Paris, le 20 juin 2026 — Lors du conseil de Paris du 19 juin, Lucie Castets, maire du 12e arrondissement, a comparé la prolifération de certaines enseignes de fast-food à celle des magasins d’instruments de musique, suscitant des réactions contrastées au sein de l’assemblée. Selon Le Figaro, son intervention visait à souligner ce qu’elle qualifie d’« indignation à géométrie variable » face aux commerces de restauration rapide, comme Master Poulet.

Ce qu'il faut retenir

  • Le 19 juin 2026, lors d’un conseil de Paris, Lucie Castets a comparé la prolifération des enseignes de fast-food à celle des magasins d’instruments de musique ou des artisans.
  • Elle a critiqué une « indignation à géométrie variable » face aux commerces de restauration rapide, citant Master Poulet comme exemple.
  • Son intervention a été interrompue par Sylvain Maillard (député Renaissance), qui a estimé que « ça n’a rien à voir ».
  • Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a conclu en rappelant que ces enseignes font partie du paysage parisien et sont fréquentées par ses propres enfants.
  • Master Poulet est au cœur d’un débat politique sur la diversité commerciale dans certains quartiers de la capitale.

Un parallèle surprenant pour illustrer une inégalité perçue

Lors de son intervention, Lucie Castets a pointé du doigt ce qu’elle présente comme une forme d’hypocrisie dans la réaction des élus parisiens. Dans son propos, retranscrit par Le Figaro, elle a interrogé : « Je m’étonnais en conseil d’arrondissement que vous puissiez avoir une forme d’indignation à géométrie variable, puisque je ne vous entends jamais vous indigner sur d’autres types de commerces, y compris d’autres types de restauration rapide, ou encore quand toute une rue abrite des magasins d’instruments de musique ou des artisans ».

Pour la maire du 12e arrondissement, cette comparaison vise à souligner que certains commerces, perçus comme indésirables, coexistent avec d’autres enseignes sans susciter les mêmes critiques. Elle a notamment cité l’exemple des luthiers de la rue de Rome, souvent présentés comme un symbole d’un commerce « traditionnel » et « culturel ».

Des réactions vives et une interruption remarquée

Cette prise de position a immédiatement provoqué une réaction de la part de Sylvain Maillard, député Renaissance et conseiller municipal, qui a coupé la parole à Lucie Castets pour lancer : « Mais enfin, ça n’a rien à voir ! ». Un échange qui a mis en lumière les tensions autour de ce sujet, révélant des clivages entre élus sur la question de la régulation commerciale dans les rues parisiennes.

Emmanuel Grégoire, maire de Paris, est alors intervenu pour apaiser le débat. Avec un sourire en coin, il a lancé à Sylvain Maillard : « N’importez pas, Monsieur Maillard, au conseil de Paris, les très mauvaises méthodes de l’Assemblée nationale… ». Une remarque qui a détendu l’atmosphère et permis à Lucie Castets de poursuivre son intervention.

Un débat sur la diversité commerciale et l’accès pour tous

Lucie Castets a précisé son propos en expliquant que l’enjeu était avant tout celui de la diversité commerciale dans certains quartiers. « Les personnes qui côtoient ce genre d’établissements ne font pas partie des classes sociales les plus aisées », a-t-elle souligné, avant d’ajouter : « Je disais donc en conseil d’arrondissement qu’il me semblait fondamental qu’il existe des offres pour tous les budgets, y compris pour les classes populaires ».

Pour elle, la question ne se limite pas à la présence de fast-foods, mais s’étend à la nécessité de maintenir une offre accessible à tous les publics, sans pour autant renoncer aux objectifs d’une alimentation durable et de qualité. « Sans bien sûr abandonner nos objectifs d’un accès à une alimentation durable et de bonne qualité pour tout le monde », a-t-elle conclu.

Emmanuel Grégoire relativise : ces enseignes font partie du quotidien parisien

Le maire de Paris a clos le débat en adoptant une posture plus pragmatique. « J’en suis client, mes enfants en sont clients », a-t-il déclaré, ajoutant : « Et je pense que si on demandait à nos enfants s’il leur arrive d’y aller, je crains que la réponse soit oui, trop souvent ». Une remarque qui rappelle que ces enseignes font désormais partie intégrante du paysage commercial parisien, indépendamment des débats politiques.

Emmanuel Grégoire a également insisté sur la nécessité de ne pas stigmatiser ces commerces : « Je ne souhaite pas stigmatiser ces enseignes », a-t-il précisé. Une position qui contraste avec les critiques parfois virulentes adressées à certaines chaînes de restauration rapide.

Et maintenant ?

Ce débat, relancé lors du conseil de Paris, pourrait trouver un prolongement dans les prochains mois, notamment si la ville décide d’encadrer plus strictement l’implantation de certains types de commerces. Pour l’instant, aucune mesure concrète n’a été annoncée, mais la question de la régulation commerciale dans les quartiers parisiens reste un sujet sensible, susceptible de resurgir lors des prochains conseils ou dans le cadre des élections municipales.

Reste à voir si les prises de position comme celle de Lucie Castets aboutiront à des propositions législatives ou réglementaires, ou si elles resteront cantonnées au débat d’idées.

Ce n’est pas la première fois que le sujet des enseignes de fast-food fait polémique à Paris. Master Poulet, en particulier, est devenu un symbole des tensions autour de la diversité commerciale dans certains arrondissements. Entre enjeux économiques, sociaux et politiques, la question pourrait bien continuer à alimenter les discussions dans les mois à venir.

Selon Le Figaro, Lucie Castets a souhaité illustrer ce qu’elle qualifie d’« indignation à géométrie variable » face à certains commerces. Pour elle, les critiques adressées aux enseignes de restauration rapide, comme Master Poulet, ne s’appliquent pas à d’autres types de commerces, comme les magasins d’instruments de musique ou les artisans, alors que ces derniers peuvent aussi occuper l’espace public.

L’intervention de Lucie Castets a été interrompue par Sylvain Maillard, député Renaissance, qui a estimé que la comparaison n’était pas pertinente. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a ensuite tempéré le débat en rappelant que ces enseignes font partie du paysage parisien et sont fréquentées par de nombreux habitants, y compris sa propre famille.