deux pénalités de cinq secondes chacune pour excès de vitesse dans les stands.
  • Les sanctions concernent des dépassements de 0,1 km/h et 0,4 km/h par rapport à la limite de 60 km/h dans la voie des stands, selon les commissaires.
  • Alpine a déposé un Right of Review, un droit de révision, pour contester ces pénalités, mais la procédure s’annonce difficile puisque la FIA rejette quasi systématiquement ces recours.
  • Gasly a exprimé son amertume en zone mixte : « J’ai le cœur brisé » et a qualifié la situation d’« injuste », estimant que ce podium lui avait été « volé ».
  • Le vainqueur du Grand Prix de Monaco 2026 est l’Italien Kimi Antonelli, qui remporte ainsi sa première victoire en Formule 1.

Une fin de course amère pour Gasly et Alpine

Dimanche 25 mai 2026, Pierre Gasly franchissait la ligne d’arrivée du circuit de Monaco en troisième position, un résultat historique pour Alpine en principauté. Mais l’euphorie a rapidement laissé place à la consternation. Selon les commissaires de course, le Français a commis deux excès de vitesse dans la voie des stands, franchissant à deux reprises la limite autorisée de 60 km/h — une première fois de 0,1 km/h, puis de 0,4 km/h. Ces écarts, bien que minimes, ont entraîné l’application de deux pénalités de cinq secondes chacune, le rétrogradant au septième rang final. « J’ai le cœur brisé », a déclaré Gasly, visiblement ému, en zone mixte. « On a réussi à faire tout ce qu’il fallait, mais se faire voler un podium après tout ce travail, c’est injuste. »

Le Normand a immédiatement contesté ces sanctions, affirmant avoir activé le régulateur de vitesse bien avant la ligne de contrôle. « Je sais de source sûre que la vitesse dans la voiture était inférieure à 60 km/h à chaque fois. J’ai enclenché le dispositif avant la ligne », a-t-il précisé. Une déclaration qui reflète la frustration du pilote, qui voit s’éloigner une opportunité rare de monter sur un podium à Monaco, l’un des circuits les plus prestigieux du calendrier.

Alpine engage un recours, mais la tâche s’annonce ardue

Face à cette décision, Alpine n’a pas tardé à réagir. L’écurie française a annoncé avoir déposé un Right of Review, un mécanisme prévu par le Code sportif international permettant de demander un réexamen des pénalités infligées. Pour que ce recours soit recevable, l’équipe doit fournir « un élément nouveau, significatif et pertinent » qui n’était pas à la disposition des commissaires au moment de leur décision. Une exigence que reconnaît l’écurie, tout en soulignant l’injustice ressentie. « La tâche s’annonce très difficile, la FIA rejetant presque systématiquement ces droits de révision », a rappelé Alpine dans un communiqué.

Gasly, qui a accumulé cinq podiums en dix ans de carrière en Formule 1, n’a pas caché son amertume. « Ça fait dix ans que je me bats très dur pour obtenir la moindre opportunité. Cinq podiums, ce n’est pas suffisant. Et si vous me demandez mon avis, je mérite celui-là. J’espère qu’ils pourront faire quelque chose », a-t-il conclu, les yeux humides. Une déclaration qui résume l’ampleur de la déception pour le pilote, pour qui Monaco représente bien plus qu’une simple course : un rêve de toujours, presque arraché au dernier moment.

Un Grand Prix de Monaco 2026 marqué par l’imprévu

Le GP de Monaco 2026 restera également dans les annales pour d’autres raisons. La course a été remportée par l’Italien Kimi Antonelli, qui signe ainsi sa première victoire en Formule 1 à seulement 20 ans, devenant l’un des plus jeunes vainqueurs de l’histoire de la discipline. Une performance qui contraste avec le chaos qui a entouré la fin de course de Gasly. Avant l’arrivée, Ferrari avait déjà connu des turbulences : Frédéric Vasseur, manager général de la Scuderia, avait été hospitalisé et n’était pas présent sur le circuit pour les essais libres et les qualifications du samedi.

Côté français, Charles Leclerc, autre pilote monégasque, a connu un week-end difficile. Lors de la première séance d’essais libres, il a percuté le rail au niveau de la chicane de la piscine, endommageant sa monoplace sans gravité. Une journée compliquée pour la Scuderia, déjà en proie à des tensions internes. De son côté, Gasly a vu son podium s’envoler en raison de détails techniques qui, pour lui, relèvent de l’injustice. Une polémique qui risque de nourrir les débats dans les jours à venir.

Et maintenant ?

Le recours déposé par Alpine pourrait prendre plusieurs jours, voire semaines, avant d’être examiné par la FIA. En cas de rejet, Gasly restera officiellement septième du Grand Prix de Monaco 2026, mais l’écurie française pourrait faire appel devant le Tribunal international de la FIA. Dans tous les cas, cette affaire relance le débat sur la rigueur des sanctions en Formule 1, un sujet récurrent qui divise pilotes et équipes. La prochaine épreuve, le Grand Prix du Canada les 13 et 14 juin 2026, pourrait offrir une occasion de tourner la page — ou, au contraire, d’envenimer les tensions.

Quoi qu’il en soit, pour Pierre Gasly, ce week-end à Monaco restera comme une opportunité manquée. « Ce qui se passe n’est pas normal, et j’espère qu’ils vont prendre les bonnes décisions », a-t-il lancé, sans masquer son amertume. Une phrase qui résume à elle seule l’ampleur de la déception pour le pilote et son équipe.

Gasly et Alpine contestent les pénalités car le pilote affirme avoir activé le régulateur de vitesse avant la ligne de contrôle et être resté sous la limite de 60 km/h. Les écarts enregistrés (0,1 km/h et 0,4 km/h) sont considérés comme marginaux et pourraient relever d’une erreur de mesure ou d’une interprétation stricte des règles.

Selon le Code sportif international, le Right of Review doit être examiné dans un délai de 14 jours suivant son dépôt. La FIA dispose ensuite de 30 jours pour rendre sa décision, bien que les procédures puissent s’étaler en cas de recours supplémentaires.