En 2005, William O., un militaire britannique, subit une dévitalisation dentaire qui l'empêche de garder des souvenirs pendant plus de 90 minutes. Ce cas étonnant a été décrit dans le journal Neurocase et a suscité l'intérêt de la communauté médicale.

Ce qu'il faut retenir

  • William O. a perdu sa capacité à garder des souvenirs après une dévitalisation dentaire en 2005.
  • Il est incapable de garder des souvenirs pendant plus de 90 minutes.
  • Les médecins n'ont pas pu trouver de cause pour expliquer ce trouble.
  • Le cas de William O. a été présenté dans le journal Neurocase.

Le 14 mars 2005, William O. se rend chez son dentiste pour une dévitalisation. L'anesthésiant local est injecté, puis le dentiste commence à dévitaliser la dent. Tout se passe normalement jusqu'à ce que William O. se sente mal. Il est pâle et faible, et il n'arrive pas à se lever du siège. Le dentiste décide de lui donner du sucre et le met sous oxygène, mais son état ne s'améliore pas.

William O. est conduit aux urgences de l'hôpital le plus proche, où il reste trois jours. Les médecins craignent une hémorragie cérébrale, un effet secondaire possible après une anesthésie. Mais les examens d'imagerie cérébrale n'ont révélé aucune lésion cérébrale.

Quelques mois plus tard, la mémoire de William O. ne s'est pas améliorée. Il est incapable de garder des souvenirs pendant plus de 90 minutes. Chaque jour, il pense qu'il doit se rendre chez son dentiste. Le psychologue Dr. Gerald Burgees a déclaré que « il pourrait s'agir d'une prédisposition génétique qui nécessite un élément déclencheur pour se manifester ». Le stress provoqué par le rendez-vous chez le dentiste aurait pu être l'élément déclencheur.

Et maintenant ?

Les médecins continuent d'étudier ce cas étonnant pour essayer de trouver une cause pour expliquer le trouble de William O. Le Dr. Burgees espère que son article paru dans Neurocase incitera d'autres psychologues à partager des expériences similaires et peut-être à élaborer de nouvelles pistes.

En attendant, le cas de William O. reste un mystère pour la communauté médicale. Mais il a suscité l'intérêt de la communauté médicale et a encouragé les chercheurs à poursuivre leur recherche pour essayer de comprendre les causes de ce trouble.