Une découverte botanique et littéraire fascine depuis quelques jours les amateurs de curiosités historiques et de poésie. « Venise, millefleurs », l’ouvrage de Ryoko Sekiguchi publié en 2021, trouve un nouvel écho grâce à une lecture enthousiaste d’Emmanuelle Barbe, sommelière et chroniqueuse littéraire. Selon Libération, cette œuvre, qui recense des plantes séchées collectées à Venise dans les années 1830, a conquis une lectrice attentive pour son mélange unique d’art, de science et de mémoire.

Emmanuelle Barbe, par ailleurs sommelière reconnue pour son approche pluridisciplinaire, a choisi de mettre en lumière ce livre rare pour son originalité. Le texte de Sekiguchi, à la croisée de l’essai et du récit poétique, s’appuie sur un herbier ancien pour explorer les liens entre botanique, histoire et création littéraire. Libération souligne que cette initiative s’inscrit dans la tradition des chroniques littéraires où un coup de cœur personnel devient une porte d’entrée vers une œuvre méconnue du grand public.

Ce qu'il faut retenir

  • Un herbier du XIXe siècle comme point de départ : les spécimens de plantes ont été collectés à Venise dans les années 1830, offrant un témoignage botanique et historique.
  • Un livre hybride : « Venise, millefleurs » de Ryoko Sekiguchi mêle essai, poésie et récit, s’appuyant sur cet herbier pour tisser des réflexions sur la nature, le temps et la création.
  • Une lecture remarquée par Emmanuelle Barbe, sommelière et chroniqueuse, qui en fait l’éloge dans les colonnes de Libération.
  • Une œuvre publiée en 2021, mais dont l’intérêt persiste cinq ans plus tard grâce à cette recommandation.
  • Une invitation à redécouvrir la littérature japonaise contemporaine et ses passerelles avec les arts visuels.

Un herbier vénitien, témoin d’une époque

L’herbier qui inspire Sekiguchi n’est pas un simple recueil de plantes. Constitué au début du XIXe siècle à Venise, il reflète à la fois l’engouement de l’époque pour la botanique et le rôle des jardins dans la culture européenne. Libération rappelle que ces collections, souvent réalisées par des amateurs éclairés ou des savants, servaient autant à documenter la flore qu’à nourrir des rêveries esthétiques. Venise, ville de lumière et de lagunes, y apparaît comme un laboratoire à ciel ouvert, où se croisent science et poésie.

Ryoko Sekiguchi, autrice franco-japonaise, s’empare de ce matériau pour en faire le socle d’un texte où chaque plante devient le prétexte à une méditation. Son écriture, à la fois précise et onirique, donne à voir les feuilles séchées comme des fragments d’une histoire plus large, celle d’une ville et de ses échanges culturels. Bref, l’ouvrage dépasse le cadre d’un simple catalogue pour devenir une œuvre à part entière.

Emmanuelle Barbe, une sommelière au service des mots

Emmanuelle Barbe n’est pas une inconnue dans le monde de la littérature. Sommelière de formation, elle a développé une sensibilité particulière aux textes où se mêlent les sens et les émotions. Dans sa chronique pour Libération, elle explique avoir été « captivée » par la façon dont Sekiguchi « fait dialoguer le végétal et l’humain ». Selon ses mots, « Venise, millefleurs » est un livre qui « se goûte comme un vin rare, avec des notes de mémoire et de mélancolie ».

Cette lecture illustre une tendance croissante chez les chroniqueurs à explorer des territoires hybrides, où la littérature côtoie d’autres disciplines. Barbe, qui signe régulièrement pour des médias culturels, s’inscrit dans cette démarche en mettant en avant des œuvres qui bousculent les frontières entre les genres. Son enthousiasme pour Sekiguchi rejoint celui de nombreux lecteurs en quête de textes exigeants et inspirants.

Et maintenant ?

L’engouement suscité par cette chronique pourrait inciter les éditeurs à rééditer ou à mettre en avant d’autres textes de Ryoko Sekiguchi, dont l’œuvre reste peu traduite en France. Par ailleurs, des librairies spécialisées dans les essais ou les récits illustrés pourraient proposer « Venise, millefleurs » en vitrine, profitant de cette visibilité médiatique pour toucher un public plus large. Reste à voir si cette recommandation donnera lieu à des débats ou à des rencontres littéraires dans les mois à venir.

Pour ceux qui souhaitent explorer cette piste, l’ouvrage de Sekiguchi est disponible en librairie et sur les plateformes en ligne. Une occasion de découvrir un texte où la botanique rencontre la poésie, le tout dans le cadre envoûtant de la Venise du XIXe siècle.