Une joueuse de l’équipe U18 féminine du FC Saint-Lô Manche a été violemment frappée par des spectatrices, samedi 14 juin 2026, lors d’une demi-finale de la coupe de Normandie disputée au Havre. Selon RMC Sport, la gardienne de but a subi un traumatisme crânien après avoir été agressée à la 75e minute de jeu, alors que son équipe était déjà largement menée 8-0.
Ce qu'il faut retenir
- Une joueuse de 18 ans a été violemment frappée par des spectatrices à la 75e minute d’un match U18 féminin.
- Le score était de 8-0 en faveur de l’adversaire au moment des faits, éliminant tout enjeu sportif.
- La victime a subi un traumatisme crânien et a été prise en charge par les secours.
- La famille a porté plainte et le club a condamné fermement ces violences.
- Le président du FC Saint-Lô a appelé la ligue à se saisir du problème.
Alors que son équipe était déjà éliminée sur le score de 8 buts à 0, la gardienne de but de l’U18 féminine du FC Saint-Lô Manche a été la cible d’une agression physique d’une extrême violence. Selon RMC Sport, les faits se sont produits vers la 75e minute du match de demi-finale de la coupe de Normandie, disputé sur le terrain Pelé du Havre. Alors qu’elle tentait de récupérer un ballon sorti des limites du terrain, la jeune joueuse a été bousculée, mise à terre, puis frappée à plusieurs reprises par des spectatrices situées derrière son but.
Secourue par les pompiers présents sur place, elle a été évacuée du stade en état de choc et souffre désormais d’un traumatisme crânien. Après une prise en charge médicale, elle a pu rentrer chez elle, mais son état de santé reste sous surveillance. D’après France 3 Normandie et La Manche Libre, qui ont également couvert l’événement, la famille de la victime a porté plainte dans la foulée pour retrouver et sanctionner les agresseuses.
Un club en état de choc
Le FC Saint-Lô Manche a immédiatement réagi en publiant un communiqué officiel sur son site internet pour condamner sans réserve cette agression. « Le FC Saint-Lô Manche souhaite apporter tout son soutien à notre gardienne U18 Féminine, victime d’une agression physique d’une très grande violence lors de la demi-finale de coupe de Normandie qui s’est déroulée hier », peut-on y lire. « L’ensemble du club tient également à assurer de son soutien sa famille, ses coéquipières et l’ensemble du staff qui traversent cette épreuve particulièrement difficile. »
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté toute forme de violence, d’agressivité ou d’intimidation. De tels agissements n’ont leur place ni dans l’enceinte d’un stade, ni dans le sport, ni dans la vie de tous les jours. Ces agissements sont totalement contraires aux valeurs de respect, de solidarité, de fair-play et de bienveillance défendues par le FC Saint-Lô Manche. Le football doit rester un lieu de partage, d’éducation et de convivialité, où chacun peut pratiquer sa passion en toute sécurité. »
Le club a également tenu à réaffirmer son soutien total à la joueuse concernée. « Aujourd’hui, l’ensemble du FC Saint-Lô Manche est uni derrière notre joueuse. Nous lui adressons tout notre soutien et lui souhaitons un bon rétablissement. Dans ces moments difficiles, elle peut compter sur la solidarité et l’accompagnement de tout son club. » L’institution a appelé à la mobilisation collective pour lutter contre les violences dans le sport, rappelant que « les valeurs de respect doivent guider notre pratique ».
Un président sous le choc et une ligue interpellée
Denis Lavalley, président du FC Saint-Lô Manche, s’est exprimé avec indignation sur les ondes de France Normandie, qualifiant l’incident de « déchaînement de violence » incompréhensible. « Le score était établi, il n’y avait pas d’enjeu… que signifie cette violence ? », s’est-il interrogé. Il a ajouté : « Il est urgent que la ligue s’empare de ce sujet. Je ne mets pas en cause le club du Havre. »
Cette agression s’inscrit dans un contexte plus large de montée des violences dans le football amateur, y compris dans sa version féminine. Les instances dirigeantes du football en France sont régulièrement interpellées sur ce sujet, alors que les cas d’agressions de joueurs ou de joueuses par des spectateurs se multiplient ces dernières saisons. Comme l’a rappelé le club de Saint-Lô, le football se doit d’être un espace de convivialité et de respect, où chacun peut s’épanouir en sécurité.
Cette affaire intervient alors que le Sénat a récemment adopté un projet de loi visant à renforcer la répression contre les violences et les injures dans les stades. Si le texte doit encore être précisé et appliqué, il témoigne d’une prise de conscience accrue des pouvoirs publics face à ce fléau qui gangrène aussi bien le football professionnel qu’amateur.
Cette nouvelle agression rappelle que la lutte contre les violences dans le football, quel que soit son niveau, reste une priorité absolue pour préserver l’image et les valeurs du sport. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si les mesures préventives et répressives mises en place portent enfin leurs fruits.
Les spectatrices mises en cause pourraient être poursuivies pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT), un délit passible de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. La procédure judiciaire pourrait aussi aboutir à des interdictions de stade, voire des peines complémentaires en cas de circonstances aggravantes.
Non. Le président du FC Saint-Lô a clairement indiqué qu’il ne mettait pas en cause le club du Havre, soulignant que l’agression provenait de spectateurs et non de l’organisation du match. Les responsabilités pourraient en revanche être recherchées du côté de la sécurité du stade, selon les conclusions de l’enquête.