Selon Top Santé, le psychiatre américain Daniel Amen met en garde contre une tendance éducative qui, selon lui, peut nuire au développement psychologique des enfants. Dans un récent épisode du podcast Build different, il affirme que « si vous en faites trop pour vos enfants, vous renforcez votre propre estime de vous en leur volant la leur ». Une déclaration qui s’inscrit dans une réflexion plus large sur les méthodes d’éducation favorisant la résilience mentale chez les plus jeunes.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Dr Daniel Amen est un psychiatre américain reconnu, auteur de plusieurs ouvrages sur la santé mentale.
  • Il intervient dans l’épisode Build different pour aborder les conséquences d’un excès de sollicitude parentale.
  • Selon lui, cette habitude éducative affaiblit l’estime de soi des enfants en les rendant dépendants de l’approbation parentale.
  • Le psychiatre prône des méthodes visant à renforcer la résilience mentale dès le plus jeune âge.

Un constat issu de la pratique clinique

Le Dr Daniel Amen, figure majeure de la psychiatrie américaine, s’appuie sur des années d’expérience clinique pour étayer ses propos. Spécialiste des troubles de l’attention et des addictions, il a développé une approche centrée sur l’équilibre psychologique et la gestion des émotions. Dans son intervention sur Build different, il explique que les parents qui cherchent à tout contrôler ou à tout faciliter pour leurs enfants risquent de compromettre leur autonomie émotionnelle. « En agissant ainsi, on leur envoie un message subliminal : sans nous, ils ne sont rien », précise-t-il. Pour le psychiatre, cette dynamique crée des adultes moins résilients face aux épreuves de la vie.

La résilience mentale, un objectif éducatif

Le concept de résilience mentale est au cœur des recommandations du Dr Amen. Selon lui, les enfants doivent apprendre à gérer les échecs et les frustrations pour construire une personnalité solide. « La vie n’est pas un long fleuve tranquille, et ceux qui n’ont jamais appris à tomber ne sauront pas se relever », souligne-t-il. Le psychiatre propose des pistes concrètes : encourager l’autonomie dès le plus jeune âge, accepter que l’enfant fasse des erreurs, et lui laisser la liberté de résoudre ses propres problèmes. Autant dire que cette vision s’éloigne des modèles éducatifs surprotecteurs, aujourd’hui largement répandus dans les sociétés occidentales.

« Si vous en faites trop pour vos enfants, vous renforcez votre propre estime de vous en leur volant la leur. » — Dr Daniel Amen

Un débat qui dépasse les frontières

Cette prise de position du Dr Amen s’inscrit dans un débat plus large sur l’éducation contemporaine. En Europe comme en Amérique du Nord, les psychologues et pédagogues s’interrogent sur l’impact des méthodes éducatives actuelles. Certains experts, comme la psychologue française Isabelle Filliozat, défendent une approche similaire, prônant un équilibre entre soutien et autonomie. D’autres, en revanche, estiment que les enfants ont besoin d’un cadre sécurisant avant de pouvoir développer leur indépendance. Pour le Dr Amen, la frontière est claire : « L’amour ne doit pas être une prison, mais un tremplin. »

Et maintenant ?

L’intervention du Dr Amen pourrait relancer les discussions sur les méthodes éducatives dans les prochains mois. Plusieurs associations de parents d’élèves ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour ses recommandations. Une conférence en ligne est prévue pour le 15 septembre 2026, afin d’approfondir ces questions. Reste à voir si les parents seront prêts à remettre en cause leurs habitudes éducatives, souvent guidées par l’instinct et les normes sociales.

Le psychiatre, lui, ne compte pas en rester là. Il prépare actuellement un ouvrage sur le sujet, qui devrait paraître au printemps 2027. En attendant, ses interventions suscitent déjà des réactions contrastées, entre soutien et scepticisme.

Le psychiatre recommande notamment de laisser l’enfant résoudre ses propres problèmes, même mineurs, et de valoriser ses efforts plutôt que ses résultats. Il conseille aussi de fixer des limites claires tout en encourageant l’autonomie, par exemple en confiant des tâches adaptées à son âge.