Des affrontements ont éclaté jeudi 14 mai 2026 en marge du match opposant al-Ittihad à al-Swelhi, une rencontre comptant pour le championnat libyen de première division. Ces violences, initialement localisées dans la ville de Misrata, ont rapidement gagné la capitale Tripoli, selon Ouest France.

Les heurts ont opposé les supporters des deux clubs aux forces de l’ordre, entraînant des échanges de projectiles et des dégradations. Les autorités ont déployé des renforts pour rétablir l’ordre, mais les affrontements se sont poursuivis plusieurs heures après la fin de la rencontre.

Ce qu'il faut retenir

  • Un match de première division opposant al-Ittihad à al-Swelhi a servi de déclencheur aux violences.
  • Les heurts ont éclaté à Misrata, avant de s’étendre à Tripoli.
  • Les affrontements ont impliqué des supporters et les forces de l’ordre, avec des échanges de projectiles.
  • Les autorités ont dû mobiliser des renforts pour tenter de rétablir le calme.
  • Les violences se sont prolongées plusieurs heures après la fin du match.

Un choc sportif détourné par la violence

Le match entre al-Ittihad et al-Swelhi, programmé jeudi soir dans le cadre du championnat libyen, s’est terminé sans incident majeur. Pourtant, la victoire de l’un ou l’autre camp n’a rapidement plus eu d’importance pour les supporters les plus radicaux. Dès la fin de la rencontre, des groupes de supporters ont commencé à s’affronter, avant que des jets de pierres ne visent les forces de l’ordre chargées de maintenir l’ordre.

Les affrontements ont rapidement débordé du stade, gagnant les rues adjacentes à Misrata. « Les forces de sécurité ont été prises pour cible », a indiqué un responsable local, cité par Ouest France. Les autorités ont dû faire appel à des renforts pour éviter une escalade incontrôlable.

Tripoli touchée par contagion

Alors que les premiers heurts se concentraient à Misrata, des débordements similaires ont été signalés dans la capitale, Tripoli. Des cortèges de supporters ont défilé dans plusieurs quartiers, scandant des slogans et provoquant des incidents avec les forces de l’ordre. Selon des témoins, certains groupes ont tenté de bloquer des axes routiers, aggravant la situation.

« La situation est sous contrôle, mais nous appelons à la retenue », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur libyen. Les autorités ont instauré un couvre-feu dans plusieurs zones pour limiter les risques de nouvelles violences.

« Les supporters doivent comprendre que la violence ne résout rien. Nous travaillons avec les clubs pour renforcer la sécurité lors des prochains matchs. »
— Un responsable du ministère de l’Intérieur

Et maintenant ?

Les autorités libyennes devraient annoncer dans les prochains jours des mesures renforcées pour encadrer les déplacements des supporters lors des prochaines rencontres. Un dialogue est également envisagé avec les dirigeants des clubs pour limiter l’accès des stades aux groupes les plus radicaux. Pour l’instant, aucune date n’a été fixée pour la reprise du championnat, qui pourrait être suspendu jusqu’à nouvel ordre.

Ces événements rappellent les tensions récurrentes autour du football en Libye, où les rivalités entre clubs s’accompagnent souvent de violences en marge des matchs. Les autorités tentent depuis plusieurs années de renforcer les dispositifs de sécurité, mais la tâche reste complexe dans un contexte où le sport est régulièrement instrumentalisé à des fins politiques ou communautaires.

Les affrontements sont liés à la rivalité historique entre les supporters d’al-Ittihad et d’al-Swelhi. Ces tensions, souvent exacerbées par l’alcool et les rivalités locales, dégénèrent régulièrement en violences après les matchs.