Une journaliste américaine a révélé que la délégation de Donald Trump, en partance de Chine ce vendredi 16 mai 2026, a jeté dans une poubelle l’ensemble des objets offerts par les autorités chinoises avant d’embarquer à bord de l’Air Force One. Selon Le Figaro, cette mesure stricte s’inscrit dans une stratégie de sécurité visant à éviter tout risque d’espionnage ou de compromission des données américaines.

Ce qu'il faut retenir

  • Tous les objets distribués par la Chine — badges, accréditations, téléphones jetables — ont été jetés à la poubelle avant l’embarquement de la délégation américaine.
  • La consigne était claire : rien ne devait quitter la Chine à bord de l’avion présidentiel, afin de prévenir tout risque d’espionnage.
  • Les membres de la délégation, dont Donald Trump, ont utilisé des téléphones jetables qui ont été détruits sur place avant le retour aux États-Unis.
  • Donald Trump a évoqué publiquement les cyberattaques chinoises lors de sa conférence de presse post-visite, répondant par une boutade sur l’espionnage mutuel entre les deux pays.
  • Cette visite s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes, notamment sur la question de Taïwan, où Trump a affirmé n’avoir pris « aucun engagement » envers Xi Jinping.

Une mesure radicale pour écarter tout risque de fuite

Selon Emily Goodin, correspondante à la Maison-Blanche pour le New York Post, le personnel américain a systématiquement collecté et détruit tous les objets distribués par les autorités chinoises. « Rien de Chine n’est autorisé à bord [d’Air Force One] pour raisons de sécurité », a-t-elle précisé dans un message posté sur X, repris par plusieurs médias américains. Les accréditations, les téléphones jetables du personnel de la Maison-Blanche et les badges de la délégation ont ainsi terminé leur course dans une poubelle située au pied des escaliers de l’avion présidentiel.

Cette procédure exceptionnelle reflète les craintes américaines concernant les pratiques d’espionnage attribuées à Pékin. « Les publications sur le compte Truth Social de Donald Trump ont été limitées pendant le sommet », indique Le Figaro, précisant que ces messages « ont probablement été publiés depuis Washington, où plusieurs membres du personnel de la Maison-Blanche travaillaient aux heures de Pékin pour assurer un soutien logistique à distance ».

Téléphone jetable et destruction sur place : le protocole anti-espionnage

La délégation américaine a suivi un protocole strict : tous les appareils électroniques personnels ont été soit laissés aux États-Unis, soit éteints et abandonnés en Chine. « J’ai des sources qui étaient à bord de l’avion : elles ont dû laisser leurs téléphones américains ou les éteindre. Si elles les ont emportés, elles les ont laissés dans l’avion et n’ont pas pu les utiliser », a expliqué Ainsley Earhardt, présentatrice de Fox News, lors de son émission. « Ils ne veulent rien laisser à bord de cet avion, car il pourrait être sur écoute ou contenir des espions », a-t-elle ajouté.

Les téléphones jetables fournis sur place ont, eux, été détruits après usage. « Ils ont dû détruire et abandonner en Chine les téléphones jetables qu’ils utilisaient sur place », confirme Le Figaro. Cette précaution illustre la méfiance persistante entre les deux premières puissances mondiales, malgré les efforts affichés pour normaliser leurs relations diplomatiques.

Donald Trump face aux questions sur les cyberattaques chinoises

Lors de son départ de Pékin, Donald Trump a été interpellé par des journalistes sur les cyberattaques attribuées à la Chine contre les États-Unis. Sa réponse a été sans équivoque : « On m’a posé la question hier : *Et le fait que la Chine espionne les États-Unis ?* J’ai répondu : *Eh bien, c’est comme ça, parce que nous aussi, on les espionne à tout va*. » Une déclaration qui a relancé le débat sur la réciprocité des pratiques d’espionnage entre les deux pays.

Cette visite, la première de Donald Trump en Chine depuis son retour à la présidence, s’est déroulée dans un climat de tensions géopolitiques accrues. Pékin a d’ailleurs réaffirmé sa puissance militaire en marge du sommet, avec des déclarations qualifiant la Chine d’« inarrêtable » face aux pressions américaines. De son côté, Trump a réitéré son absence d’engagement envers Taïwan, précisant qu’il n’avait « pris aucun engagement » envers Xi Jinping sur cette question.

Et maintenant ?

La destruction systématique des objets et appareils électroniques américains en Chine pourrait devenir une norme lors des déplacements officiels futurs, tant que les tensions sur l’espionnage et la cybersécurité persisteront. Les prochaines étapes diplomatiques entre Washington et Pékin restent incertaines, mais cette visite a confirmé l’absence de rapprochement significatif sur les dossiers sensibles, notamment Taïwan et les cybermenaces. Une nouvelle rencontre au sommet pourrait être envisagée d’ici la fin de l’année, mais aucune date n’a été évoquée pour l’instant.

Un épisode symptomatique des relations sino-américaines

Cette affaire illustre la méfiance réciproque qui caractérise les relations entre les États-Unis et la Chine, deux pays engagés dans une rivalité stratégique pour la domination mondiale. Depuis des décennies, les visites officielles de présidents américains en Chine sont marquées par des protocoles stricts, reflétant les enjeux de sécurité nationale et de souveraineté technologique. — Autant dire que cette fois-ci, la délégation de Trump a poussé le principe de précaution à son paroxysme.

Pour rappel, les tensions entre Washington et Pékin ne datent pas d’hier. Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025, les relations se sont tendues sur plusieurs fronts : commerce, technologie, Taïwan et désormais cybersécurité. Cette visite, bien que symbolique, n’a pas permis de désamorcer ces tensions, laissant planer le doute sur l’évolution future de ce rapport de force.

Contexte : une visite sous haute tension

La visite de Donald Trump en Chine s’est déroulée dans le cadre d’un sommet diplomatique visant à apaiser, du moins officiellement, les relations entre les deux pays. Pourtant, les déclarations de Xi Jinping en marge de l’événement ont montré que Pékin ne comptait pas céder sur ses positions, notamment en matière de souveraineté territoriale et de puissance militaire. « La Chine est inarrêtable », a-t-il affirmé, défiant ouvertement les pressions américaines.

De son côté, Trump a tenté de minimiser les divergences, insistant sur le fait qu’aucun engagement n’avait été pris envers Taïwan. Une posture qui, si elle ne satisfait ni les nationalistes chinois ni les partisans d’une ligne dure à Washington, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles négociations dans les mois à venir. — Reste à voir si Pékin et Washington parviendront à trouver un terrain d’entente, ou si cette visite restera comme un nouvel épisode de leur rivalité sans fin.

Selon les informations rapportées par Le Figaro, cette mesure s’inscrit dans une stratégie de sécurité visant à éviter tout risque d’espionnage ou de compromission des données. Tous les objets distribués par les autorités chinoises — badges, accréditations, téléphones jetables — ont été considérés comme potentiellement dangereux et jetés avant l’embarquement à bord de l’Air Force One.