Une vingtaine de villes britanniques testent déjà l’utilisation de petits robots livreurs circulant sur les trottoirs. À l’image de Milton Keynes, située au nord de Londres, ces machines autonomes pourraient bientôt bénéficier d’un cadre légal plus souple. Le gouvernement britannique a en effet annoncé vouloir réviser la réglementation pour faciliter leur déploiement, comme le rapporte Le Monde.
Ce qu'il faut retenir
- Le Royaume-Uni compte une vingtaine de villes où des robots livreurs circulent déjà sur les trottoirs.
- Milton Keynes, au nord de Londres, est l’une des villes pionnières dans ce domaine.
- Le gouvernement britannique envisage de réviser le droit pour autoriser ces machines à circuler plus largement.
- Ces robots sont conçus pour livrer des colis en milieu urbain, sans recourir à un véhicule traditionnel.
- La révision réglementaire pourrait intervenir d’ici fin 2026 ou début 2027.
Un déploiement déjà en cours dans plusieurs villes britanniques
Depuis quelques années, une vingtaine de municipalités britanniques expérimentent l’utilisation de petits robots autonomes pour les livraisons locales. Ces engins, souvent comparés à des chariots motorisés sur deux ou quatre roues, évoluent à une vitesse modérée sur les trottoirs, conçus pour éviter les piétons et les obstacles. Milton Keynes, ville nouvelle située à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Londres, figure parmi les premières à avoir adopté cette technologie. Elle sert aujourd’hui de référence pour les autres collectivités souhaitant se lancer.
Selon les promoteurs de ce système, ces robots permettraient de réduire les émissions liées aux livraisons, tout en désengorgeant les rues des véhicules utilitaires. « Ces machines offrent une alternative durable aux livraisons traditionnelles », a déclaré un porte-parole de Starship Technologies, l’un des principaux fabricants de ces robots, cité par Le Monde. Ces engins sont déjà utilisés par des enseignes comme Tesco ou Co-op pour livrer des courses ou des repas à domicile.
Une réglementation à adapter pour une généralisation
Jusqu’à présent, la circulation de ces robots sur les trottoirs britanniques était encadrée par des dérogations locales. Mais face à l’essor de cette technologie, le gouvernement britannique a décidé d’engager une révision du cadre juridique. L’objectif est clair : faciliter leur déploiement à plus grande échelle, tout en garantissant la sécurité des piétons. Cette réforme pourrait concerner plusieurs aspects du droit, notamment la responsabilité en cas d’accident ou les règles de circulation.
Une consultation publique a été lancée en 2025 pour recueillir l’avis des collectivités, des entreprises et des citoyens. Les résultats devraient permettre d’affiner le projet de loi, dont l’adoption est prévue d’ici la fin 2026. « Nous voulons créer un environnement propice à l’innovation, sans compromettre la sécurité », a précisé un représentant du ministère des Transports, toujours selon Le Monde. Pour l’instant, aucune date précise n’a été fixée, mais les acteurs du secteur tablent sur une entrée en vigueur progressive dès 2027.
En attendant, les villes comme Milton Keynes continueront d’affiner leurs protocoles, tandis que les fabricants de robots peaufinent leurs modèles. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si cette technologie s’imposera comme un maillon essentiel de la logistique urbaine.
En France, plusieurs villes expérimentent des robots livreurs, notamment à Paris et Lyon. Cependant, leur déploiement reste limité par des règles strictes, notamment en matière de circulation sur la voie publique. Aucune ville française n’a encore autorisé ces machines à rouler librement sur les trottoirs, contrairement au Royaume-Uni.