Avec un temps de **40 jours, 10 heures et 45 minutes**, le skipper Thomas Coville détient depuis janvier dernier le record du tour du monde à la voile en équipage et sans escale. Une performance réalisée à bord du trimaran Sodebo Ultime 3, selon Franceinfo - Sport. Cette aventure, qui a marqué l’histoire de la voile moderne, a été menée avec un équipage composé de six marins expérimentés : Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle, Benjamin Schwartz et Nicolas Troussel.

Ce qu'il faut retenir

  • Thomas Coville a battu le record du Trophée Jules Verne en **40 jours, 10 heures et 45 minutes** en janvier 2026.
  • Le parcours a été réalisé en équipage à bord du Sodebo Ultime 3 avec six coéquipiers.
  • Le skipper s’est exprimé lors d’un entretien avec des collégiens, abordant vitesse, technologie et ses projets pour la Route du Rhum 2026.
  • Coville participera à sa huitième édition de la Route du Rhum, qu’il vise pour la première fois en multicoque.
  • La 13ᵉ édition de la Route du Rhum, course en solitaire vers la Guadeloupe, débutera mi-novembre 2026.

Un exploit historique et des réponses aux jeunes passionnés

À l’occasion de la Journée européenne de la Mer, célébrée le 20 mai, Franceinfo - Sport a mis en lumière les exploits de Thomas Coville. Le navigateur, déjà détenteur du record en solitaire depuis 2016, a accepté de répondre aux questions de collégiens de La Cavalerie, dans le Larzac. Ces échanges ont permis de revenir sur les défis techniques et humains de son tour du monde record.

Parmi les interrogations des adolescents, l’une portait sur la vitesse maximale atteinte pendant la course. Coville a précisé que le trimaran avait dépassé les 40 nœuds à plusieurs reprises, flirtant ainsi avec les limites de la physique maritime. « Ma vie, c’est émotions et sensations en mouvement », a-t-il confié aux jeunes journalistes en herbe.

Des défis technologiques et humains au cœur de l’aventure

Les questions des collégiens ont également porté sur l’impact des technologies modernes dans la pratique de la voile. Yogan, l’un des élèves, s’est interrogé sur la nécessité de « réapprendre à naviguer » face à l’évolution des outils. Coville a souligné que si les instruments de navigation (GPS, capteurs météo, pilotes automatiques) ont révolutionné la discipline, ils ne remplacent pas l’instinct et l’expérience des marins. « La technologie aide, mais c’est l’humain qui reste au centre », a-t-il expliqué.

L’équipage a dû gérer des conditions extrêmes, entre tempêtes dans l’océan Indien et calmes plats dans le Pacifique. Une gestion fine de l’énergie, de la voilure et de l’alimentation a été cruciale pour tenir ce rythme effréné pendant plus de quarante jours.

La Route du Rhum, un nouveau défi pour Coville

Alors que le record du Trophée Jules Verne vient d’être établi, Thomas Coville a déjà les yeux rivés sur sa prochaine échéance : la Route du Rhum. La 13ᵉ édition de cette course mythique, qui relie Saint-Malo à Pointe-à-Pitre en solitaire, s’élancera mi-novembre 2026. Pour Coville, cette participation revêt une dimension particulière. « Je n’ai jamais gagné la Route du Rhum en multicoque », a-t-il déclaré. « Pourtant, à maintes reprises, j’en ai été proche. Il y a cette prétention et cette âme de compétiteur en moi qui me poussent à vouloir remporter ce trophée, qui fait partie de mon histoire. »

Ce défi marque son huitième départ sur cette course, mais sa première tentative en multicoque. Un choix audacieux, alors que la plupart des victoires ont été remportées en monocoque. Coville compte bien inverser cette tendance avec son trimaran, conçu pour allier puissance et maniabilité.

Et maintenant ?

Thomas Coville dispose de quelques mois pour peaufiner la préparation de son trimaran avant le départ de la Route du Rhum, prévu mi-novembre 2026. Les observateurs s’attendent à ce qu’il figure parmi les favoris, même si la course reste imprévisible, notamment en raison des conditions météo capricieuses dans l’Atlantique. Son objectif ? Boucler la boucle en réalisant le parcours le plus rapide possible, tout en gérant les risques inhérents à une navigation en solitaire sur près de 3 500 milles.

Dans l’attente de cette nouvelle aventure, Coville continue de partager sa passion pour la voile. Son rôle de mentor auprès des jeunes générations, comme lors de son échange avec les collégiens du Larzac, illustre son engagement pour promouvoir ce sport exigeant. Une chose est sûre : son nom résonne déjà comme une référence pour les prochaines générations de marins.

Le skipper n’a jamais remporté cette course en multicoque, bien qu’il s’en soit approché à plusieurs reprises. Il a évoqué une « prétention » et « l’âme d’un compétiteur » pour expliquer son ambition de décrocher ce trophée, qui s’inscrit dans son parcours personnel.