Un premier suspect ukrainien accusé d’avoir participé au sabotage du gazoduc Nord Stream en septembre 2022 sera jugé à compter du 14 octobre à Hambourg, en Allemagne. Comme le rapporte Ouest France, un deuxième suspect, arrêté en Croatie au mois d’août, est toujours détenu en attendant son procès.
Ce qu'il faut retenir
- Un premier suspect ukrainien jugé à partir du 14 octobre à Hambourg pour son implication dans le sabotage du gazoduc Nord Stream en 2022.
- Un deuxième suspect, arrêté en Croatie en août 2026, est toujours en détention provisoire.
- L’enquête porte sur les explosions qui ont endommagé les gazoducs Nord Stream 1 et 2 dans la mer Baltique.
- Les autorités allemandes n’ont pas encore précisé les chefs d’accusation retenus contre les suspects.
Un procès prévu à Hambourg pour le premier suspect
Le tribunal régional de Hambourg a annoncé l’ouverture du procès d’un suspect ukrainien dès le 14 octobre 2026. Selon les informations rapportées par Ouest France, cet homme serait impliqué dans les actes de sabotage ayant touché les gazoducs Nord Stream en mer Baltique. Les autorités n’ont pas encore dévoilé l’étendue exacte de son rôle présumé dans cette affaire.
L’enquête, toujours en cours, vise à déterminer l’ensemble des responsabilités dans ces attentats, qui avaient provoqué d’importantes fuites de gaz et suscité une crise diplomatique majeure en Europe. Les investigations se concentrent notamment sur les méthodes utilisées et les éventuels complices.
Un second suspect détenu en Croatie
Un deuxième homme, également originaire d’Ukraine, a été interpellé en Croatie au mois d’août 2026. Il reste actuellement en détention provisoire dans l’attente de son transfert vers l’Allemagne ou de la suite de la procédure judiciaire dans ce pays. Les autorités croates ont confirmé sa détention, sans préciser pour l’instant les charges retenues contre lui.
Cet emprisonnement s’inscrit dans le cadre d’une coopération internationale renforcée entre plusieurs pays européens, visant à démanteler les réseaux impliqués dans ces actes de sabotage. Les enquêtes menées en Allemagne, en Suède et au Danemark ont permis de rassembler des éléments clés pour identifier les auteurs présumés.
Les gazoducs Nord Stream, cibles d’un sabotage en 2022
Les explosions survenues le 26 septembre 2022 avaient endommagé les deux gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2, situés en mer Baltique. Ces infrastructures, essentielles pour le transport de gaz naturel entre la Russie et l’Europe, avaient été mises hors service à la suite des dégâts. Les fuites de gaz avaient provoqué une pollution environnementale et une crise énergétique en Europe.
Dès l’origine, les soupçons s’étaient portés sur des actes de sabotage, sans qu’aucun pays ni groupe n’ait revendiqué ces attaques. Plusieurs hypothèses avaient été avancées, impliquant parfois des acteurs étatiques. L’enquête judiciaire en cours cherche à établir la vérité et à identifier tous les responsables.
Les conclusions de ces procédures pourraient avoir un impact sur les relations diplomatiques entre l’Ukraine et plusieurs pays européens, notamment en matière de coopération judiciaire et de lutte contre le terrorisme.