Le Stade Toulousain, triple champion de France en titre, peine à retrouver son niveau d’exigence et d’agressivité, comme en témoigne sa large défaite (38-10) face au Stade Rochelais ce dimanche en Top 14, selon Le Figaro. Une prestation en demi-teinte qui alimente les interrogations sur la capacité des hommes d’Ugo Mola à se mobiliser pour les phases finales, alors que la qualification directe pour les demi-finales n’est toujours pas acquise.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux défaites en trois journées pour le Stade Toulousain, qui oscille entre performances solides et rechutes inquiétantes.
  • Une qualification directe menacée : avec seulement 9 points d’avance sur Pau, troisième au classement, les Toulousains doivent impérativement remporter leurs deux derniers matchs pour éviter les barrages.
  • Un manque d’engagement et d’agressivité pointé du doigt par le manager Ugo Mola et le capitaine Matthis Lebel après la défaite face aux Rochelais.
  • Six rucks perdus et seize ballons égarés en attaque, des statistiques qui illustrent les difficultés toulousaines à suivre le rythme imposé par leur adversaire.
  • Antoine Dupont absent lors de la rencontre contre La Rochelle, blessé à l’entraînement la veille du match.

Des résultats en dents de scie depuis l’élimination européenne

Depuis leur élimination en quart de finale de la Champions Cup mi-avril, les joueurs toulousains peinent à retrouver leur intensité. Défaite 30-15 face à l’UBB en Europe, puis victoire à Castres avant de s’incliner à domicile face à Clermont et de l’emporter difficilement au Stade Vélodrome contre Toulon : les résultats s’enchaînent, mais sans la régularité attendue d’une équipe championne. Face au Stade Rochelais dimanche, les Toulousains n’ont jamais réussi à rivaliser avec un adversaire en quête de qualification pour les phases finales.

« C’est un peu dommage de voir ce niveau d’engagement. Montrer ce visage me contrarie… », a déclaré Ugo Mola lors de la conférence de presse d’après-match, selon Le Figaro. Le manager a souligné l’absence de caractère et d’état d’esprit, deux qualités indispensables pour espérer rivaliser avec les meilleures équipes du championnat. « Si certains ont évoqué le caractère et l’état d’esprit avant le match, ils étaient malheureusement absents, ou du moins, pas à la hauteur pour rivaliser avec une équipe qui jouait un match éliminatoire. »

Des statistiques accablantes et un manque de révolte

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les Toulousains ont perdu six rucks et égaré seize ballons en attaque, des erreurs qui ont coûté cher face à une équipe rochelaise bien organisée. « Ce qui est plus dérangeant, c’est qu’on s’est fait secouer fort et qu’il manque un peu d’énergie, de révolte », a résumé Matthis Lebel, l’ailier toulousain, après la rencontre. Le capitaine a reconnu que son équipe avait déjà évoqué ces lacunes avant le match, sans pour autant parvenir à les corriger durablement.

« Le problème, c’est de faire un ou deux pas en avant, d’être contents, puis, le week-end d’après, de retomber dans nos travers », a-t-il déploré. Un constat partagé par Ugo Mola, qui a pointé du doigt une équipe incapable de maintenir sur la durée un niveau de performance élevé. « On s’est mis une petite balle dans le pied avec notre défaite contre Clermont. On savait que les points que l’on prendrait avant nous donneraient du confort au cas où... Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on n’a plus de confort. »

Une qualification directe qui n’est pas encore acquise

Avec deux journées restantes en saison régulière, le Stade Toulousain conserve la première place du classement, mais avec seulement 9 points d’avance sur le Stade Pau, troisième. Une marge trop faible pour écarter tout risque de barrage. Les Toulousains doivent impérativement remporter leurs deux prochains matchs : d’abord contre le LOU Lyon à domicile, puis à Nanterre face au Racing 92. Une défaite contre Lyon pourrait même les priver de la première place du classement et les contraindre à jouer un match de barrage.

« Il faut qu’on gagne contre Lyon pour être sûr dans les deux premiers », a prévenu Ugo Mola. Le manager a ajouté que toute nouvelle contre-performance confirmerait que l’alerte est sérieuse. « Une nouvelle défaite, à l’inverse, confirmerait que la cote d’alerte est atteinte. » Une pression supplémentaire sur une équipe déjà fragilisée par ses résultats récents.

« Je n’ai pas envie de dire qu’on s’inquiète parce que j’ai une confiance absolue en tous les mecs de l’équipe. Il faut qu’on ait confiance en nous et confiance les uns envers les autres. On sait qu’on est des joueurs de caractère. »
— Matthis Lebel, capitaine du Stade Toulousain

Une semaine de répit avant de se ressaisir

Malgré les critiques et les doutes, Matthis Lebel a tenu à rassurer les supporters. « Les contre-performances comme celle-ci ne nous font pas plaisir, donc j’espère qu’on va réussir à se resserrer autour de ça pour la fin de la saison. Tout n’a pas été parfait, mais notre rugby n’est pas à remettre en question. On ne va pas se mettre la rate au court-bouillon, a-t-il ajouté. La semaine de vacances va nous faire du bien à tous et il faudra revenir avec d’autres ambitions pour la fin de la saison. »

Ugo Mola, de son côté, a appelé à un réveil immédiat. « On s’est mis une petite balle dans le pied avec notre défaite contre Clermont. Maintenant, il faut qu’on gagne. » Une exigence qui pourrait bien déterminer le destin des Toulousains en Top 14 cette saison.

Et maintenant ?

Les Toulousains disposent de deux matchs pour sauver leur saison régulière : d’abord contre le LOU Lyon le 24 mai, puis à Nanterre face au Racing 92 le 31 mai. Une victoire contre Lyon leur garantirait une qualification directe en demi-finales, tandis qu’une défaite pourrait les contraindre à jouer un barrage. Leur capacité à retrouver leur agressivité et leur intensité sera déterminante pour la suite de la compétition.

Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour le Stade Toulousain, qui devra prouver qu’il est toujours capable de rivaliser avec les meilleures équipes du championnat. Une pression supplémentaire pour une équipe qui, jusqu’ici, a souvent donné l’impression de se reposer sur ses lauriers.

La défaite 38-10 face au Stade Rochelais a révélé un manque d’agressivité et d’engagement, deux qualités essentielles pour rivaliser avec les meilleures équipes. De plus, cette contre-performance intervient dans un contexte où la qualification directe pour les demi-finales du Top 14 n’est pas encore acquise, avec seulement 9 points d’avance sur le troisième, le Stade Pau.

Les Toulousains doivent remporter leurs deux derniers matchs en saison régulière : contre le LOU Lyon à domicile le 24 mai, puis à Nanterre face au Racing 92 le 31 mai. Une victoire contre Lyon leur garantirait une qualification directe en demi-finales, tandis qu’une défaite pourrait les contraindre à jouer un match de barrage.