Les fondateurs de l’entreprise organisatrice de banquets Canon français ont engagé un procès en diffamation contre deux députées de La France Insoumise (LFI) originaires d’Ille-et-Vilaine, Marie Mesmeur et Mathilde Hignet. L’audience s’est tenue aujourd’hui devant le tribunal judiciaire de Tours (Indre-et-Loire), comme l’a révélé Ouest France.
Selon nos confrères, les deux parlementaires avaient accusé publiquement l’entreprise de promouvoir, lors de ses événements, « une idéologie d’extrême droite ». Ces déclarations, formulées en dehors du cadre judiciaire, ont conduit les dirigeants du Canon français à engager une action en justice pour défendre leur réputation. La décision du tribunal est attendue pour le 12 novembre 2026.
Ce qu'il faut retenir
- Deux députées LFI, Marie Mesmeur et Mathilde Hignet, sont poursuivies pour diffamation par les fondateurs du Canon français.
- Les élues avaient accusé l’entreprise d’organiser des banquets promouvant une « idéologie d’extrême droite ».
- L’audience s’est tenue au tribunal de Tours (Indre-et-Loire).
- Le juge rendra sa décision le 12 novembre 2026.
- L’entreprise Canon français organise des banquets en France.
Un litige né de accusations publiques
L’origine de ce conflit remonte aux déclarations des deux députées, qui ont pointé du doigt le Canon français lors d’interventions médiatiques ou politiques. Dans leurs propos, elles affirmaient que l’entreprise, spécialisée dans l’organisation de réceptions, contribuait à diffuser des idées associées à l’extrême droite. Ces accusations, relayées sur divers canaux, ont poussé les dirigeants du Canon français à saisir la justice.
D’après Ouest France, les fondateurs de l’entreprise estiment que ces allégations portent atteinte à leur image et à leur activité. Pour eux, il s’agit de protéger l’entreprise contre ce qu’ils considèrent comme des attaques infondées et préjudiciables.
Le déroulement de l’audience à Tours
Lors de l’audience de ce jour au tribunal judiciaire de Tours, les avocats des deux parties ont présenté leurs arguments. Les fondateurs du Canon français ont insisté sur le caractère diffamatoire des propos tenus par les députées, tandis que les défenderesses ont maintenu leurs accusations, évoquant un devoir de vigilance démocratique.
Ni Marie Mesmeur ni Mathilde Hignet n’étaient présentes physiquement en salle d’audience, mais leurs avocats ont plaidé en leur nom. Les échanges ont porté sur la notion de liberté d’expression, d’une part, et sur la présomption d’innocence et le droit à la réputation, d’autre part. Le procureur de la République n’a pas requis de peine, laissant le juge trancher sur le fond.
« Nous avons toujours agi dans le respect de la loi et des valeurs républicaines. Ces accusations sans preuve sont une atteinte inacceptable à notre travail et à notre honneur. »
— Un porte-parole des fondateurs du Canon français, cité par Ouest France
Le contexte politique derrière l’affaire
Cette affaire survient dans un climat politique particulièrement tendu, où les accusations d’extrémisme sont fréquentes entre les différentes familles idéologiques. Marie Mesmeur et Mathilde Hignet, toutes deux membres de La France Insoumise, ont déjà été au cœur de polémiques similaires par le passé, notamment pour leurs prises de position radicales sur certains sujets sociétaux.
Côté Canon français, l’entreprise se présente comme un acteur neutre du secteur de l’événementiel, organisant des banquets pour des particuliers et des entreprises. Pourtant, selon plusieurs observateurs, l’entreprise a été plusieurs fois pointée du doigt pour avoir accueilli des personnalités ou des événements associés à des courants politiques controversés.
Reste à voir si cette affaire influencera les futures prises de parole des personnalités politiques, ou si elle restera un cas isolé dans un paysage médiatique déjà très polarisé. Une chose est sûre : la date du 12 novembre prochain s’annonce décisive pour les quatre protagonistes de cette affaire.