En fin de saison, la ferme des Obiones à Roz-sur-Couesnon s’apprête à vivre deux jours d’intense activité. Selon Ouest France, pas moins de 300 brebis doivent être tondues, un travail minutieux qui permettra de récupérer près de 800 kg de laine. C’est très technique, comme le soulignent les responsables de l’exploitation, qui précisent que cette opération marque la clôture d’une saison pastorale dans les prés-salés de la baie du Mont-Saint-Michel.
Ce qu'il faut retenir
- Une opération annuelle pour la ferme des Obiones, située à Roz-sur-Couesnon
- 300 brebis à tondre, soit un total de 800 kg de laine récupérés
- Un chantier mobilisant tondeurs, attrapeurs et trieurs sur deux jours
- La tonte intervient en fin de saison, après plusieurs mois d’élevage en prés-salés
- Cette étape s’inscrit dans le quatrième et dernier épisode d’une série dédiée à la ferme des Obiones
Un travail d’équipe exigeant
À Roz-sur-Couesnon, la ferme des Obiones ne compte pas ses effectifs lorsque vient l’heure de la tonte. Selon les informations d’Ouest France, une dizaine de personnes se relaient pour mener à bien cette tâche exigeante. Les tondeurs, équipés de machines spécialisées, doivent s’adapter à la morphologie des brebis, tandis que les attrapeurs et trieurs veillent à optimiser le temps de travail. C’est une opération qui demande une grande précision, a expliqué l’un des responsables de la ferme, qui a rappelé que chaque animal doit être manipulé avec soin pour éviter tout stress inutile.
La préparation de ce chantier commence bien avant le jour J. Les éleveurs s’assurent que les brebis sont en bonne santé et que leur laine est prête à être coupée. Autant dire que la météo joue un rôle clé : un temps sec et ensoleillé facilite grandement les choses, tandis qu’une pluie persistante peut ralentir considérablement la progression. Côté logistique, tout est prévu pour que les outils, les machines et les équipes soient prêts dès l’aube.
Une laine aux multiples usages
Une fois récupérée, la laine des brebis des prés-salés ne sera pas jetée. Comme l’indique Ouest France, cette matière première trouvera un second souffle après avoir été triée et nettoyée. Une partie sera transformée en produits artisanaux, tandis qu’une autre pourrait être vendue à des filatures locales. La qualité de cette laine est réputée, notamment pour sa résistance et son élasticité, des caractéristiques liées à l’alimentation riche en sel des brebis élevées dans les prés-salés.
Cette opération s’inscrit également dans une démarche de durabilité. Plutôt que d’être abandonnée, la laine est valorisée, réduisant ainsi l’empreinte écologique de l’élevage. Pour les éleveurs, c’est aussi une source de revenus complémentaire, même si son prix reste modeste comparé à d’autres produits agricoles. Bref, une étape qui illustre l’économie circulaire à l’œuvre dans les exploitations comme celle des Obiones.
Une saison pastorale qui s’achève
La tonte des 300 brebis marque la fin d’une saison pastorale dans les prés-salés de la baie du Mont-Saint-Michel. Pendant plusieurs mois, les animaux ont brouté les herbes riches en minéraux, contribuant ainsi à l’entretien des zones humides. Cette pratique traditionnelle permet de préserver l’équilibre écologique de ces espaces, tout en offrant aux brebis une alimentation saine et variée.
Pour les éleveurs, cette fin de saison est aussi l’occasion de faire le bilan. Les poids des animaux, leur état de santé et la qualité de la laine sont passés au crible. Ces données serviront à ajuster les pratiques pour l’année suivante, dans l’objectif d’améliorer sans cesse la productivité et le bien-être animal. Comme le précise un membre de l’équipe, « chaque détail compte pour garantir la qualité de notre élevage ».
Cette opération annuelle, bien que technique, reste un moment fort pour la ferme des Obiones. Elle symbolise à la fois le labeur des éleveurs et leur attachement à des pratiques durables, ancrées dans le territoire des prés-salés.