La biscuiterie Le Goff, implantée depuis 76 ans à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix dans le Finistère, n’a finalement trouvé aucun repreneur. Ses 45 salariés se retrouvent donc sans emploi, comme l’a révélé Ouest France dans son édition du jour.

Ce qu'il faut retenir

  • 45 postes supprimés après l’échec de la recherche d’un repreneur pour la biscuiterie Le Goff, fondée en 1950.
  • L’entreprise était installée à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), à proximité de Morlaix.
  • La fermeture intervient après 76 ans d’activité, marquant la fin d’une histoire industrielle locale.
  • Aucun plan social ou mesure de reclassement n’a encore été annoncé par les dirigeants.

Une entreprise centenaire en quête d’avenir

Fondée en 1950, la biscuiterie Le Goff avait traversé les décennies comme un acteur local de la production de biscuits bretons. Pourtant, malgré son ancrage historique, l’entreprise n’a pas réussi à séduire un repreneur, malgré des mois de recherches. Son dernier dirigeant, non cité dans l’article, n’a pas souhaité réagir publiquement à l’annonce de la fermeture, selon Ouest France.

Les salariés, dont certains travaillaient dans l’usine depuis plusieurs années, se retrouvent aujourd’hui sans solution immédiate. Aucun détail n’a été communiqué sur les raisons de l’échec des négociations, que ce soit en interne ou avec des investisseurs externes. Les syndicats n’ont pas, non plus, fait état de mobilisations ou de revendications particulières à ce stade.

Un secteur en mutation, une économie locale fragilisée

La disparition de la biscuiterie Le Goff s’inscrit dans un contexte plus large de mutations industrielles en Bretagne. Le secteur agroalimentaire breton, bien que puissant, subit des pressions concurrentielles accrues, notamment face aux grands groupes internationaux et à la hausse des coûts de production. Saint-Martin-des-Champs, commune de moins de 5 000 habitants, perd ainsi l’un de ses derniers sites industriels significatifs.

Bref, la fermeture de cette biscuiterie illustre les défis auxquels sont confrontés les petits et moyens acteurs industriels en France. L’absence de reprise pourrait aussi entraîner un impact économique indirect, notamment sur les fournisseurs locaux et les commerces environnants, habitués à travailler avec l’entreprise.

« Les salariés n’ont pas encore été informés officiellement des modalités de leur départ, ni des éventuelles indemnités qui pourraient leur être versées. »
— Ouest France

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur le devenir des 45 salariés. Un plan social ou des mesures de reclassement pourraient être annoncés d’ici la fin du mois de juin 2026, selon les informations glanées par Ouest France. Par ailleurs, la mairie de Saint-Martin-des-Champs devrait se saisir du dossier pour tenter d’accompagner les travailleurs concernés, voire explorer des pistes de reconversion du site industriel.

Côté repreneur, aucune piste crédible ne semble émerger pour l’instant, même si des contacts pourraient encore être menés dans les prochains jours. La mairie a indiqué qu’elle resterait à l’écoute des éventuelles propositions, sans garantie de succès.

Pour l’heure, les salariés de la biscuiterie Le Goff se retrouvent dans l’incertitude la plus totale, entre l’attente d’informations concrètes et l’obligation de rebondir rapidement sur le marché de l’emploi.

Selon Ouest France, les salariés n’ont pas encore reçu d’informations officielles sur les modalités de leur départ. Un plan social ou des mesures de reclassement pourraient être annoncés d’ici la fin juin 2026, tandis que la mairie de Saint-Martin-des-Champs devrait tenter d’accompagner les travailleurs concernés.