Le chanteur marocain Saad Lamjarred, déjà condamné en 2023 à six ans de prison ferme pour viol dans une autre affaire, doit comparaître devant la cour d’assises de Draguignan. Selon Le Monde, il sera jugé pour le viol présumé d’une barmaid commis en 2018 près de Saint-Tropez. L’audience, qui s’annonce sous haute tension, s’ouvrira dans les prochaines semaines, sans que la date exacte n’ait encore été rendue publique.
Ce qu'il faut retenir
- Saad Lamjarred a été condamné à six ans de prison ferme en 2023 par la cour d’assises de Paris pour un viol dans une autre affaire.
- Il doit désormais répondre devant la cour d’assises de Draguignan pour un viol présumé commis en 2018.
- La victime présumée était une barmaid travaillant près de Saint-Tropez au moment des faits.
- Les dates d’audience n’ont pas encore été communiquées officiellement.
Une affaire distincte de celle ayant conduit à sa condamnation en 2023
L’affaire pour laquelle Saad Lamjarred a été condamné en 2023 concernait un viol commis dans un contexte différent, également jugé par la cour d’assises de Paris. Cette première condamnation, prononcée six ans après les faits, avait marqué les esprits en raison du profil médiatique de l’artiste. Désormais, c’est devant les assises du Var que le chanteur devra répondre des accusations portées à son encontre dans l’affaire de 2018. Les deux procédures, bien que distinctes, illustrent une même problématique judiciaire autour de sa personne.
Selon Le Monde, les faits reprochés remontent à l’été 2018, lorsque la victime présumée travaillait dans un établissement situé dans la région de Saint-Tropez. Les circonstances précises de l’agression restent encore floues, mais l’accusation s’appuie sur des éléments recueillis lors de l’enquête préliminaire. L’artiste, connu pour ses tubes comme Lm3allem, nie les accusations portées contre lui, selon ses avocats.
Un procès attendu dans un climat judiciaire déjà tendu
La perspective de ce nouveau procès intervient dans un contexte où Saad Lamjarred fait déjà l’objet d’une attention médiatique et judiciaire soutenue. Son retour devant une cour d’assises, seulement trois ans après une première condamnation, soulève des questions sur la gestion de son dossier pénal. Les parties civiles, représentées par leurs avocats, devraient demander des dommages et intérêts en plus de la reconnaissance de leur préjudice.
Les débats s’annoncent serrés, d’autant que la défense pourrait mettre en avant la durée écoulée entre les faits et la tenue du procès. En France, les règles de prescription varient selon la gravité des infractions, mais les crimes comme le viol ne sont pas soumis à prescription. Cela laisse la porte ouverte à une procédure longue et complexe, avec des auditions de témoins et des expertises psychologiques à prévoir.
Côté victime, une éventuelle condamnation symboliserait une reconnaissance judiciaire de son préjudice, bien que le montant des dommages et intérêts reste à déterminer. De son côté, la défense pourrait tenter de contester la crédibilité des témoignages ou la solidité des preuves réunies, dans l’optique d’obtenir un acquittement ou une réduction de peine.
Quoi qu’il en soit, ce procès s’inscrit dans une séquence judiciaire qui pourrait, à terme, redéfinir le parcours pénal et médiatique de Saad Lamjarred. Les prochains mois diront si la justice française confirme ou infirme les accusations portées contre lui dans cette affaire de 2018.
La première affaire, jugée en 2023 par la cour d’assises de Paris, concernait un viol commis dans un contexte différent de celui de 2018. Les faits reprochés dans cette nouvelle affaire, jugée à Draguignan, remontent à l’été 2018 et impliquent une barmaid travaillant près de Saint-Tropez. Les deux procédures sont distinctes, tant sur le plan des faits que des victimes présumées.