Comme le rapporte BFM Business ce 18 mai 2026, le skipper Ambrogio Beccaria se prépare activement pour la prochaine édition de la Route du Rhum à bord de son IMOCA Allagrande Mapei. Dans un contexte où la technologie numérique prend une place croissante dans la course au large, l’Italien met en avant l’importance du cockpit digital pour optimiser ses performances et sa sécurité en mer. Une évolution qui reflète les transformations majeures de la voile de compétition, désormais indissociable des innovations technologiques.
À moins de six mois du départ de la transatlantique, prévue en novembre 2026, Beccaria et son équipe peaufinent les derniers réglages. Entre simulations numériques, gestion des données en temps réel et optimisation des trajectoires, le cockpit de l’IMOCA est devenu un véritable centre de contrôle high-tech. Une approche qui n’est pas sans rappeler les enjeux industriels évoqués récemment par les négociations tendues chez Samsung, où la production de composants électroniques critiques pourrait être perturbée — un sujet traité en détail par Raphaël Raffray sur Tech&Co.
Ce qu'il faut retenir
- Ambrogio Beccaria prépare la Route du Rhum 2026 à bord de son IMOCA Allagrande Mapei, en insistant sur l’importance des cockpits numériques pour la performance.
- Le skipper italien souligne le rôle central des outils digitaux dans la gestion des données et la sécurité en mer.
- La course au large s’appuie désormais sur des technologies avancées, similaires à celles utilisées dans les secteurs industriels comme celui de Samsung.
- Les négociations en cours chez Samsung pourraient impacter la production mondiale de cartes mémoire et composants pour l’IA, un enjeu majeur pour les technologies embarquées.
- La Route du Rhum, prévue en novembre 2026, approche à grands pas, avec une préparation qui combine tradition et innovation.
Un cockpit numérique au service de la performance
Pour Ambrogio Beccaria, la préparation de la Route du Rhum ne se limite plus à l’entraînement physique ou à la météo. Selon ses déclarations rapportées par BFM Business, le cockpit de son IMOCA est désormais un « cerveau digital » où s’entremêlent données météo, capteurs de performance et systèmes de navigation automatisés. Ces outils permettent d’ajuster en temps réel la trajectoire, la voilure et même la consommation d’énergie, autant d’éléments cruciaux sur une course de 3 500 milles entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre.
L’IMOCA Allagrande Mapei, un monocoque de 60 pieds, est équipé de capteurs capables de mesurer en permanence la pression du vent, l’angle des voiles ou encore la vitesse du bateau. Ces données sont analysées par des algorithmes qui suggèrent les meilleurs réglages, réduisant ainsi la marge d’erreur humaine. « On ne parle plus de navigation instinctive, mais d’une gestion ultra-précise où chaque watt compte », a expliqué Beccaria. — Une approche qui rappelle les défis industriels contemporains, notamment les tensions autour de la production de puces électroniques, comme en témoigne la grève annoncée chez Samsung.
La Route du Rhum à l’ère des innovations technologiques
La Route du Rhum, course mythique créée en 1978, s’est progressivement transformée en un laboratoire d’innovations. Les skippers modernes, comme Beccaria, intègrent désormais des outils issus de l’intelligence artificielle et de l’IoT (Internet des Objets) pour maximiser leurs chances. Parmi les avancées récentes, on note l’utilisation de logiciels de prédiction météorologique ultra-localisés ou encore des systèmes de communication par satellite pour rester en contact avec les équipes à terre.
Cette digitalisation s’accompagne aussi de défis logistiques. La fiabilité des équipements électroniques est devenue une priorité, au même titre que la résistance des matériaux. D’ailleurs, les récents soucis de production chez Samsung — évoqués par Julien Thibaud sur Tech&Co — rappellent à quel point la chaîne d’approvisionnement en composants critiques peut impacter des secteurs aussi variés que la voile ou l’intelligence artificielle. Samsung, l’un des principaux fabricants de cartes mémoire et de puces, voit ses usines en Corée du Sud menacées par une grève, ce qui pourrait perturber des milliers d’entreprises dépendantes de ses produits.
Un skipper italien sous les projecteurs
Ambrogio Beccaria, 32 ans, est l’un des représentants les plus en vue de la voile italienne. Après une carrière en Figaro puis en Class40, il a rejoint le circuit IMOCA en 2022 et s’est rapidement imposé comme un concurrent sérieux. Son partenariat avec Allagrande Mapei, une entreprise spécialisée dans les matériaux composites, illustre cette volonté de lier performance sportive et innovation technologique.
Pour cette édition 2026 de la Route du Rhum, Beccaria mise sur une préparation minutieuse, avec des sessions de simulation sur ordinateur et des tests en conditions réelles. Son objectif ? Figurer parmi les premiers sur la ligne d’arrivée, tout en maîtrisant les coûts et la consommation énergétique — un équilibre de plus en plus recherché dans un contexte où les ressources se raréfient. « La victoire ne se joue plus seulement sur l’eau, mais aussi dans les bureaux où l’on conçoit les outils de demain », a-t-il souligné lors d’un entretien exclusif.
Une chose est sûre : la prochaine édition de la Route du Rhum s’annonce comme un nouveau chapitre pour la course au large, où performance sportive et innovation technologique seront plus que jamais indissociables.
Selon BFM Business, Beccaria utilise un cockpit digital intégré à son IMOCA Allagrande Mapei, incluant des capteurs de performance, des algorithmes de prédiction météo en temps réel, des systèmes de communication par satellite et des logiciels d’optimisation énergétique. Ces outils permettent de gérer la navigation avec une précision accrue et de réduire les marges d’erreur.
D’après les analyses de Tech&Co, Samsung est un fournisseur clé de composants électroniques, notamment de cartes mémoire et de puces utilisées dans les systèmes embarqués des IMOCA. Une grève dans ses usines pourrait entraîner des retards de livraison, perturbant ainsi la préparation des skippers pour des courses comme la Route du Rhum, où la fiabilité des équipements est cruciale.