Ce lundi 18 mai, l’émission Good Morning Business diffusée sur BFM Business a consacré une partie de son programme à l’analyse de la rencontre récente entre l’ancien président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping. Selon les observateurs invités dans l’émission, cette visite officielle, bien que symbolique, laisse un bilan mitigé sur le plan économique et géopolitique.

Ce qu'il faut retenir

  • La rencontre Trump-Xi du 17 mai 2026 a été qualifiée de « symbolique » par Alexis Karklins-Marchay, directeur général délégué d’Eight Advisory, lors de son intervention dans l’émission Good Morning Business.
  • Le sommet s’est tenu dans un contexte de tensions commerciales persistantes entre Washington et Pékin, sans annonce majeure sur un possible accord commercial.
  • Les experts soulignent un bilan économique contrasté, marqué par des déclarations d’intention sans engagements concrets.
  • Parmi les sujets abordés, la question des détroits stratégiques (Ormuz, Malacca, Taïwan) a été évoquée comme un enjeu de stabilité mondiale.
  • L’émission a également couvert d’autres sujets économiques, comme la réforme des allègements de charges en France ou la candidature de Gabriel Attal à l’élection présidentielle.

Une visite sans avancées économiques majeures

Lors de son intervention dans Good Morning Business, Alexis Karklins-Marchay a tempéré l’optimisme autour de ce sommet. Selon lui, « la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping n’a pas débouché sur des mesures concrètes ». Autant dire que les attentes étaient élevées, mais le résultat reste en deçà des espérances. Les deux dirigeants se sont contentés de déclarations générales sur la nécessité de renforcer les échanges commerciaux, sans préciser de calendrier ni de modalités.

Côté chinois, Pékin a réaffirmé sa volonté de stabiliser les relations commerciales, mais sans céder sur les sujets sensibles comme les subventions aux entreprises d’État ou les barrières douanières. De son côté, l’administration Trump a maintenu une ligne ferme sur la protection des intérêts américains, notamment dans les secteurs technologiques et industriels.

Les détroits stratégiques, un enjeu de stabilité mondiale

Parmi les sujets abordés dans l’émission, la question des détroits stratégiques a occupé une place centrale. Selon les analystes présents dans Good Morning Business, ces zones maritimes – comme Ormuz, Malacca ou Taïwan – restent des points de tension majeurs. Leur contrôle influence directement les flux commerciaux mondiaux, et toute perturbation pourrait avoir des répercussions économiques globales.

Xi Jinping a réaffirmé la position chinoise sur Taïwan, qualifiant l’île de « partie inaliénable de la Chine », tandis que Donald Trump a réitéré le soutien américain à la liberté de navigation dans ces eaux stratégiques. Aucun compromis n’a été trouvé sur ces sujets sensibles, laissant planer un risque de tensions accrues dans les mois à venir.

Allègements de charges en France : un gel temporaire pour éviter un surcoût

Dans une chronique dédiée à l’économie française, Raphaël Legendre et Emmanuel Lechypre ont analysé la proposition du ministère de l’Économie de geler le barème des réductions de cotisations. Cette mesure vise à éviter un gonflement automatique de 2 milliards d’euros, lié à l’augmentation du SMIC. « Il s’agit d’une décision technique pour limiter l’impact budgétaire », a expliqué Emmanuel Lechypre. Selon lui, cette mesure pourrait être reconduite si la croissance économique ne se redresse pas suffisamment.

Les deux chroniqueurs ont également souligné que cette décision pourrait avoir des répercussions sur les entreprises, notamment les PME, déjà fragilisées par la hausse des coûts énergétiques et des salaires. Bref, un équilibre difficile à trouver entre soutien au pouvoir d’achat et maîtrise des dépenses publiques.

Gabriel Attal en passe de se déclarer pour 2027 ?

Dans son édito, Raphaël Legendre a commenté les informations de La Tribune Dimanche selon lesquelles Gabriel Attal devrait officiellement annoncer sa candidature à l’élection présidentielle d’ici la fin de la semaine. Une décision qui s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu, avec trois anciens Premiers ministres – Édouard Philippe, Jean Castex et Bernard Cazeneuve – qui pourraient lui disputer la tête de la majorité présidentielle.

Selon Legendre, « cette course à la succession de Macron va se jouer sur le terrain des réformes économiques et sociales ». Les observateurs s’interrogent déjà sur les chances de Gabriel Attal face à des candidats expérimentés, mais aussi sur la capacité de la majorité à éviter une division avant le scrutin.

Benyamin Netanyahou face à une coalition en péril

Annalisa Cappellini a consacré sa chronique à la situation politique en Israël, où la coalition de Benyamin Netanyahou menace de s’effondrer. Plusieurs partis de la majorité ont menacé de quitter le gouvernement, ce qui pourrait entraîner des élections anticipées. « Le Premier ministre joue un jeu risqué en maintenant sa ligne dure sur les réformes judiciaires », a analysé Cappellini. Une dissolution de la Knesset semble désormais probable, avec des conséquences incertaines sur la stabilité régionale.

Cette instabilité politique survient dans un contexte déjà tendu avec les voisins palestiniens et les tensions internes autour des réformes controversées du système judiciaire israélien.

Lancôme réinvente son flagship parisien autour de la longévité

Dans sa chronique Morning Retail, Eva Jacquot a présenté le nouveau flagship de Lancôme aux Champs-Élysées. Ce magasin, entièrement dédié à la longévité, mise sur une expérience immersive pour le public. « L’objectif est de concrétiser les avancées scientifiques en matière de vieillissement en une destination accessible », a-t-elle précisé. Une stratégie qui s’inscrit dans la tendance des marques de luxe à se diversifier vers des concepts innovants.

L’IA, un outil facilitant pour les pirates informatiques

Dans sa chronique Culture IA, Frédéric Simottel a alerté sur l’usage croissant de l’intelligence artificielle dans les cyberattaques. Selon lui, « les outils basés sur l’IA permettent aux pirates de contourner les protections traditionnelles avec une facilité déconcertante ». Une menace qui s’ajoute aux risques classiques, comme le phishing ou les ransomwares, et qui nécessite une adaptation rapide des entreprises et des États.

TaxCut simplifie la déclaration d’impôts pour 150 euros

Le cofondateur de TaxCut, Mathis Hauville, a présenté sa plateforme en ligne lors de l’émission Le Pitch. Son service propose de déléguer sa déclaration d’impôts pour un tarif fixe de 150 euros, un montant qui séduit de plus en plus de contribuables. « Nous ciblons les particuliers qui veulent gagner du temps sans se ruiner », a-t-il expliqué. Une offre qui pourrait séduire dans un contexte où la complexité fiscale reste un sujet de préoccupation majeur.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact réel du sommet Trump-Xi. Si aucune avancée concrète n’a été actée, les deux pays pourraient revenir à la table des négociations d’ici l’été, sous la pression des milieux économiques. Côté français, la décision de geler les allègements de charges pourrait être reconduite, mais son efficacité dépendra de l’évolution du marché du travail. Enfin, en Israël, les élections anticipées pourraient redessiner le paysage politique, avec des conséquences sur les relations régionales.

Si le sommet Trump-Xi a montré les limites d’une diplomatie économique sans engagement fort, les prochaines semaines diront si les acteurs concernés sauront transformer les déclarations d’intention en actions concrètes.

Les principaux sujets de tension restent les barrières douanières, les subventions aux entreprises d’État chinoises et la question de Taïwan. Aucun compromis n’a été trouvé sur ces points, laissant planer un risque de tensions accrues dans les mois à venir.

Cette mesure vise à éviter un gonflement automatique de 2 milliards d’euros lié à l’augmentation du SMIC. Elle s’inscrit dans une logique de maîtrise des dépenses publiques, mais pourrait peser sur les entreprises déjà fragilisées.