D'après nos confrères de Le Figaro, les pluies diluviennes qui ont touché le sud-est du Brésil ont laissé derrière elles un paysage de désolation, avec de nombreuses personnes évacuées qui n'ont pas pu prendre avec elles leur chien, chat, oiseaux.
Il tremble, l'air apeuré, mais il est en sécurité. Paquito, petit chien au pelage blanc et noir, a été sauvé d'une zone à risque deux jours après les pluies diluviennes qui ont fait plus de 50 morts dans le sud-est du Brésil.
Ce qu'il faut retenir
- Les pluies diluviennes ont touché le sud-est du Brésil, faisant plus de 50 morts.
- De nombreuses personnes évacuées n'ont pas pu prendre avec elles leur chien, chat, oiseaux.
- Les secours s'efforcent de sauver les animaux oubliés.
La situation actuelle
Les zones touchées par des glissements de terrain ont été évacuées, mais les animaux de compagnie sont souvent restés dans les maisons menacées par de nouvelles coulées de boue. «Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres», raconte Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad).
Les précipitations ayant débuté dans la nuit de lundi à mardi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée de l'État du Minas Gerais (sud-est). Au moins 55 personnes ont péri dans des inondations et glissements de terrain, et 13 personnes sont encore portées disparues.
Les conséquences pour les animaux
Alferina Maria, femme au foyer de 45 ans, n'avait pas pu prendre Paquito avec elle au moment d'évacuer Três Moinhos, quartier pauvre de Juiz de Fora atteint par deux coulées de boue en trois jours. «Ils nous ont dit de prendre juste nos papiers d'identité pour être hors de danger au plus vite, mais j'étais inquiète pour Paquito. Il appartenait à ma mère, qui est décédée (avant les intempéries), et il était resté à la maison», raconte-t-elle.
Gina Lourenço de Souza, une autre habitante du quartier, descend une ruelle en pente raide rendue glissante à cause de la boue, les bras chargés de deux cages remplies d'oiseaux. «Quand le terrain a cédé, je n'ai emporté que ma petite chatte et deux perruches. Aujourd'hui j'ai pu aller chercher mes bébés», les autres oiseaux, dit cette femme de ménage de 46 ans, le souffle court et les larmes aux yeux.
Les secours en action
La vétérinaire Marina Souza a fort à faire à Três Moinhos, où elle a sauvé une quinzaine de chiens en quelques heures jeudi. Son sauvetage le plus marquant ? Celui du petit chien Benny, dans un autre quartier sinistré de Juiz de Fora. «Il appartenait à un petit garçon de 11 ans porté disparu après une coulée de boue. On a sauvé le chien, mais on a appris que les pompiers avaient trouvé le corps du petit garçon», raconte-t-elle avec émotion.
En conclusion, les pluies diluviennes qui ont touché le sud-est du Brésil ont laissé derrière elles un paysage de désolation, mais les secours sont en action pour sauver les animaux oubliés. Il est important de rester vigilant et de suivre les instructions des autorités pour éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent.
