Une avancée majeure a été réalisée dans le traitement du spina-bifida, une malformation touchant le tube neural. Grâce à une intervention chirurgicale menée par la docteure Diana Farmer à Sacramento (Etats-Unis), six bébés ont été traités in utero avec des cellules souches. Cette malformation survient pendant la quatrième semaine de vie embryonnaire, causant un défaut de fermeture du tube neural, entraînant des séquelles telles que des problèmes d'incontinence urinaire et intestinale, des paralysies des jambes et parfois des troubles cognitifs.
Ce qu'il faut retenir
- Un essai clinique a été mené pour traiter le spina-bifida in utero avec des cellules souches.
- La malformation peut être détectée lors de la 22e semaine de grossesse.
- En France, plus de 95% des cas de spina-bifida sont diagnostiqués.
Utilisation de cellules souches pour traiter le spina-bifida
Le traitement novateur repose sur l'utilisation de cellules souches administrées in utero lors d'une chirurgie de réparation de la moelle épinière du fœtus à la fin du cinquième mois de grossesse. Les résultats préliminaires d'un essai clinique américain, publiés dans la revue The Lancet le 26 janvier, indiquent la faisabilité et l'absence de toxicité détectable de cette procédure sur six fœtus, désormais âgés de 3 à 4 ans et demi.
Dépistage et prise en charge du spina-bifida
Le spina-bifida, affectant de 2 à 5 grossesses sur 10 000, peut être identifié lors de la deuxième échographie, généralement vers la 22e semaine de grossesse, voire avant. En France, plus de 95% des cas sont diagnostiqués, ce qui conduit souvent les parents à opter pour une interruption médicale de grossesse après une information détaillée. Chaque année, entre 120 et 200 enfants naissent avec le spina-bifida en France, selon le centre de référence Spin@.
