Alors que l’Accor Arena de Bercy accueille ce samedi 5 septembre la cinquième édition de l’UFC Paris, les habituelles têtes d’affiche du MMA français ne figureront pas dans l’octogone. Ciryl Gane, Nassourdine Imavov, Benoît Saint Denis et Manon Fiorot, quatre noms qui ont marqué les éditions précédentes, ont choisi de recentrer leurs ambitions sur des objectifs mondiaux, laissant ainsi la place à une nouvelle génération de combattants tricolores.

Ce qu'il faut retenir

  • L’UFC Paris 2026, prévue ce samedi 5 septembre à l’Accor Arena de Bercy, se distingue par l’absence des quatre stars françaises habituelles : Ciryl Gane, Nassourdine Imavov, Benoît Saint Denis et Manon Fiorot.
  • Le Français Salahdine Parnasse, ancien champion KSW et boxeur, fera ses grands débuts en main event face à l’Australien Dan Hooker, après une carrière marquée par des performances remarquées en boxe et en MMA.
  • Trois autres Français débuteront à l’UFC lors de cette soirée : Delphine Benouaich, Matthieu Letho Duclos et Michael Aljarouj, tandis que Fares Ziam affrontera Axel Sola en co-main event.
  • Selon Baba Diagne, consultant pour RMC Sport et coach de pieds-poings, ces absences s’expliquent par une évolution des ambitions sportives : ces athlètes, désormais parmi les meilleurs mondiaux, ne combattent plus que lors d’événements majeurs, principalement aux États-Unis.
  • Ciryl Gane espère un retour au sommet contre Tom Aspinall d’ici la fin de l’année, tandis que Nassourdine Imavov vise un combat pour le titre des poids moyens (-84 kg) contre Sean Strickland.
  • Manon Fiorot, elle, se prépare pour un affrontement face à Alexa Grasso dès le 12 septembre, une rencontre qui pourrait lui ouvrir les portes d’un nouveau combat pour la ceinture.

Une carte française renouvelée pour l’UFC Paris 2026

L’UFC revient une fois de plus à Paris, comme c’est le cas depuis cinq ans consécutifs. Si les éditions précédentes mettaient en avant les performances des athlètes français, cette année marque un tournant. Ciryl Gane, Nassourdine Imavov, Benoît Saint Denis et Manon Fiorot, quatre figures majeures du MMA tricolore, ont décidé de ne pas participer à l’événement organisé à Bercy. Leur absence s’explique par une stratégie sportive désormais tournée vers l’international, comme l’explique Baba Diagne, consultant pour RMC Sport et coach de pieds-poings et de boxe anglaise : « Ils ne sont pas à Paris parce qu’ils ont maintenant des objectifs élevés et mondiaux. Ils ne sont plus dans des conversations locales. Ce sont tous des combattants du top 5-top 6, ils combattent quasiment exclusivement sur des events numérotés, la plupart du temps aux États-Unis ou alors sur les gros marchés de l’UFC comme Abou Dhabi. Ils ont changé de sphère et ce sont désormais des stars parmi les autres stars américaines ou étrangères. Ils ne combattent plus que sur des gros events. »

Salahdine Parnasse en pole position pour l’UFC

Le principal intérêt de cette édition parisienne réside dans les débuts de Salahdine Parnasse dans la grande organisation. Après avoir brillé dans des compétitions comme le KSW en Pologne, en boxe anglaise et plus récemment lors de l’émission MVP diffusée sur Netflix, le Français de 28 ans s’apprête à faire ses premiers pas sous les couleurs de l’UFC. Il affrontera en main event l’Australien Dan Hooker, un adversaire expérimenté qui a déjà combattu à plusieurs reprises dans la cage américaine. Une opportunité pour Parnasse de confirmer son statut de valeur montante du MMA hexagonal.

Trois autres Français feront également leurs débuts ce soir-là : Delphine Benouaich, Matthieu Letho Duclos et Michael Aljarouj. À leurs côtés, Oumar Sy, Morgan Charrière et le choc national entre Fares Ziam et Axel Sola en co-main event compléteront une carte prometteuse, mais privée de ses habituelles têtes d’affiche.

Les ambitions mondiales des absents

Ciryl Gane, champion des poids lourds en titre, espère bien retrouver le chemin de la victoire après un affrontement controversé contre Tom Aspinall en mars 2025 à Abou Dhabi. Lors de ce combat, un eye poke avait forcé l’arbitre à stopper prématurément l’affrontement, laissant planer un doute sur le déroulement du match. Depuis, Gane a enchaîné avec une victoire impressionnante contre Alex Pereira en juin 2026, lors d’un événement organisé à la Maison Blanche. Les deux hommes pourraient désormais se retrouver dès le 14 novembre pour un combat au sommet, lors de l’UFC 334 au Madison Square Garden de New York.

Côté poids moyens (-84 kg), Nassourdine Imavov, natif du Daghestan, n’a toujours pas digéré sa défaite contre Sean Strickland en mars 2023 à Las Vegas. Malgré cinq victoires consécutives depuis ce revers, le Français de 30 ans réclame désormais un combat pour le titre. Plusieurs rumeurs évoquent une possible confrontation en fin d’année, peut-être lors de l’UFC 35 le 12 décembre à Las Vegas. Cependant, certaines spéculations suggèrent que Strickland pourrait d’abord offrir une revanche à Khamzat Chimaev, champion en titre, avant de affronter Imavov.

Fiorot et Saint Denis en quête de nouveaux défis

Pour Manon Fiorot, la priorité est claire : elle sera déjà au combat une semaine après l’UFC Paris. La Niçoise de 36 ans affrontera la Mexicaine Alexa Grasso le 12 septembre en Arizona, lors de l’UFC Noche. Ce duel, qui s’annonce comme une demi-finale dans la catégorie des poids mouches, pourrait lui ouvrir les portes d’un nouveau combat pour le titre. Rappelons qu’elle avait été dominée par Valentina Shevchenko, championne en titre, lors de leur dernier affrontement en mars 2025.

Quant à Benoît Saint Denis, il revient de loin. Après une défaite rapide face à Paddy Pimblett lors de l’UFC 329 en septembre 2025 à Las Vegas, le Nîmois de 30 ans, huitième challenger pour la ceinture des poids légers, doit désormais prouver sa valeur. Son prochain adversaire n’a pas encore été annoncé, mais une victoire s’impose pour conserver sa place parmi l’élite mondiale.

Un tournant pour le MMA français

L’absence de ces quatre athlètes lors de l’UFC Paris 2026 reflète une évolution majeure pour le MMA français. Autrefois cantonnés à des combats locaux ou à des événements européens, les meilleurs représentants tricolores accèdent désormais à des marchés plus larges et plus lucratifs. Cette mutation s’accompagne d’une reconnaissance accrue, mais aussi d’une pression accrue pour performer à l’échelle internationale. Salahdine Parnasse incarne cette nouvelle génération, prête à prendre la relève et à porter haut les couleurs de la France dans l’octogone.

Et maintenant ?

Les prochains mois s’annoncent décisifs pour plusieurs de ces athlètes. Ciryl Gane et Tom Aspinall pourraient s’affronter dès novembre, tandis que Nassourdine Imavov attend une réponse pour un éventuel combat pour le titre. Quant à Manon Fiorot, sa victoire face à Alexa Grasso pourrait lui permettre d’obtenir un nouveau title shot d’ici 2027. Pour Benoît Saint Denis, chaque combat sera crucial pour maintenir sa place dans le top 10 mondial. Autant dire que l’année à venir pourrait redessiner la carte du MMA français.

Une chose est sûre : l’UFC Paris 2026 marque une transition pour le MMA tricolore, où la relève s’annonce déjà prometteuse.

Selon RMC Sport, ces athlètes ont recentré leurs ambitions sur des objectifs mondiaux. Désormais classés parmi les meilleurs mondiaux dans leurs catégories respectives, ils ne combattent plus que lors d’événements majeurs, principalement aux États-Unis ou sur les grands marchés de l’UFC comme Abou Dhabi.