Le Slovène Matej Mohoric a frôlé la catastrophe samedi lors du contre-la-montre inaugural de la 113e édition du Tour de France. Dans un virage serré du parcours, le coureur de la formation Bahrain Victorious a perdu le contrôle de son vélo à pleine vitesse avant de s’encastrer dans une barrière de sécurité. L’incident, capté par un spectateur et non retransmis en direct par les télévisions, n’a heureusement laissé que des traces physiques mineures.

Selon Le Figaro, Mohoric a abordé trop large la courbe, raté son freinage et percuté la barrière avec son épaule gauche. Le coureur a tout de même franchi la ligne d’arrivée avec 3 minutes et 9 secondes de retard sur son coéquipier Antonio Tiberi, leader de l’étape. Le dimanche, il était bien présent au départ de la deuxième étape reliant Tarragone à Barcelone.

Ce qu'il faut retenir

  • Matej Mohoric (Bahrain Victorious) a connu une chute spectaculaire dans un virage du contre-la-montre inaugural, percutant une barrière à pleine vitesse.
  • Le coureur a terminé l’étape avec 3 minutes et 9 secondes de retard sur son leader d’équipe, Antonio Tiberi, mais sans blessure grave.
  • Clément Berthet (Groupama-FDJ) a abandonné après une commotion cérébrale consécutive à une autre chute lors du même contre-la-montre.
  • Plusieurs coureurs de l’équipe Astana, dont Nicolas Vinokourov et Harold Tejada, ont également chuté à cause d’une plaque d’égout, souffrant d’abrasions sans gravité.

Un contre-la-montre inaugural marqué par plusieurs chutes

Le parcours du contre-la-montre, tracé entre Barcelone et Tarragone, s’est révélé particulièrement piégeux. Outre la chute de Mohoric, plusieurs autres incidents ont émaillé la course. Guillaume Martin Guyonnet et Clément Berthet ont également été victimes de lourds déséquilibres. Berthet, atteint d’une commotion cérébrale, a dû abandonner la course dans la soirée de samedi. Un revers important pour l’équipe Groupama-FDJ, qui perdait ainsi l’un de ses éléments clés dès le premier jour.

Côté Astana, la malchance a aussi frappé. Nicolas Vinokourov, Harold Tejada et Simone Velasco ont mordu la poussière au même endroit que Mohoric, en raison de la présence d’une plaque d’égout mal signalée. Les trois hommes s’en sont sortis avec des abrasions superficielles et aucune blessure sérieuse, mais l’image de leur chute collective reste impressionnante.

Mohoric et Berthet : deux destins contrastés après un même contre-la-montre

Alors que Matej Mohoric a pu poursuivre l’aventure, Clément Berthet en a été réduit à quitter prématurément la course. Le Français, âgé de 26 ans et membre de l’équipe Groupama-FDJ, était considéré comme l’un des outsiders pour le classement général. Sa chute, survenue quelques kilomètres après celle de Mohoric, a été provoquée par une perte de contrôle dans une portion technique. Les examens médicaux réalisés samedi soir ont confirmé une commotion cérébrale, contraignant Berthet à l’abandon.

De son côté, Mohoric a montré sa résilience en se présentant au départ de la deuxième étape, dimanche matin. Le coureur de 32 ans, spécialiste des courses d’un jour, a minimisé l’incident lors d’une brève déclaration : « La priorité était de vérifier qu’il n’y avait rien de cassé. Heureusement, c’est léger, et je peux continuer. » Son équipe a confirmé qu’il ne souffrait que d’une douleur à l’épaule et d’un choc psychologique, sans conséquence sur sa capacité à enchaîner les étapes.

Les chutes, un risque récurrent dans les contre-la-montres du Tour

Les contre-la-montres, souvent décisifs dans les grands tours, sont aussi parmi les moments les plus dangereux du Tour de France. Les coureurs, lancés à plus de 60 km/h, doivent négocier des virages serrés, des descentes techniques et des portions urbaines parfois mal adaptées aux exigences de la course. La présence d’obstacles imprévus, comme des plaques d’égout ou des marquages au sol mal positionnés, ajoute une difficulté supplémentaire.

Cette édition 2026 n’a pas dérogé à la règle. Dès la première étape contre la montre, le peloton a payé un lourd tribut aux aléas du parcours. Si la plupart des coureurs en sont sortis indemnes, d’autres, comme Berthet, n’ont pas eu cette chance. Les organisateurs du Tour ont d’ailleurs été critiqués pour l’état de certaines portions du parcours, jugées trop risquées pour une épreuve aussi médiatisée.

« Les chutes font partie du cyclisme, mais quand elles surviennent dès le premier jour et impliquent des coureurs comme Berthet, cela pose question. La sécurité doit être une priorité absolue. » — Un responsable d’équipe anonyme

Et maintenant ?

La deuxième étape, longue de 184 kilomètres entre Tarragone et Barcelone, pourrait offrir une première occasion de relancer la course après les désillusions du contre-la-montre. Les sprinteurs et les puncheurs devraient s’affronter dans un final jugé propice aux attaques, avec une arrivée en côte devant le stade olympique de Montjuïc. Les équipes pourraient aussi ajuster leur stratégie après les abandons de samedi, notamment Groupama-FDJ, privée de Berthet.

Quant aux organisateurs, ils devraient examiner les causes des chutes de samedi. Une réunion est prévue « d’ici la fin de journée » pour statuer sur le maintien de l’étape du lundi dans les Pyrénées-Orientales, où des incendies ont éclaté ces derniers jours. La sécurité des coureurs et des spectateurs reste en jeu.

Un Tour de France 2026 sous haute tension dès le départ

Cette édition du Tour de France, partie de Barcelone, s’annonce déjà mouvementée. Entre les chutes, les abandons précoces et les questions sur la sécurité des parcours, la course donne des signes de tension. Les coureurs devront redoubler de prudence dans les étapes techniques, tandis que les organisateurs seront sous surveillance pour éviter de nouvelles déconvenues.

« On savait que le parcours serait exigeant, mais pas à ce point-là dès la première étape. Maintenant, il faut tourner la page et se concentrer sur l’avenir. » — Matej Mohoric, après sa chute

Pour les fans de cyclisme, l’enjeu reste le même : assister à une course spectaculaire et équilibrée. Pour les coureurs, la survie dans la caravane du Tour passe désormais par une gestion rigoureuse des risques. À Barcelone, l’étape du jour sera l’occasion de voir si le peloton a retenu les leçons des déboires de samedi.

Les contre-la-montres exposent les coureurs à des vitesses élevées sur des parcours techniques, souvent en milieu urbain, avec des virages serrés, des descentes et des obstacles imprévus comme des plaques d’égout ou des marquages au sol. Une erreur de trajectoire ou un matériel défaillant peut entraîner des chutes spectaculaires, comme celle de Mohoric ou Berthet lors de cette édition 2026.

Les organisateurs doivent statuer sur le maintien de l’étape du lundi dans les Pyrénées-Orientales, où des incendies ont éclaté. Par ailleurs, les étapes vallonnées entre Tarragone et Barcelone pourraient aussi offrir des pièges aux coureurs, notamment dans les descentes techniques ou les arrivées en côte.