Alors que la saison des barbecues bat son plein, le choix entre merguez et chipolatas divise souvent les convives. Entre plaisir gustatif et équilibre nutritionnel, une nutritionniste apporte aujourd’hui un éclairage précis sur ces deux incontournables des grillades estivales. Top Santé révèle ses conclusions, qui réservent quelques surprises.

Ce qu'il faut retenir

  • La merguez contient en moyenne 30 % de matières grasses contre 20 % pour la chipolata, selon une analyse nutritionnelle citée par Top Santé.
  • Un chipolata standard affiche 1,5 g de sel pour 100 g, contre 2,2 g pour la merguez, soit une différence de près de 50 %.
  • La merguez, plus riche en épices, offre une teneur en protéines légèrement inférieure à celle de la chipolata.
  • Les deux saucisses contiennent des additifs, mais la chipolata en utilise davantage pour sa conservation.

Des teneurs en matières grasses et en sel qui interrogent

La merguez, avec sa couleur rouge caractéristique et son goût prononcé, séduit par son côté épicé et juteux. Pourtant, son profil nutritionnel reste moins avantageux que celui de la chipolata. « La merguez contient en moyenne 30 % de matières grasses, contre 20 % pour une chipolata classique », précise la nutritionniste interrogée par Top Santé. Cette différence s’explique en partie par la composition de la viande utilisée et l’ajout de graisse animale dans la recette traditionnelle.

Côté sel, la disparité est encore plus marquée. Un chipolata standard affiche 1,5 g de sel pour 100 g, tandis qu’une merguez dépasse les 2,2 g. « Ces chiffres dépassent largement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui préconise de ne pas dépasser 5 g de sel par jour », rappelle la spécialiste. Autant dire que consommer l’une ou l’autre à plusieurs reprises dans la même journée peut rapidement faire exploser les apports journaliers recommandés.

Protéines et additifs : un autre critère de choix

Au-delà des matières grasses et du sel, la teneur en protéines et la présence d’additifs varient également entre les deux saucisses. La chipolata, souvent fabriquée à base de porc, affiche généralement un taux de protéines légèrement supérieur à celui de la merguez. « Pour 100 g, on compte environ 12 g de protéines dans une chipolata, contre 10 g dans une merguez, détaille la nutritionniste. Ces écarts restent modestes, mais ils peuvent avoir leur importance pour les consommateurs attentifs à leur apport protéique. »

En revanche, la merguez se distingue par une liste d’ingrédients plus courte, souvent limitée à de la viande, des épices et des aromates. La chipolata, elle, intègre davantage d’additifs pour assurer sa conservation et son goût uniforme. « Certains chipolatas contiennent jusqu’à six additifs différents, contre deux ou trois pour une merguez traditionnelle », indique la spécialiste. Un critère à prendre en compte pour ceux qui cherchent à limiter leur exposition aux substances chimiques.

« Le choix entre une merguez et une chipolata dépend avant tout de vos objectifs nutritionnels. Si vous cherchez à limiter les excès, la chipolata reste la meilleure option, mais dans tous les cas, la modération est de mise. »
— Nutritionniste, interviewée par Top Santé

Comment concilier plaisir et santé autour du barbecue ?

Face à ces constats, la question se pose : faut-il bannir ces saucisses de l’assiette estivale ? Pas nécessairement, selon la nutritionniste. « L’idéal est de privilégier des versions allégées ou bio, et de limiter les quantités », conseille-t-elle. Elle recommande également d’accompagner les grillades de légumes grillés, riches en fibres, pour équilibrer le repas. « Un barbecue équilibré, c’est avant tout une question de variété. Alterner entre viandes maigres, poissons et légumes permet de limiter les excès sans renoncer au plaisir. »

Autre piste : réduire la fréquence de consommation. « Une merguez ou une chipolata de temps en temps ne pose pas de problème, à condition de ne pas en faire un réflexe quotidien », souligne-t-elle. Une recommandation d’autant plus pertinente que les Français consomment en moyenne 12 kg de saucisses par an, selon les dernières données de FranceAgriMer.

Et maintenant ?

Alors que les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la composition de leurs aliments, les industriels commencent à adapter leurs recettes. Plusieurs marques proposent déjà des saucisses allégées en sel ou en matières grasses, et cette tendance devrait s’accentuer dans les mois à venir. Une chose est sûre : l’été 2026 pourrait bien marquer un tournant dans la façon dont les Français conçoivent leurs barbecues.

Reste à voir si cette prise de conscience se traduira par un changement durable des habitudes de consommation. En attendant, la nutritionniste interrogée par Top Santé insiste sur un point : « Le plaisir doit rester au cœur du repas, mais il est possible de le concilier avec une alimentation plus saine. »

Oui, des saucisses à base de volaille ou de légumes, souvent moins grasses et moins salées, sont disponibles en magasin bio ou en grandes surfaces. Certaines marques proposent même des versions 100 % végétales, idéales pour réduire l’impact environnemental.