La démission du ministre de la Santé, Wes Streeting, la veille, semble annoncer le début de la fin pour le chef du gouvernement travailliste, outre-Manche, selon Courrier International. Le journal britannique Daily Mirror titre « Et c’est donc parti… » en une de son édition du 15 mai, confirmant que la tentative d’expulsion de Keir Starmer du 10 Downing Street connaît un coup d’accélérateur.

Ce qu'il faut retenir

  • La démission de Wes Streeting pourrait annoncer la fin de Keir Starmer comme chef du gouvernement travailliste.
  • Angela Rayner, Andy Burnham et Wes Streeting sont considérés comme des prétendants potentiels pour remplacer Keir Starmer.
  • Le vainqueur d’un éventuel scrutin interne deviendrait donc Premier ministre du Royaume-Uni, en vertu du système politique britannique.

Contexte

Keir Starmer est contesté par une centaine de ses propres députés, après un revers historique du Labour aux élections locales du 7 mai. Les travaillistes ont notamment perdu leur hégémonie sur le pays de Galles pour la première fois en un siècle. Pour déclencher l’organisation de l’élection d’un nouveau chef de file, il faut qu’un candidat soit député et obtienne le soutien d’au moins 81 de ses collègues, soit 20 % du groupe parlementaire, explique le quotidien londonien.

Les prétendants

Angela Rayner, la favorite de la gauche du Parti travailliste, a annoncé jeudi 14 mai avoir réglé sa dette envers l’administration, ce qui lui dégage la voie pour une potentielle candidature. Andy Burnham, le maire de Manchester, ne cache pas sa volonté d’accéder aux commandes de la cinquième puissance économique mondiale, mais il doit d’abord obtenir un siège à la Chambre des communes, car il n’est pas actuellement député.

Popularité sans garantie

Andy Burnham est l’un des hommes politiques les plus populaires du Royaume-Uni, mais il aura fort à faire face à la poussée de la droite populiste observée dans la région lors des élections locales du 7 mai. Il a déjà brigué la tête du Labour deux fois sans succès, en 2010 et en 2015, et il reste à voir si ses bons résultats obtenus depuis 2017 à Manchester convaincront cette fois les militants de lui accorder leur confiance.

Et maintenant ?

Keir Starmer reste aux commandes d’un parti et d’un pays aussi divisés l’un que l’autre, sans intention de partir. Rien n’empêche le Premier ministre de participer à l’éventuelle élection déclenchée par ses rivaux. Il est donc difficile de prédire l’issue de cette course à trois pour déloger Keir Starmer de Downing Street, mais il est clair que les prochaines semaines seront cruciales pour l’avenir du Parti travailliste et du Royaume-Uni.

La situation politique au Royaume-Uni est donc très incertaine, et il est difficile de prévoir comment les choses vont évoluer. Cependant, il est clair que les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir du pays et de son gouvernement.