Une médecin britannique alerte sur les dangers d’un bonbon gélifié très répandu, qu’elle qualifie de « pire » pour la santé en raison de sa teneur en sucre. Selon Top Santé, ce produit, souvent consommé comme un en-cas, cumule des risques pour le poids, le cœur et les dents, suscitant l’inquiétude des professionnels de santé.

Ce qu'il faut retenir

  • Un bonbon gélifié est pointé du doigt par une médecin britannique pour sa teneur excessive en sucre.
  • Ce produit est associé à des risques accrus pour la prise de poids, la santé cardiovasculaire et l’état des dents.
  • La spécialiste n’a pas nommé la marque concernée, mais évoque un bonbon gélifié très courant dans les rayons.

Le bonbon en question, souvent présenté sous forme de petits cubes colorés et sucrés, dépasse largement les apports journaliers recommandés en sucre. Top Santé précise que certains sachets contiennent jusqu’à 25 grammes de sucre pour une portion de 50 grammes, soit l’équivalent de six cuillères à café. « Ces produits sont conçus pour être consommés rapidement, ce qui encourage une surconsommation », explique la médecin britannique, sans pour autant citer de marque précise.

Les conséquences d’une consommation régulière de ce type de sucreries sont multiples. Sur le plan dentaire, le sucre favorise la prolifération des bactéries responsables des caries. Côté métabolique, il contribue à la prise de poids et augmente le risque de diabète de type 2. Enfin, une alimentation trop riche en sucres rapides peut aussi impacter la santé cardiovasculaire, en favorisant l’hypertension et les maladies cardiaques. « Ces bonbons sont un véritable fléau pour la santé publique », a-t-elle ajouté lors d’une intervention relayée par Top Santé.

La médecin, qui s’exprime régulièrement sur les dangers d’une alimentation trop sucrée, rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 grammes de sucres ajoutés par jour pour un adulte. Or, une simple poignée de ces bonbons gélifiés peut suffire à atteindre ce seuil, voire le dépasser. « On parle souvent des sodas, mais ces bonbons passent souvent sous le radar », souligne-t-elle.

Les autorités sanitaires britanniques ont déjà pointé du doigt les bonbons gélifiés dans le passé, en raison de leur teneur en sucre et en additifs. En 2024, une étude publiée par Public Health England avait révélé que les enfants britanniques consommaient en moyenne trois fois plus de sucres ajoutés que la quantité recommandée, avec une part importante provenant de ces friandises. « Les fabricants devraient revoir leurs recettes pour réduire drastiquement la quantité de sucre », avait alors déclaré un porte-parole de l’agence sanitaire.

Et maintenant ?

La mise en garde de cette médecin pourrait relancer le débat sur la régulation des produits sucrés en Europe. Une pétition demandant l’étiquetage plus visible des teneurs en sucre sur les emballages de bonbons gélifiés circule déjà sur les réseaux sociaux, soutenue par plusieurs associations de consommateurs. Une réunion entre les autorités sanitaires et les industriels est prévue pour le mois de juin 2026, afin d’évaluer les mesures possibles.

Face à l’ampleur du problème, les professionnels de santé appellent à une prise de conscience collective. « Il ne s’agit pas de diaboliser les bonbons, mais de rappeler que leur consommation doit rester occasionnelle », a commenté un nutritionniste interrogé par Top Santé. Les parents, souvent en première ligne face aux demandes des enfants, sont invités à privilégier des alternatives moins sucrées, comme des fruits frais ou des compotes sans sucre ajouté.

Reste à voir si cette alerte suffira à modifier les habitudes de consommation. En attendant, les sachets de bonbons gélifiés continuent de trôner en bonne place dans les rayons des supermarchés, à portée de main des plus jeunes.

Top Santé ne cite pas de marque précise dans son article, mais précise que certains bonbons gélifiés contiennent jusqu’à 25 grammes de sucre pour 50 grammes de produit, soit l’équivalent de six cuillères à café. Les fabricants sont rarement transparents sur les teneurs exactes en sucres ajoutés.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 grammes de sucres ajoutés par jour pour un adulte, et encore moins pour les enfants. Cette limite vise à limiter les risques de prise de poids, de diabète et de maladies cardiovasculaires.