Clare, militante lesbienne originaire d’Ouganda, vit aujourd’hui entre Kampala et la France, où elle s’engage comme ambassadrice des droits LGBT. En Ouganda, pays où l’homosexualité est passible de la peine de mort, elle mène une lutte ouverte contre les persécutions, comme le rapporte Ouest France. Son combat l’a notamment conduite à organiser une Pride en 2016, malgré les risques encourus, et à rencontrer des figures internationales pour alerter sur la situation des minorités sexuelles dans son pays.
Ce qu'il faut retenir
- Clare est une militante LGBT ougandaise vivant entre l’Ouganda et la France, où elle défend les droits des minorités sexuelles.
- En Ouganda, l’homosexualité est punie de la peine de mort, selon le code pénal ougandais.
- Elle a tenté d’organiser une Pride en 2016 malgré les risques juridiques et sociaux.
- Elle a rencontré le pape François et Jean-Noël Barrot, alors ministre délégué au Tourisme, pour sensibiliser à la cause LGBT.
- Son engagement en fait une cible potentielle des autorités ougandaises, où les persécutions contre les personnes LGBT sont documentées.
Une militante en première ligne face à un régime répressif
Clare incarne la résistance des militants LGBT en Ouganda, où les lois et les pratiques sociales sont parmi les plus répressives au monde. Le code pénal ougandais, hérité de l’ère coloniale britannique, criminalise les relations homosexuelles, avec des peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité — et, dans certains cas, la peine de mort. Depuis les années 2010, les autorités ougandaises ont renforcé les mesures anti-LGBT, multipliant les arrestations arbitraires et les violences policières. Dans ce contexte, Clare a choisi de s’exprimer publiquement, malgré les risques pour sa sécurité.
Son parcours l’a menée à croiser la route de personnalités influentes. En 2016, elle a tenté d’organiser une Pride, un événement symbolique dans un pays où toute visibilité LGBT est immédiatement réprimée. Cette initiative lui a valu une surveillance accrue des autorités. Plus tard, elle a eu l’opportunité d’échanger avec le pape François lors d’un déplacement en Afrique, ainsi qu’avec Jean-Noël Barrot, alors ministre délégué au Tourisme, pour plaider la cause des droits humains dans son pays.
Un engagement transfrontalier pour une cause universelle
Installée en partie en France, Clare utilise sa double appartenance pour amplifier sa voix. Elle participe à des conférences, des débats et des campagnes de sensibilisation, notamment en Europe, où les droits LGBT bénéficient d’une meilleure protection juridique. Son statut de militante exilée lui permet d’attirer l’attention des médias internationaux sur la situation en Ouganda, tout en évitant les représailles directes. Pourtant, son combat reste semé d’embûches : les réseaux de soutien aux militants LGBT ougandais sont limités, et les pressions sur les familles des activistes sont fréquentes.
Selon plusieurs rapports d’ONG, dont Human Rights Watch et Amnesty International, les persécutions contre les personnes LGBT en Ouganda se sont intensifiées ces dernières années. Les arrestations sous prétexte de « promotion de l’homosexualité » sont monnaie courante, et les médias locaux n’hésitent pas à publier des listes de noms et des photos de personnes suspectées d’être LGBT, les exposant à des violences communautaires. Dans ce paysage, Clare se distingue par son refus de se taire.
Son histoire rappelle que la lutte pour les droits LGBT ne connaît pas de frontières. En Ouganda, comme dans de nombreux pays où l’homosexualité est criminalisée, les militants risquent leur liberté — et parfois leur vie — pour une cause qui, ailleurs, est considérée comme acquise. Clare, elle, refuse de se soumettre à cette logique. « On ne choisit pas d’être LGBT, mais on choisit de se battre pour nos droits », a-t-elle déclaré à Ouest France.
En Ouganda, l’homosexualité est passible de peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité, selon l’article 145 du code pénal. Dans certains cas, la peine de mort peut être requise, bien que les exécutions soient rares. Les relations entre personnes de même sexe sont interdites, et toute promotion de l’homosexualité est également criminalisée.
Clare alterne entre l’Ouganda et la France, où elle bénéficie d’une protection juridique. Elle limite ses déplacements en Ouganda et évite les actions publiques qui pourraient la désigner aux autorités. Son statut d’exilée lui permet de bénéficier d’une visibilité internationale, tout en réduisant les risques d’arrestation directe.