Alors que les négociations autour de la vente de l’opérateur SFR ont été prolongées jusqu’au 5 juin 2026, les salariés du groupe, et notamment les vendeurs en magasin, restent dans l’expectative. L’Unsa, syndicat majoritaire chez SFR, alerte sur le risque de suppressions massives d’emplois, une perspective qui pèse lourdement sur les équipes depuis l’annonce du projet. Selon Libération, cette incertitude plane sur l’avenir des quelque 10 000 employés directement concernés par la restructuration éventuelle du groupe.

Ce qu'il faut retenir

  • Prolongation des négociations jusqu’au 5 juin 2026 pour la vente de SFR.
  • Risque de suppressions massives de postes, selon l’Unsa, syndicat majoritaire dans l’entreprise.
  • 10 000 salariés potentiellement impactés par les restructurations envisagées.
  • Les vendeurs en magasin, en première ligne, subissent une attente anxiogène.
  • Les discussions portent sur la cession du groupe, dont l’issue reste incertaine.

Le processus de vente de SFR, opérateur historique des télécommunications en France, a pris un tour décisif ces dernières semaines. Les négociations, initialement prévues pour s’achever plus tôt, ont été reportées à début juin, laissant planer une ombre sur l’avenir de milliers de postes. L’Unsa, qui représente une partie significative des salariés, a multiplié les mises en garde ces derniers jours. « On sait qu’il y aura de la casse », a résumé un représentant syndical sous couvert d’anonymat, soulignant l’absence de visibilité pour les employés.

Parmi les postes les plus exposés figurent ceux des conseillers en magasin, dont les missions pourraient être réorganisées, voire supprimées, dans le cadre d’une rationalisation des coûts. Les syndicats redoutent une accélération des plans sociaux, d’autant que le contexte concurrentiel du secteur reste tendu. SFR, détenu depuis 2014 par le groupe Altice, a vu son chiffre d’affaires reculer ces dernières années, poussant ses actionnaires à envisager une cession partielle ou totale.

Côté direction, aucune communication officielle n’a été publiée pour l’instant. Les représentants du personnel attendent des clarifications sur les intentions du repreneur potentiel, qu’il s’agisse d’un groupe français ou étranger. Les craintes portent notamment sur la duplication des fonctions après un rachat, un scénario qui a déjà été observé lors d’autres opérations similaires dans le secteur. « Les salariés ont besoin de savoir où ils en sont », a déclaré un membre du comité social et économique (CSE) de SFR, rappelant que l’incertitude affecte déjà le moral des équipes.

« On sait qu’il y aura de la casse. »
— Un représentant de l’Unsa, syndicat majoritaire chez SFR

Et maintenant ?

D’ici le 5 juin, date butoir des négociations, plusieurs scénarios pourraient se dessiner. Un repreneur pourrait proposer un plan social assorti de mesures d’accompagnement, ou au contraire opter pour une restructuration radicale. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des suppressions de postes et leurs modalités. Les syndicats, eux, préparent déjà des contre-propositions pour limiter l’impact sur l’emploi.

Quoi qu’il en soit, les salariés de SFR n’ont d’autre choix que de patienter, tout en s’interrogeant sur leur avenir professionnel. La direction du groupe a indiqué qu’elle communiquerait « dans les meilleurs délais », sans pour autant s’engager sur une date précise. Une chose est sûre : la tension monte chez les employés, qui espèrent des garanties concrètes avant que les décisions ne soient rendues publiques.

Le principal motif d’inquiétude réside dans les suppressions de postes massives redoutées par les syndicats. Avec un repreneur potentiel susceptible de rationaliser les coûts, notamment en fusionnant des services ou en fermant des sites, les employés craignent pour leur emploi. L’Unsa évoque déjà « de la casse », soulignant que des milliers de postes pourraient être menacés.