La troisième étape de la 52e édition du Solitaire du Figaro Paprec, courue entre La Rochelle et Saint-Gildas-de-Noisy, s’est soldée par une série d’avaries et d’abandons, selon Ouest France. Avec huit marins sur les rangs qui ont jeté l’éponge, dont le skipper Edouard Golbery après un démâtage, cette journée a confirmé la difficulté du parcours et les défis techniques rencontrés par les concurrents. À quelques heures de l’arrivée prévue ce mercredi 3 juin 2026, le bilan s’alourdit et interroge sur la suite de la compétition.
Ce qu'il faut retenir
- Un démâtage a contraint le skipper Edouard Golbery à l’abandon, portant à huit le nombre total d’abandons sur cette troisième étape.
- La météo capricieuse et les conditions techniques ont mis à rude épreuve les marins, avec des choix stratégiques complexes.
- L’arrivée à Saint-Gildas-de-Noisy est désormais attendue pour ce mercredi soir, avec un classement toujours ouvert malgré les retraits.
- Cette étape, partie de La Rochelle, a révélé des faiblesses matérielles chez plusieurs concurrents.
Un démâtage décisif et huit abandons en 24 heures
Le skipper Edouard Golbery, en lice sous les couleurs du Figaro Paprec, a été victime d’un démâtage en milieu de parcours. Un incident technique qui l’a contraint à abandonner, comme l’a confirmé Ouest France. Ce contretemps porte à huit le nombre total d’abandons enregistrés sur cette troisième étape, un chiffre qui illustre la rudesse des conditions rencontrées par les marins. « On a tout donné, mais le mât n’a pas tenu. C’est la course qui décide », a déclaré Golbery, visiblement déçu, avant de rejoindre le port en bateau de soutien.
Parmi les autres concurrents forcés de quitter la compétition, on compte des skippers expérimentés comme Thierry Chabagny et Fabien Delahaye, tous deux victimes de problèmes techniques ou de chocs avec des OFNI (objets flottants non identifiés). La gestion des risques et la solidité des bateaux restent au cœur des préoccupations.
Des conditions météo et maritimes exigeantes
La troisième étape, longue de 280 milles nautiques, a été marquée par des vents changeants et des vagues importantes, typiques des parages de la pointe bretonne. Les marins ont dû adapter leur trajectoire en permanence, avec des choix stratégiques souvent déterminants. « On a navigué à la limite de la casse », a expliqué Corentin Horeau, l’un des favoris de l’épreuve, qui a réussi à conserver sa place malgré une nuit difficile. « Le vent a viré plusieurs fois, et il a fallu ajuster sans cesse les voiles. C’est épuisant. »
Les abandons s’expliquent autant par des erreurs humaines que par des défaillances matérielles. Plusieurs skippers ont évoqué des problèmes de quille ou de safran, révélant des faiblesses dans la préparation de certains bateaux. Une situation qui pourrait, à terme, interroger les organisateurs sur les normes de sécurité en vigueur.
Un classement toujours ouvert malgré les retraits
Avec huit concurrents en moins, le peloton restant compte désormais 22 bateaux en lice pour la victoire d’étape. Le leader du classement général, Erwan Le Draoulec, conserve une avance confortable, mais la course reste serrée derrière lui. « On a perdu du monde, mais ceux qui restent sont les plus solides. Ça ne change rien pour nous », a commenté Le Draoulec, avant de préciser que son équipe avait anticipé les risques en renforçant certains équipements.
Les prochaines heures seront cruciales pour les derniers arrivants. La nuit dernière a été éprouvante, avec des rafales dépassant les 30 nœuds dans le secteur des Glénan. Les marins encore en course devront redoubler de prudence pour éviter un nouveau coup dur.
Cette troisième étape du Solitaire du Figaro Paprec laisse donc planer plusieurs incertitudes. Entre défaillances techniques, conditions extrêmes et stratégie à revoir, les marins devront faire preuve de résilience pour espérer décrocher une victoire. Reste à savoir si les abandons de cette journée seront isolés ou annonciateurs d’un tournant dans la compétition.
La quatrième étape est prévue pour démarrer le 5 juin 2026 au départ de Concarneau, avec une arrivée à Lorient. Les concurrents encore en lice devront donc se préparer rapidement, d’autant que les conditions météo annoncées restent agitées dans le golfe de Gascogne.