Alors que la traque de Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir assassiné sa famille en 2011, se poursuit depuis quinze ans, une nouvelle théorie émerge quant à sa dernière apparition publique. Selon BFM - Faits Divers, Gilles Galloux, ancien enquêteur ayant travaillé à son compte sur cette affaire, a estimé ce dimanche 17 mai 2026, sur le plateau de BFMTV, que les circonstances de cette disparition pourraient relever d’une mise en scène visant à faire croire à un suicide.
Ce qu'il faut retenir
- Dernière apparition officielle : Xavier Dupont de Ligonnès a été vu pour la dernière fois au Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens (Var) le 15 avril 2011, quelques jours après les meurtres de sa famille à Nantes.
- Indices troublants : Un témoin affirme l’avoir vu s’éloigner à pied de l’hôtel avec un étui pouvant contenir une carabine, tandis que sa voiture était retrouvée abandonnée sur le parking le 21 avril.
- Théorie du suicide simulé : Gilles Galloux, auteur d’un livre sur l’affaire, considère que l’ensemble des éléments observés ce jour-là relève d’une stratégie pour induire en erreur.
- Piste américaine : L’enquêteur a notamment exploré la possibilité d’une fuite aux États-Unis, conduisant à un nouvel appel à témoins lancé au Texas en mars 2025.
- Recherches infructueuses : En septembre 2024, des fouilles au cimetière de Roquebrune-sur-Argens n’ont « pas apporté d’éléments nouveaux significatifs », selon le procureur de la République de Nantes.
Les circonstances de la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès, toujours introuvable malgré les multiples théories sur sa localisation, continuent de nourrir les spéculations. Selon BFM - Faits Divers, l’ancien enquêteur Gilles Galloux a livré une analyse inédite lors de son passage télévisé, suggérant que le suspect aurait orchestré sa propre mise en scène pour simuler un départ définitif.
Pour l’enquêteur, tout porte à croire que le suspect a « intimement convaincu » qu’il s’agissait d’une opération de diversion. Galloux a notamment pointé du doigt le sac porté par Dupont de Ligonnès lors de son départ de l’hôtel Formule 1. « Je n’ai jamais eu l’impression que c’était une carabine, et personne ne sait vraiment ce que c’était », a-t-il déclaré, soulignant l’absence de certitude sur le contenu de cet étui.
« Tout est mis en scène, comme la maison à Nantes », a-t-il affirmé en référence au regard adressé par le suspect à la caméra de surveillance de l’établissement hôtelier. Dans la demeure nantaise des Dupont de Ligonnès, les corps sans vie d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants — Benoît, Anne, Thomas et Arthur — avaient été découverts sous la terrasse.
Les images de surveillance du Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens, datées du 15 avril 2011, montrent en effet Dupont de Ligonnès en train de retirer de l’argent liquide dans un distributeur automatique de la ville, puis de regagner sa chambre. Le lendemain, un témoin affirme l’avoir vu quitter les lieux à pied avec un étui dorsal, avant que sa voiture ne soit retrouvée abandonnée sur le parking cinq jours plus tard.
Pour Galloux, ces éléments ne sont pas anodins. L’ancien policier, qui a officié à l’Office central cybercrime de la Police judiciaire avant de travailler à son compte, a également évoqué le regard du suspect vers la caméra de l’hôtel. « Ce regard, c’est comme s’il disait : ‘Regardez bien, je pars me suicider’ », a-t-il analysé, suggérant une volonté de contrôler le récit médiatique autour de sa disparition.
Cette théorie s’ajoute à d’autres pistes explorées au fil des années, dont celle d’un éventuel suicide dans l’un des caveaux du cimetière de Roquebrune-sur-Argens. En septembre 2024, de nouvelles fouilles avaient été ordonnées, sans pour autant apporter de « résultats significatifs », comme l’avait alors indiqué le procureur de la République de Nantes. Une annonce qui avait douché les espoirs des familles et des enquêteurs.
Autre hypothèse privilégiée par Gilles Galloux : la fuite aux États-Unis. L’enquêteur a consacré une partie de ses recherches à cette piste, menant à l’ouverture d’un nouvel appel à témoins dans le comté de Brewster (Texas) le 24 mars 2025. Cette initiative visait à recueillir des témoignages locaux sur une éventuelle présence du suspect dans la région, sans que les résultats n’aient été rendus publics à ce jour.
Malgré ces investigations, l’affaire reste marquée par un mystère persistant. Les recherches se heurtent à l’absence de preuves tangibles, et les déclarations de Galloux, bien que fondées sur une analyse minutieuse, relèvent davantage de l’hypothèse que de la certitude. La famille de Dupont de Ligonnès, quant à elle, continue de demander justice pour les victimes, tandis que la justice française maintient les recherches actives.
Reste à savoir si les prochains mois apporteront des réponses, ou si l’affaire Dupont de Ligonnès restera à jamais enveloppée dans le brouillard des hypothèses. Une certitude, en revanche : les familles des victimes méritent une conclusion, quelle qu’elle soit.
L’ancien enquêteur s’appuie sur plusieurs éléments : le regard du suspect vers la caméra, l’étui qu’il portait — dont il doute qu’il contenait une carabine — et l’absence de preuve formelle de son suicide. Pour lui, tout concourt à une stratégie de diversion, visant à faire croire à un départ définitif.