Selon RFI, Haïti déplore au moins 2 300 morts depuis le début de l’année 2026, victimes des violences perpétrées par les bandes criminelles qui gangrènent le pays. Ces groupes armés multiplient les exactions, incluant meurtres, viols, pillages et enlèvements, plongeant la population dans un climat de terreur quasi permanent.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 2 300 personnes ont péri depuis janvier 2026, selon les dernières estimations de l’ONU rapportées par RFI.
- Les bandes criminelles haïtiennes commettent des meurtres, viols, pillages et enlèvements de manière systématique.
- Haïti, déjà considéré comme le pays le plus pauvre d’Amérique, subit une crise humanitaire aggravée par l’insécurité chronique.
Une insécurité endémique alimentée par les gangs armés
Depuis plusieurs années, Haïti est aux prises avec une insécurité chronique, principalement due à l’activité de bandes criminelles bien organisées. Celles-ci étendent leur emprise sur Port-au-Prince et d’autres zones urbaines, semant la mort et le chaos. Les statistiques publiées par l’ONU, relayées par RFI, révèlent une escalade alarmante des violences depuis le début de l’année, avec un bilan humain qui ne cesse de s’alourdir.
Les populations locales subissent des exactions quotidiennes. Les enlèvements contre rançon, les violences sexuelles et les exécutions sommaires sont devenus monnaie courante, rendant la vie quotidienne extrêmement précaire. Les infrastructures publiques, déjà fragilisées, subissent également les conséquences de ces affrontements, privant les habitants d’accès à des services essentiels comme l’eau, l’électricité ou les soins médicaux.
Un pays en proie à une crise humanitaire sans précédent
La situation en Haïti s’apparente à une crise humanitaire majeure. Le pays, déjà classé parmi les plus pauvres du monde, voit sa situation se détériorer encore davantage sous l’effet des violences. Selon les observateurs, les déplacements de populations sont en hausse, avec des milliers de personnes contraintes de fuir leurs foyers pour échapper aux combats entre gangs ou aux raids meurtriers. Les organisations internationales, dont l’ONU, multiplient les appels à l’aide pour tenter de soulager une population au bord de l’effondrement.
Les autorités haïtiennes, affaiblies et souvent incapables de garantir la sécurité, peinent à rétablir un semblant d’ordre. Les forces de l’ordre locales, sous-équipées et sous-financées, sont régulièrement débordées par la puissance de feu des groupes armés. Dans ce contexte, la communauté internationale est appelée à jouer un rôle plus actif, notamment en soutenant les missions de maintien de la paix ou en fournissant une aide humanitaire d’urgence.
Des réactions internationales encore timides
Sur la scène internationale, les réactions restent mesurées. Plusieurs pays voisins, ainsi que des organisations comme l’ONU ou l’Union africaine, ont exprimé leur préoccupation face à l’aggravation de la crise. « La situation en Haïti est intenable et exige une réponse urgente et coordonnée de la communauté internationale », a déclaré un porte-parole de l’ONU sous couvert d’anonymat. Pourtant, jusqu’à présent, les engagements concrets se font encore attendre.
En attendant, la population haïtienne continue de payer le prix d’une insécurité qui ne faiblit pas. Les organisations locales tentent de maintenir un filet de sécurité social, mais leurs moyens sont largement insuffisants face à l’ampleur des besoins. Le risque, désormais, est celui d’un effondrement total des structures étatiques et humanitaires, si rien n’est fait pour inverser la tendance.
En 2026, les gangs les plus influents incluent notamment G9 et ses alliés, dirigé par Jimmy Chérizier, ainsi que d’autres factions comme 400 Mawozo et Chen Mechan. Ces groupes contrôlent des quartiers entiers de Port-au-Prince et sont impliqués dans des trafics variés, allant des enlèvements aux trafics d’armes en passant par le contrôle des importations illicites.