Lors du sommet « Africa Forward » qui se tient actuellement à Nairobi, au Kenya, le président français Emmanuel Macron a vivement réagi face à l’attitude des participants, selon BMF - International. Le chef de l’État a dénoncé un « total manque de respect » envers les intervenants, soulignant que les échanges culturels et politiques ne pouvaient prospérer dans un tel climat.

Ce sommet, organisé du 10 au 11 mai 2026, réunit des dirigeants africains et européens autour de thèmes comme le patrimoine culturel, la coopération économique et les enjeux géopolitiques. Pourtant, selon des observateurs présents sur place, plusieurs salles étaient marquées par un manque d’attention des participants lors des prises de parole officielles.

Ce qu'il faut retenir

  • Emmanuel Macron a vivement critiqué l’attitude des participants lors du sommet « Africa Forward » à Nairobi, évoquant un « total manque de respect » envers les intervenants.
  • Le président français a rappelé l’importance de la restitution des œuvres d’art africaines, affirmant que le patrimoine culturel « n’était pas en Afrique » mais devait y retourner.
  • Il a insisté sur la nécessité de construire une relation « d’égal à égal » entre l’Afrique et la France, tout en appelant à « reconstruire l’unité entre les pays » face aux tensions géopolitiques actuelles.
  • Le sommet, qui se déroule les 10 et 11 mai 2026, aborde des sujets comme les terres rares, la guerre en Iran et ses répercussions sur le continent africain.

Un sommet perturbé par des tensions sur la forme

Selon plusieurs médias présents sur place, dont BMF - International, la conférence a été marquée par des moments de tension lors des allocutions officielles. Emmanuel Macron a notamment interpellé l’assistance après avoir constaté que certains participants quittaient les salles ou consultaient leurs téléphones pendant les discours.

« Ce n’est pas acceptable. Quand on discute de sujets aussi importants que le patrimoine ou la coopération, il faut respecter ceux qui s’expriment », a-t-il déclaré devant un parterre d’une centaine de participants. Le président français a ajouté que ce type d’attitude « porte atteinte à la crédibilité » des échanges et envoie un mauvais signal aux partenaires africains.

Restitution des œuvres d’art : Macron maintient la pression

Parmi les sujets phares du sommet figure la question de la restitution des œuvres d’art africaines détenues par des musées européens, notamment français. Emmanuel Macron a réitéré sa position en faveur d’un retour progressif de ces artefacts, rappelant que leur présence hors du continent africain « n’était pas en Afrique » et qu’il convenait de « réparer cette injustice historique ».

« Nous devons travailler ensemble pour que ces œuvres retrouvent leur terre d’origine, dans des conditions respectueuses et transparentes », a-t-il précisé. Cette thématique, déjà abordée lors de son discours à Ouagadougou en 2017, reste un dossier sensible entre Paris et plusieurs capitales africaines.

La coopération économique au cœur des débats

Le sommet « Africa Forward » accorde une large place aux enjeux économiques, notamment la dépendance aux terres rares et les conséquences de la guerre en Iran sur les échanges commerciaux. Selon BMF - International, plusieurs intervenants ont souligné les difficultés rencontrées par les pays africains pour accéder à des matières premières stratégiques, alors que la demande mondiale ne cesse de croître.

Emmanuel Macron a également abordé la question de la visite du président taïwanais à Honduras, un événement qui a provoqué la colère de Pékin. « L’Afrique doit pouvoir entretenir des relations diplomatiques et économiques avec tous les acteurs internationaux, sans subir de pressions extérieures », a-t-il affirmé.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes du sommet « Africa Forward » devraient porter sur la finalisation d’un communiqué commun, attendu pour le 12 mai 2026. Plusieurs groupes de travail doivent également présenter leurs recommandations sur la restitution des œuvres d’art et la diversification des partenariats économiques. La France, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’à la fin du mois de juin, pourrait annoncer de nouvelles initiatives lors du Conseil européen de juin.

Par ailleurs, les observateurs s’interrogent sur la capacité des participants à appliquer les principes de respect et d’écoute lors des prochains sommets internationaux. La question reste ouverte : les bonnes intentions affichées à Nairobi se traduiront-elles par des actes concrets sur le terrain ?

Selon BMF - International, le sommet réunit des dirigeants africains et européens, mais la liste complète des participants n’a pas été communiquée. Plusieurs chefs d’État africains, dont ceux du Kenya et du Nigeria, ont été mentionnés parmi les invités.